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- L’embargo sur les produits pétroliers raffinés russes fait craindre une hausse des prix
- Certains experts se veulent rassurants
- La barre symbolique des 2 euros sera franchie
Depuis ce dimanche, l’Union européenne a pris une décision majeure dans le cadre de la guerre en Ukraine. Les 27 ont en effet commencé à appliquer un embargo sur les produits pétroliers raffinés russes. Cela concerne notamment le fioul, l’essence, le diesel, ou encore le Kérosène. Cette sanction pourrait, selon certains observateurs, entraîner une hausse des prix à la pompe.
En effet, selon le cabinet S & P Global, malgré les mesures déjà mises en place depuis un an, la Russie représentait encore un quart des importations de Diesel dans l’UE début 2023. Il faut donc se tourner au plus vite vers de nouvelles sources d’approvisionnement, et ce n’est pas forcément simple.
L’Inde revend le carburant plus cher
Dans une interview accordée à RTL, Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des magasins E. Leclerc, est d’ailleurs revenu sur cette situation : « Il faut désormais acheter à des traders qui vont peut-être nous refiler du gazole indien. Il faut encore vérifier que ce ne soit pas du gazole russe par l’intermédiaire de l’Inde. » On sait en effet que l’Inde achète du pétrole brut à la Russie, le transforme, et le revend plus cher aux pays européens.
D’autres experts se montrent un peu plus optimistes sur le sujet, à l’image de Philippe Chalmin, économiste l’université Paris-Dauphine qui explique que les surcouts liés à cet embargo ont déjà été anticipés dans les prix. Cité par nos confrères de Capital, il explique toutefois :
L’Europe n’échappera pas à une montée relative des prix du diesel à l’horizon de quelques semaines, parmi l’ensemble des carburants. À l’intérieur de la fourchette prix des carburants, le différentiel entre le prix de l’essence SP 95 et celui du diesel “devrait augmenter d’ici mars, mais c’est encore difficile à quantifier.
La barre symbolique des 2 euros
Alors à quoi faut-il vraiment s’attendre pour les mois à venir ? Personne ne peut répondre précisément à cette question. En début de mois, Michel-Édouard Leclerc pronostiquait toutefois : « Il y a à peu près un délai de deux ou trois mois ». À moins qu’un nouveau facteur ne vienne rebattre les cartes. La situation géopolitique mondiale est d’ailleurs très chaotique, et le climat social français assez enflammé.
Dans ce contexte, il est donc encore difficile d’y voir clair mais le passage de la barre symbolique des 2 euros le litre pour l’ensemble des carburants pourrait avoir un effet dévastateur sur le moral des consommateurs.
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Une hausse des coûts du diesel ? non sans rire. Nous avons eu notre ministre de l’économie nous déclamer que nous allions mettre l’économie de la Russie à genoux. Objectivement qui est le plus à genoux des deux ? Une inflation en France que l’on nous dit maîtrisé, une augmentation des énergies, bientôt se sera le tour de l’eau, dérèglement climatique oblige (que l’on nous dit). tous les jours nous nous apercevons que nous avons mis au banc de la société notre fournisseur de gaz sur lequel le prix de l’électricité est indexé (encore une idée de génie). Soyons rassuré notre pays est premier mondial, selon l’OCDE, dans le taux d’imposition. En clair le prix à la pompe pourrait baisser de 50% mais avec un déficit de 164 milliards en partie, à cause des mesures prises contre la Russie, nos élites qui ont déjà vendu les bijoux de familles va encore nous écraser de taxes. Taxes qui peuvent prendre différentes formes: taxes directes, indirectes, douanières, bancaires, l’une d’elles étant le recul des retraites qui poussent les actifs à cotiser plus longtemps donc à payer des taxes sur le travail, Les discours des politiques des années 80 était la promesse d’avantages de toutes sortes aux électeurs. Depuis les années 2000 le discours est promesse de flagellation mais pour notre bien. La question est : pour quels résultats ? à méditer.