Dassault Aviation vient fièrement d’annoncer que le 300ᵉ Rafale était sorti de ses usines, une réussite éclatante pour un avion que l’on considérait comme « invendable » dans les années 2000. Né à la fin de la Guerre froide, le Rafale a mis près de deux décennies à s’imposer sur la scène internationale et n’a eu de cesse d’évoluer, comme en témoigne la version F4.3, dont la qualification opérationnelle n’est pas attendue avant 2027.
Aujourd’hui, le Rafale mobilise près de 400 entreprises françaises, de grands groupes comme Safran, Thales ou MBDA et des réseaux denses de sous-traitants et de PME spécialisées. À elles seules, ces sociétés font vivre plusieurs dizaines de milliers d’emplois qualifiés et assurent la continuité d’un savoir-faire aéronautique unique en Europe. Avec ce seuil des 300 exemplaires produits, Dassault vient de prouver au monde entier que son chasseur ne doit rien à personne, si ce n’est à ceux qui ont cru qu’un avion français pouvait tenir tête aux meilleurs avions américains, comme le F-15 et le F-35.
La revanche de Dassault
Le Rafale n’a pas convaincu à sa sortie et a connu des débuts très difficiles. Développé hors de tout consortium européen, vendu sans financement américain et affichant un coût d’entretien supérieur à ses concurrents directs, il peinait à séduire au-delà des frontières françaises.
Il a traversé tout le début des années 2000 sans décrocher le moindre contrat à l’export, et pour beaucoup, il était l’illustration parfaite de l’entêtement français : concevoir un avion national coûte que coûte et avancer seule. Heureusement, en 2015, l’Égypte est devenue le premier client à l’exportation du Rafale, signant ainsi la fin de sa traversée du désert.
Depuis, Dassault a enchaîné les contrats : Inde, Grèce, Croatie, Émirats arabes unis… autant de succès qui ont fait du Rafale un standard international.
Nous voilà arrivés dix ans plus tard, et le constat est plus que positif pour Dassault, qui vient d’enregistrer 533 commandes fermes provenant de la France et de huit autres pays. L’Inde (désormais son premier client à l’export pour le Rafale Marine), le Qatar, l’Égypte, l’Indonésie, les Émirats arabes unis, la Serbie, la Grèce, et la Croatie : un palmarès qui consacre à jamais le Rafale comme l’un des rares succès industriels français de portée mondiale.
Avec 233 appareils à livrer, le carnet de commandes de Dassault est plein à craquer jusqu’à la fin de la décennie. Pour honorer ces contrats, la cadence de production sera très soutenue, amenée jusqu’à quatre avions par mois, du jamais vu pour un chasseur européen de cette génération. Preuve que dans l’aviation de guerre, la France joue encore dans la cour des grands et n’a plus à pâlir face à ses alliés de l’OTAN.
- Le Rafale vient de franchir le cap symbolique des 300 exemplaires produits, consacrant la montée en puissance de l’industrie aéronautique française.
- Après des débuts difficiles, l’avion de chasse de Dassault s’est imposé à l’export avec plus de 500 commandes fermes dans neuf pays.
- Avec 233 appareils encore à livrer et une cadence de quatre avions par mois, le Rafale s’impose désormais comme l’un des piliers du marché mondial de la défense.
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