Mark Zuckerberg fait partie des 87 millions de personnes touchées par le scandale Cambridge Analytica

Le compte personnel de Mark Zuckerberg est aussi affecté par le scandale Cambridge Analytica.

Mark Zuckerberg – South by Southwest 2008. (CC) Brian Solis, www.briansolis.com / bub.blicio.us, via Wikimedia Commons

Cette semaine, Facebook a commencé à informer les personnes qui sont touchées par le scandale Cambridge Analytica.

Et aujourd’hui, on apprend que Mark Zuckerberg en fait partie. Le PDG de Facebook a révélé cela lors de son audition devant la commission de l’Energie et du Commerce de la Chambre des représentants aux Etats-Unis.

« Vos données sont-elles incluses dans les données vendues aux tiers malveillants? », a demandé l’élue démocrate Anna Eshoo. « Oui », répondit Zuckerberg.

Lorsque le scandale Cambridge Analytica a éclaté, on avait évoqué une cinquantaine de millions de personnes touchées. Mais plus tard, Facebook a revu les chiffres à la hausse, évoquant plus de 87 millions de comptes (alors que Cambridge Analytica évoque 30 millions de comptes).

Ces données ont été collectées par une application baptisée This Is Your Digital Life. Ayant été installée par des centaines de milliers de personnes, l’application ne collectait pas seulement les données de ses utilisateurs, mais également celles des amis de ces utilisateurs (car cela était possible sur la plateforme de Facebook il y a quelques années).

C’est le développeur de cette application qui, par la suite, a transmises les données personnelles de millions de personnes à la société Cambridge Analytica (qui a travaillé pour la campagne de Donald Trump pour la présidentielle).

Ce que l’on ne sait pas, c’est si le compte personnel de Mark Zuckerberg est affecté par le scandale parce qu’il a téléchargé l’application This Is Your Digital Life ou si c’est l’un de ses « amis » sur Facebook qui l’a fait.

En tout cas, ce scandale est en train de secouer Facebook, qui a déjà pris de nombreuses mesures afin de limiter la quantité des données auxquelles les développeurs qui utilisent sa plateforme peuvent accéder.

Et hier, un sénateur a même poussé Mark Zuckerberg à laisser entendre qu’il pourrait un jour y avoir une version payante et sans publicité du réseau social.


2 commentaires

  1. Citation : « Vos données sont-elles incluses dans les données vendues aux tiers malveillants? »
    Le patron de Facebook a répondu « OUI ».

    Bon, c’est une affirmation de sa part. Qui donc pourra vérifier si c’est vrai ?
    La commission chargée de l’auditionner en a-t-elle les moyens légaux ? Est-ce dans ses compétences de mener une telle enquête ?

    Et puis, techniquement, comment vérifier cela ?

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