Les Zones à faible émission (ZFE) sont des secteurs urbains où la circulation est restreinte pour les véhicules les plus polluants. Depuis cette année, pas moins de 46 agglomérations françaises de plus de 150 000 habitants étaient censées les mettre en place. Mais les députés viennent justement de voter l’abrogation de ce texte décrié. Voici ce que cela change.
La vignette Crit’Air est toujours obligatoire
Comme le détaille le site Journal du Geek, même si les ZFE ont été supprimées en première lecture à l’Assemblée nationale, certaines zones à faibles émissions pourraient rester localement en vigueur selon la décision des collectivités territoriales. Il en va ainsi du Grand Paris, mais aussi de la Métropole de Lyon.
Quant à la vignette Crit’Air, elle reste pour l’heure obligatoire malgré le vote de l’Assemblée nationale, puisque la loi qui vise à la supprimer n’a pas encore été définitivement adoptée. Cela signifie que les ZFE restent bien en vigueur et ce précieux sésame demeure obligatoire pour circuler dans les zones concernées.
Malheureusement, aucun dispositif officiel n’a été mis en place pour permettre le remboursement des vignettes Crit’Air, et ce, même si ces dernières pourraient bientôt n’avoir aucune utilité pour certains automobilistes. Même si son coût était réduit (3,11 euros), on peut imaginer que les conducteurs concernés pourraient vouloir récupérer leur argent, ne serait-ce que pour la forme, mais il est peu probable que l’État enclenche ce mécanisme.
Si vous rencontrez des sites ou des interlocuteurs qui prétendent vous rembourser l’argent, il s’agira donc à coup sûr d’acteurs peu scrupuleux et vous ne devez en aucun cas donner suite à ces échanges.
La fin des ZFE validée
Pour rappel, l’Assemblée nationale a récemment voté la suppression des ZFE, un dispositif antipollution pourtant présenté en 2018 comme “irréversible” par le gouvernement. L’Exécutif se retrouve désavoué sur une mesure phare du premier quinquennat Macron, malgré l’urgence sanitaire rappelée par les 40 000 décès prématurés annuels liés à la pollution.
Ce vote, au-delà des clivages politiques, révèle une crise sociale : les ZFE sont accusées d’exclure les ménages modestes, incapables de changer de véhicule. La mesure, censée lutter contre la pollution urbaine, cristallise désormais la difficulté à concilier écologie et justice sociale. Le texte doit encore être validé par le Sénat, et le débat n’est donc pas encore clos. Pour aller plus loin, n’hésitez pas à relire notre précédent article à ce sujet ici. Que pensez-vous de la suppression de ce dispositif ? N’hésitez pas à partager votre point de vue dans les commentaires.
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