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Artemis II : c’est quoi la répétition générale, dernière étape cruciale avant le lancement ?

Avant d’embarquer ses premiers astronautes vers la Lune depuis plus d’un demi-siècle, la NASA doit encore franchir un test décisif. Dans quelques jours, la fusée ultra lourde SLS vivra une répétition générale grandeur nature. Une étape qui peut chambouler le calendrier du programme Artemis.

Le compte à rebours est désormais bien engagé pour la mission Artemis II. Le lanceur SLS et la capsule Orion ont rejoint le pas de tir 39B du Kennedy Space Center ce 17 janvier, marquant une étape symbolique avant le premier vol habité du programme lunaire américain depuis plus de cinquante ans.

Pour rappel, l’équipage comptera quatre membres : les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ainsi que le Canadien Jeremy Hansen. Ensemble, ils partiront pour une mission d’environ dix jours, avec une grande révolution autour de la Lune comme point culminant du voyage.

Leur objectif sera de tester les commandes manuelles du vaisseau, afin de préparer de futurs rendez-vous orbitaux et des manœuvres de ravitaillement en vol lors des missions suivantes. La fenêtre de lancement doit s’ouvrir dès le 6 février.

Artemis 2 Equipage 2026 Nasa
L’équipage Artemis 2 avec de gauche à droite : les Américains Christina Koch, Victor Glover, Reid Wiseman, et le Canadien Jeremy Hansen © NASA

Une répétition générale avant le grand saut

Mais avant le décollage, la NASA doit encore franchir une étape décisive : la « wet dress rehearsal », ou grande répétition générale. Il s’agit d’une simulation complète du compte à rebours, avec chargement réel des ergols cryogéniques dans la fusée, mais sans allumer les moteurs. Concrètement, les équipes vont remplir le SLS de plus de 700 000 gallons de propergols, dérouler le décompte jusqu’aux toutes dernières secondes, puis vider les réservoirs en conditions réelles.

Cet essai sert à valider toute la chaîne de lancement : procédures de remplissage, systèmes de ventilation, communications, coordination des équipes et gestion des arrêts de compte à rebours. C’est souvent lors de cette phase que surgissent des problèmes invisibles en simulation. L’expérience d’Artemis I l’a montré. En 2022, la répétition générale n’a abouti qu’au bout de quatre tentatives. Fuites d’hélium, soucis de régulation et problèmes de connexions… Le calendrier avait été bousculé de plusieurs mois.

Pour Artemis II, cette répétition générale est prévue quelques jours seulement avant la date de tir. Son issue déterminera directement si la mission peut décoller à temps, ou si un retour au bâtiment d’assemblage sera nécessaire.

Artemis 2 Transport Sls
© NASA

Les préparatifs se poursuivent

En attendant, les équipes poursuivent les préparatifs sur le pas de tir. Les techniciens ont raccordé les lignes de purge destinées à maintenir les cavités de la fusée dans les bonnes conditions. Des tests de balancement du bras d’accès à l’équipage ont également été réalisés, ainsi que des exercices sur le système d’évacuation d’urgence.

Orion et plusieurs éléments du lanceur sont désormais sous tension, du premier étage aux boosters à poudre. Et ce week-end, les équipes doivent aussi intervenir sur les boosters avec de l’hydrazine, et charger dans Orion les derniers équipements : tablettes pour l’équipage, kits médicaux et charges scientifiques.

La fusée est presque prête. Il ne reste plus qu’à vérifier, une dernière fois, que tout fonctionne comme prévu. Suspense…

  • Artemis II approche, mais la NASA doit d’abord réussir une répétition générale cruciale avant d’autoriser le lancement.
  • Ce test consiste à remplir la fusée de carburant et à simuler tout le compte à rebours sans allumer les moteurs.
  • Son résultat décidera directement si les astronautes pourront décoller dès février.

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