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J’ai testé le SecretLab Magnus Evo, le bureau assis-debout ultra geek

Bras d’écran, porte-casque, hauteur réglable, LED lumineuses et passe-câbles… le SecretLab Magnus Evo est un bureau assis-debout pensé avant tout pour les fans de high-tech, mais pas seulement. Voici notre test.

Avoir un bureau vraiment geek, est-ce que ça change la vie ? C’est la question que je me suis posée en voyant SecretLab lancer le Magnus Evo, un bureau assis-debout bourré d’accessoires pensés pour vous simplifier la vie. De la gestion des câbles à l’organisation de votre matériel, tout y est, à condition d’y mettre le prix. Comptez 699 euros seul (150,4 cm), 799 euros au format XL (177,4 cm) et 1209 euros avec le pack d’accessoires “Performances” contenant un double bras articulé pour écrans, un kit de gestion des câbles, un support PC, un porte-casque et une rallonge Ethernet magnétique. Un prix qui se veut au niveau de ses prestations.

Sur ce point, SecretLab n’en est pas à son coup d’essai puisque le Magnus Evo vient proposer une alternative à moindre coût du Magnus Pro, un bureau encore plus évolué. La marque est par ailleurs spécialiste de l’ergonomie avec ses chaises gaming réputées.

Pourquoi un bureau assis-debout ?

Avant de s’intéresser à ce modèle en particulier, revenons sur l’intérêt d’un bureau assis-debout. Pour parfaitement le comprendre, je vous invite à lire le test du Flexispot E7 Pro de Romain qui a eu l’occasion d’en discuter avec un kinésithérapeute. Pour faire simple, un bureau à hauteur réglable permet d’alterner entre position assise et debout. Le premier avantage de cela est de pouvoir régler au centimètre près la hauteur de son bureau, et donc d’adopter une position plus ergonomique, même assis, et ce quelle que soit la taille de votre chaise. Le fait de bouger régulièrement active par ailleurs la circulation sanguine, et par conséquent l’afflux d’oxygène dans les muscles, ce qui donne un regain d’énergie que vous n’auriez pas en restant assis.

Test Secretlab Magnnus Evo Installe
© Manuel Castejon / Presse-citron

On ne le rappellera jamais assez, un bureau seul ne suffit pas. Il faut bien évidemment le coupler à une activité sportive régulière, une bonne alimentation et un sommeil de qualité afin de rester en forme. Toutefois, si vous avez des douleurs au cou ou au dos, ou bien des difficultés à rester concentré, un bureau assis-debout peut améliorer votre qualité de vie.

L’installation du Magnus Evo

Attaquons le dur du sujet avec l’installation du Magnus Evo. En ouvrant le lourd carton de ce bureau, on prend immédiatement conscience du soin de SecretLab. Toutes les pièces sont parfaitement protégées (avec un peu trop d’emballages plastiques tout de même) et toutes étiquetées afin d’empêcher toute confusion lors du montage. Le guide rapide d’installation est en anglais, mais on peut également trouver de la documentation en français pour les plus réticents. Dans tous les cas, les schémas sont très clairs et il semble difficile de se tromper.

Secretlab Magnus Evo Montage

Le bureau lui-même est d’une simplicité déconcertante à assembler. On connecte les deux extensions de part et d’autre du plateau, on fixe les colonnes de levage, le support de câbles, les pieds, puis on retourne le bureau (il vaut mieux être à deux pour cette étape, mais je n’ai eu aucun problème seul) et on le branche. SecretLab annonce 30 minutes, il m’en a fallu 45 avec les outils fournis, sans me presser, en répondant à mes messages en parallèle et avec le carton dans la pièce d’à côté pour avoir la place de tourner autour du bureau.

Arrive l’installation des accessoires. Là encore, ce n’est pas très difficile, mais le réglage peut prendre un peu plus de temps, en particulier pour le double bras afin de trouver le positionnement qui vous convient. Pour ma part, il a fallu que je le décale deux fois après avoir monté mes moniteurs, ce qui n’était pas de tout repos en raison du poids total et de ma fainéantise qui m’a incité à ne pas les retirer du bras à chaque réglage. Ici aussi, SecretLab a toutefois pensé à tout avec des passe-câbles magnétiques qui permettent d’accompagner la connectique à l’intérieur même des branches métalliques.

Puis est arrivé l’installation du support PC servant à accrocher votre tour sous le plateau. Cet accessoire présente un intérêt certain puisqu’il permet d’accompagner la montée du bureau sans se soucier de la longueur des câbles reliant votre ordinateur aux écrans. C’est malheureusement là que les problèmes ont commencé pour moi.

Accrocher cette pince adaptable est théoriquement très simple : enlever quatre vis, puis les remettre après avoir inséré l’accessoire. Toujours est-il que l’une des vis s’est montrée récalcitrante dans mon cas, car trop serrée d’usine. En forçant un peu pour la sortir, la clé Allen fournie a endommagé la tête de vis au point de la limer et de la transformer en cercle, rendant impossible de la retirer de façon traditionnelle. Je me suis donc tourné vers une solution alternative : créer une nouvelle entaille dans la tête à grand renfort d’une scie à métaux afin d’y loger un tournevis plat. Une technique qui aurait pu fonctionner avec une vis un peu plus solide, mais mon outil a de nouveau réduit un peu plus la tête en poussière à chaque tentative au lieu de la déloger.

Test Secretlab Magnnus Evo Vis
© Manuel Castejon / Presse-citron

Notez qu’il existe encore d’autres accessoires, comme une bande lumineuse à fixer à l’arrière du bureau pour éclairer le mur contre lequel il est calé. Si vous êtes sensibles des yeux, cela peut améliorer votre expérience.

Résultat des courses : il m’a fallu environ trois heures pour installer le tout et ma tour est finalement accrochée à la colonne de gauche au lieu de celle de droite. Avec la configuration de ma pièce, et notamment des contraintes liées à ma chaise à roulettes et mon tapis, j’ai donc le PC au niveau des genoux. Ce n’est pas réellement gênant, mais pour cela, j’ai dû le caler au maximum de sa profondeur, ce qui lui donne un aspect bancal. C’est purement esthétique, mais un peu frustrant pour un bureau à ce tarif.

Design et qualité de fabrication

Contrairement au Magnus Pro qui propose un modèle blanc ainsi que divers revêtements (similicuir, microsuède…), le Magnus Evo reste actuellement limité à un seul duo couleur/texture. Il est donc obligatoirement noir avec une finition stratifiée. Cette dernière est très agréable au toucher et procure une excellente glisse à une souris si vous êtes du genre à l’utiliser sans tapis.

Test Secretlab Magnnus Evo Nu
© Manuel Castejon / Presse-citron

Bien qu’il ne marque pas les traces de doigts, ce revêtement sombre fait rapidement ressortir les saletés. Pour ma part, je commence régulièrement ma journée par un coup de chiffon pour retirer la poussière et les poils de chat. En contrepartie, il résiste aux liquides, et donc aux aléas du quotidien. Sur le long terme, il faudra en outre prêter attention aux rayures. Si je n’ai perçu aucune imperfection après trois semaines d’utilisation, un petit coup volontaire avec une lime en métal m’a confirmé qu’il pouvait s’abîmer assez facilement. Pour autant, les griffes acérées de ma petite minette n’ont pas attaqué la surface.

Quoi qu’il en soit, en dehors de la fameuse vis citée plus tôt, la qualité de fabrication globale est exemplaire. Rien ne dépasse, rien ne grince et surtout la stabilité du bureau est parfaite. Avec ses longs pieds et son poids impressionnant (croyez-moi, je l’ai monté sur plusieurs étages sans ascenseur), il ne bouge pas d’un poil, même avec un demi-pied posé sur un tapis moyennement épais.

Test Secretlab Magnnus Evo Pied
© Manuel Castejon / Presse-citron

Malgré son poids et sa couleur sombre, le Magnus Evo n’est pas particulièrement imposant. Avec sa profondeur de 64 cm, il reste confortable à utiliser, avec une large surface, mais sans empiéter à outrance sur votre espace de vie. Ma pièce étant en longueur, j’apprécie d’avoir de la place derrière moi pour y mettre d’autres meubles et rangements.

Panneau de contrôle et changement de position

Sur la tranche avant se trouve le panneau de contrôle. Pas sur une excroissance, mais bel et bien DANS la tranche pour plus de discrétion. Il est composé d’un petit écran à cristaux liquides, des deux boutons permettant de lever ou baisser le bureau, de trois touches mémoires numérotées afin d’enregistrer des positions et de la touche “S” pour sauvegarder une position. Tout au bout, un commutateur permet de verrouiller le bureau et d’éteindre le rétroéclairage des boutons ainsi que l’écran ; une excellente nouvelle pour celles et ceux qui dormiront à côté et ne supportent pas les sources lumineuses. Ce switch mériterait tout de même de ressortir un peu plus afin de simplifier son activation.

Test Secretlab Magnnus Evo Panneau Controle
© Manuel Castejon / Presse-citron

Le panneau de contrôle gère le réglage de la hauteur du bureau entre 72 et 117 cm (et inversement bien sûr) à une vitesse de 2,8 cm par seconde (16 secondes pour passer d’un extrême à l’autre). Ce n’est pas le plus rapide du marché, mais la différence sur une aussi courte durée reste toute relative (2 à 5 secondes selon le concurrent choisi pour la comparaison). Personnellement, je l’active essentiellement quand ma montre connectée me notifie que je n’ai pas atteint mon objectif de pas de la période. Je passe alors le bureau en mode “debout” et profite de ce changement pour aller aux toilettes ou me chercher un café ou un verre d’eau. Ma montre est ravie, mon corps aussi et je ne subis pas le temps d’attente.

Le tout se fait dans une relative discrétion. Si le bruit ambiant sous mon bureau oscille de 48 à 50 dB habituellement, il ne monte qu’à 52 dB au maximum lors d’un mouvement. Vous n’embêterez pas vos voisins avec ça.

Trois semaines avec le Magnus Evo

Après trois semaines avec le Magnus Evo, je dois bien l’avouer, je suis conquis. Il n’est pas parfait et les quelques petits défauts çà et là sont toujours dommageables sur un produit qui se veut haut de gamme. Mais même malgré cela, mon côté geek l’emporte.

Je n’ai pas encore abordé l’élément le plus malin de ce bureau : la colonne d’alimentation intégrée au pied gauche. Cela permet de brancher le bureau au secteur et de loger dans le tiroir sous le plateau une multiprise qui sera directement alimentée grâce à une prise dans le pied. Ce simple détail permet de réduire grandement le passage des câbles pour alimenter tous vos appareils, PC et écrans compris. Sans être le plus strict du monde sur le cable management, j’apprécie vraiment le rendu épuré que cela donne.

Plus encore que le bureau, la panoplie d’accessoires est un point positif non négligeable dans l’écosystème SecretLab. Le kit de gestion des câbles est un indispensable et le rouge brillant des aimants maintenant à portée de main vos connecteurs apporte une touche d’originalité. Enfin, le porte-casque aimanté, particulièrement robuste et que l’on peut accrocher à divers endroits, est un excellent ajout à un setup gaming ou de télétravail.

Test Secretlab Magnnus Evo Aimant Cable
© Manuel Castejon / Presse-citron

Tous ces détails font des bureaux SecretLab Magnus (l’Evo comme le Pro) des produits uniques et bien pensés. Ils restent toutefois adressés aux personnes les plus fortunées et resteront inaccessibles à celles ne souhaitant pas dépenser une somme à quatre chiffres dans un bureau. Dans ce cas, il existe des alternatives à moindre prix, mais il faudra alors se débrouiller autrement pour profiter des avantages fournis ici par le kit complet.

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SecretLab Magnus Evo

699 €
8.5

Rapport qualité/prix

8.5/10

On aime

  • La panoplie d'accessoires complète
  • Excellente stabilité
  • Installation simple et bien documentée
  • Motorisation peu bruyante
  • L'alimentation dans le pied gauche

On aime moins

  • Prix élevé pour le pack complet
  • Certaines vis trop serrées d'usine
  • Le bouton de verrouillage un peu dur
  • Surface qui attire la poussière