Passer au contenu

Gaz naturel : pourquoi votre facture va exploser en avril ?

Le prix du gaz vient d’évoluer à partir du 1er avril, mais pas dans le bon sens pour notre porte feuille.

41% des français utilisent le gaz naturel comme énergie pour le chauffage de leur logement. C’est la première solution dans l’hexagone, devant l’électrique (37%) et, bien plus loin, le pétrole et ses dérivés (fioul) représentant 13% des français.

Alors si comme près d’un français sur deux, vous utilisez du gaz naturel dans votre logement, vous n’allez pas aimer ce qui va suivre. Le prix du gaz vient en effet d’augmenter au premier avril, et ce n’est même pas une blague.

Dans l’ensemble le prix du kilowattheure pour le mois d’avril devrait être 2,2% plus élevé qu’en mars. Pour une maison de 90m2 classique, chauffée entièrement au gaz, nos confrères de Franceinfo estiment une facture annuelle autour des 1519 euros.

Il y a un an jour pour jour, l’addition n’était que de 1136 euros. En remontant encore plus loin dans le temps, on réalise encore mieux cette flambée des prix du gaz. En janvier 2021, à la sortie de la crise Covid, la facture était de 761 euros par an. Une augmentation de près de 100% en à peine plus de quatre ans.

La guerre en Ukraine, seule responsable ?

nord-stream-russie
© Shutterstock / Ksanawo

Une telle hausse des prix ne s’explique pas, seulement, par une évolution naturelle du marché. Le gaz étant une énergie fossile, il est de plus en plus difficile d’en trouver. Malgré tout, cela reste un produit abordable, du moins il l’était jusqu’au début de l’année 2022.

À cette époque la Russie décide d’envahir l’Ukraine. En réaction, la France se coupe du gaz russe, voulant faire mal à l’économie moscovite. À la place l’Élysée entreprend des démarches pour trouver du gaz dans d’autres pays, comme la Norvège ou les États-Unis.

Ces pays ne proposent cependant pas du gaz au même prix, et la France est bien obligée de payer la différence. Pendant plusieurs mois un “bouclier énergétique” avait été mis en place par le gouvernement, pour ralentir et “diluer” la hausse des prix dans le temps.

D’autres facteurs à prendre en compte ?

En plus de la situation en Ukraine et de la fin de l’exploitation du gaz russe, la fin de la tarification réglementée de vente de gaz depuis le mois de juin 2023 n’aide pas vraiment. Alors que Paris voulait ouvrir le gaz naturel à une “concurrence économique”, lançant une guerre des prix, la fin de la régulation a pour le moment eu l’effet inverse.

Dernier point à prendre en compte, et sans doute le plus important : notre demande en gaz. En effet, les derniers mois ont été particulièrement froids en Europe, poussant les foyers à plus consommer. Comme dans tout marché, une hausse subite de la consommation a un impact direct sur le prix de vente. C’est le principe de l’offre et de la demande.

La météo peu clémente de ces derniers mois aurait donc poussé le prix du gaz vers le haut. Le retour des beaux jours pourraient stabiliser ce dernier, laissant le temps à la France de refaire ses stocks. Pour l’heure ils sont en mauvais état, avec 33% de nos réserves toujours intactes.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech