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Faux avis : cet hôtelier lésé a fait condamner Google

Le gérant de cet établissement français a obtenu une belle victoire judiciaire.

De faux avis en ligne négatifs sont une vraie bombe à retardement pour un professionnel, et Raoul Salama, propriétaire du château de Balleure en Saône-et-Loire, en sait quelque chose. Ce dernier a fait l’objet de faux commentaires désobligeants de la part d’internautes assortis de mauvaises notes.

Si ces derniers n’étaient pas sérieux dans cette démarche, le mal était fait, et cela a fini par plomber la réputation de son établissement, d’après France 3 Bourgogne-Franche-Comté.

Des sanctions contre les faux avis ?

D’autant que cet hôtel jouit par ailleurs de très bonnes notes avec un 10/10 sur Booking.com et 5/5 sur TripAdvisor. Dès lors, le chef d’entreprise souhaiterait plus de sérieux de la part du géant de la Tech, et qu’au moins son IA soit en mesure de repérer ces faux avis.

Dans son combat, Raoul Salama vient d’obtenir une première victoire judiciaire. En effet, “Google a été condamné en référé pour sa lenteur à transmettre les identités des personnes derrière les faux avis”, rapporte notre consœur du média public.

Google France n’a pas souhaité commenter cette affaire en cours. Mais la firme de Mountain View affirme faire le maximum pour lutter contre ce problème. Par exemple, le moteur de recherche a supprimé 115 millions de faux avis mondialement l’année dernière.

Cela ne convainc pas la députée socialiste, Cécile Untermaier, qui a l’intention de proposer deux amendements visant à forcer Google à certifier l’authenticité des avis afin d’éclairer au mieux les consommateurs.

On sait justement que ces derniers sont très sensibles aux risques. En 2020, la société de marketing numérique BazaarVoice a réalisé un sondage à ce sujet auprès de 10 000 personnes aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et en Australie.

Dans le détail, près des trois quarts d’entre jugent que le commerce de détail doit se voir appliquer de nouvelles normes pour mieux lutter contre les faux avis.

Ils suggèrent que les amendes pourraient atteindre 16 % du revenu de la marque en cas de violation du règlement. 42 % des personnes interrogées estiment que la présence d’avis frauduleux postés par les salariés saperait leur confiance. Ce chiffre monte à 34 % en ce qui concerne les fausses évaluations de particuliers.

Si ces situations jouent avec les nerfs des commerçants, certains préfèrent s’en amuser. À l’image de ce cafetier de Saint-Malo qui s’était mis en tête de devenir le restaurant le plus recommandé de la ville sur TripAdvisor, sans jamais avoir servi un plat.

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Par : Opera
3 commentaires
3 commentaires
    1. Il pourra envisager au moins de contacter l’auteur sur la base surtout de l’argument d’un avis négatif : comme toujours il y a l’opinion et les faits; si la justice peut retenir des faits mensongers en guise d’argument de l’avis, elle ne saurait retenir un avis négatif tel quel. Mais les avis, fakes comme authentiques, lorsque leur but est soit de valoriser soit de détruire, s’accompagnent en général d’un commentaire explicite, “preuves” à l’appui, et ce sont ces pseudo-preuves (faits inexacts) qui sauront accuser un faux témoignage et, je l’espère, trainer devant les tribunaux de tels petits malfrats.

  1. Il y a plus simple : lire, accorder un quelconque intérêt ni aux avis ni aux scores, en particulier lorsqu’un score n’est accompagné d’aucun avis, en particulier lorsqu’un avis n’est pas argumenté. Faut rappeler que ces “fake reviews” tirent parti de l’incommensurable crédulité de nombre d’entre nous.
    Et puis enfin, même honnête il y a toujours une part de subjectivité dans tout commentaire, élogieux ou pas.

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