Volodymyr Zelensky s’est rendu à Paris pour la neuvième fois depuis le début de l’invasion russe. Et cette fois, la visite aura été particulièrement fructueuse. À la base aérienne de Villacoublay, le président ukrainien et Emmanuel Macron ont signé une lettre d’intention qui engage la France à fournir jusqu’à 100 Rafale F4 à Kiev d’ici à 2035.
Un accord présenté comme « historique » par les deux dirigeants, et pensé comme le pilier d’un soutien européen désormais crucial, alors que Washington réduit fortement son aide militaire. Outre les avions de combat, le deal couvre un large éventail de capacités : systèmes de défense aérienne, missiles air-air, bombes guidées, radars de nouvelle génération, ainsi qu’un « nouveau » système SAMP/T comparable au Patriot américain, attendu en 2026.
La coopération ira même plus loin, avec la production conjointe de drones intercepteurs et le développement commun de technologies destinées aux drones ukrainiens. Le tout est prévu pour s’étaler sur dix ans, avec certaines livraisons « dans le très court terme », selon l’Élysée.

Le fleuron de l’aviation tricolore
Le Rafale, fabriqué par Dassault, est considéré comme le fleuron de l’aviation française, capable d’assurer des missions d’interception, de bombardement et de supériorité aérienne dans la même sortie. En octobre, 300 exemplaires étaient déjà en service dans le monde. Le fabricant prévoit d’ailleurs d’accélérer la cadence pour tenir les commandes internationales.
Pour Kiev, ces futurs appareils compléteront un arsenal aérien composé de Mirage français, de quelques F-16 américains et de ses avions de conception soviétique, vieillissants et vulnérables. Récemment, le pays signait aussi un accord pour obtenir 100 à 150 chasseurs Gripen suédois sur une décennie.
Our meeting today with @EmmanuelMacron strengthens our defense with effective, practical, and powerful elements. Agreements have been prepared – and the relevant documents are being signed today – to significantly boost our defense capabilities.
Ukraine will be able to receive… pic.twitter.com/oaaqqpr9T2
— Volodymyr Zelenskyy / Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) November 17, 2025
L’arrivée progressive du Rafale sera hautement stratégique, alors que la Russie multiplie les frappes de drones et de missiles, ciblant infrastructures électriques, réseau ferroviaire et zones urbaines, avec des dizaines de victimes civiles ces dernières semaines. Désormais, Moscou contrôle environ 20 % du territoire ukrainien. Et malgré des pertes colossales, ses troupes avancent lentement mais sûrement le long d’une ligne de front toujours plus épuisée.
Grand jour.
Великий день. pic.twitter.com/YwfGV4d7Ii— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) November 17, 2025
Demeure, toutefois, une question sensible : qui va payer ? En effet, Paris envisage d’utiliser une partie de son propre budget consacré à l’aide à l’Ukraine, mais compte aussi sur des financements européens et sur le mécanisme autour des avoirs russes gelés, un sujet explosif au sein de l’Union européenne, et encore juridiquement incertain.
- La France s’engage à livrer jusqu’à 100 Rafale F4 à l’Ukraine d’ici à 2035, dans un accord qualifié d’« historique ».
- Le paquet inclut aussi des systèmes SAMP/T, des radars, des missiles et une production conjointe de drones.
- Ce soutien arrive alors que Moscou contrôle 20 % du territoire ukrainien et progresse malgré de lourdes pertes.
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