Une chose est pratiquement certaine à ce stade : SFR ne sera pas dans le giron de Altice pour l’éternité. En fait, il est même souhaitable pour le groupe qu’une cession ait lieu rapidement. Altice accumule en effet une dette impressionnante à plus de 60 milliards d’euros – avec des échéances de plusieurs milliards d’euros que le groupe de Patrick Drahi va rapidement devoir rembourser.
Le tout sur fond de baisse d’activité économique et de scandales au Portugal qui entachent la réputation de la garde rapprochée de l’entrepreneur, jusqu’à Armando Pereira, son bras droit. Très concrètement, des cadre sont accusés d’avoir détourné de l’argent alors que le groupe était dans une dynamique d’expansion rapide.
Free et Bouygues ont été approchés cet été autour d’une possible vente de SFR
Dans ce contexte, Altice doit donc donner des gages à même de restaurer la confiance. SFR acheté plus de 13 milliards d’euros à la suite d’un véritable feuilleton, fait partie des actifs dont une vente pourrait faciliter une sortie de crise.
Le problème c’est que SFR est aussi criblé de dettes et perd des clients, ce qui rend toute acquisition ou fusion potentiellement plus coûteuse. Et que, visiblement, les opérateurs concurrents en France ne sont pas tous dans la période la plus propice pour entamer une consolidation du secteur, pourtant souhaitée depuis des années par plusieurs dirigeants.
Orange, notamment, est pris dans plusieurs projets d’envergure, notamment le déploiement de la fibre en France et une fusion avec MásMóvil en Espagne qui est en souffrance d’un feu vert de Bruxelles. Mais quid des autres, notamment Iliad (Free) et Bouygues Telecom ? Selon La Tribune, des consultations ont bien eu lieu dans le courant de l’été, avec des offres dont le montant n’a pas été révélé.
Mais cela n’aurait à ce stade pas donné grand chose. Aucun des deux groupes n’a émis de commentaires. Mais d’un côté, Free (Iliad) n’a probablement pas envie de s’encombrer d’un opérateur en difficulté, alors même qu’il mise de plus en plus sur son infrastructure propre – et que d’autres actifs d’Altice l’intéressent. Bouygues, de son côté, n’a vraisemblablement pas non plus les reins assez solides pour assumer un tel projet de fusion.
Orange, de son côté, est déjà, on vous le disait, sous surveillance de Bruxelles après le début de son rapprochement avec MásMóvil en Espagne. Il y a fort à parier que les autorités de concurrence en France comme au niveau européen refuseraient un tel mariage qui donnerait à Orange une part de marché en France supérieure à 50%.
De là, plusieurs scénarios peuvent se dégager. D’un côté, il est possible que Orange finisse par investir aux côtés d’autres opérateurs conservant la marque et l’entreprise SFR comme une entité indépendante et séparée – avec ou non la participation d’un nouvel acteur, en France ou basé à l’étranger.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Lol si free achète SFR il faudrait deja repare les lignes qui ne fonctionnent plus car beaucoup abonnés de Free non plus internet qui sont depandent de SFR alors que free ne fait ou ne peut pas reparer.dans l’Essonne 91130 a Ris orangis on.est ent attente de SFR pour réparer les armoires
Et SFR soustraite la maintenance de son réseau avec des prestataires payés au lance pierre ! Pas sûr qu’ils viennent réparer pour un bol de riz ;-)))