Ce 25 février, la NASA a rapatrié sa fusée vers le Vehicle Assembly Building (VAB), son gigantesque bâtiment d’assemblage situé au Kennedy Space Center, en Floride, après près d’un mois passé sur le pas de tir 39B.
Ce retour à la case départ intervient pourtant après une seconde répétition générale globalement réussie. Ce test, qui consiste à remplir le lanceur de carburant et à le soumettre à un faux compte à rebours afin de valider les procédures, est crucial. Mais dès le lendemain, un problème de circulation d’hélium a été détecté sur l’étage supérieur.
Problème, ce gaz joue un rôle clé dans le dispositif puisqu’il sert à pressuriser certains systèmes et à purger les conduites. Et les réservoirs concernés, eux, ne sont accessibles que depuis l’intérieur du bâtiment d’assemblage. La NASA n’a eu d’autre choix que de ramener l’ensemble de la fusée pour diagnostiquer l’anomalie.
Our @NASAArtemis Moon rocket is in the Vehicle Assembly Building after a multi-hour trek from the launch pad. Next, technicians will troubleshoot the helium flow issue to the rocket’s upper stage and conduct other work. More: https://t.co/8q43oZRHBM pic.twitter.com/GqeQ2PySmY
— NASA (@NASA) February 26, 2026
Une opération logistique hors norme
L’opération a nécessité des capacités logistiques hors normes. Installée sur le gigantesque crawler-transporter, la fusée de 98 mètres de haut a parcouru environ 6,4 kilomètres à une vitesse d’à peine 1,6 kilomètres par heure. Le voyage a duré près de 10 heures et demie, illustrant la complexité pour déplacer une fusée aussi massive, conçue pour envoyer des astronautes jusqu’à la Lune.
Les techniciens vont maintenant « analyser le problème de circulation d’hélium vers l’étage supérieur, remplacer les batteries de l’étage supérieur, de l’étage central et des propulseurs à poudre, ainsi que procéder à la maintenance du système de terminaison de vol », a indiqué la NASA. Ces procédés sont indispensables avant toute tentative de retour sur le pas de tir.
En conséquence, le lancement d’Artemis II, prévu début mars, est irréalisable. L’agence spatiale vise une nouvelle fenêtre de tir qui s’ouvrira à partir du 1er avril, avec d’autres opportunités entre le 3 et le 6 avril. Mais ce calendrier reste conditionné à la résolution rapide du problème technique, puis à la réussite de nouveaux tests. De quoi laisser planer la possibilité d’un report supplémentaire.
Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen vont encore devoir faire preuve de patience. Pour rappel, leur mission, d’une durée d’environ dix jours, doit valider les systèmes de la capsule Orion avec un équipage, tester les commandes manuelles et préparer les futures missions du programme Artemis.
- La NASA a ramené la fusée SLS dans son bâtiment d’assemblage après un problème d’hélium détecté sur l’étage supérieur.
- Cette opération lourde, qui a duré plus de dix heures, vise à réparer le lanceur et à effectuer plusieurs maintenances indispensables.
- Résultat : le lancement d’Artemis II est désormais repoussé à avril au plus tôt, avec un risque réel de nouveau retard.
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