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On a joué à Gears of War E-Day et il signe le retour triomphal de la saga culte

Gears of War E-Day est le nouveau volet de la licence phare du catalogue Xbox. On y a joué et on a adoré.

Gears of War est l’une des licences les plus importantes de Microsoft et elle a fait les beaux jours de l’ère Xbox 360. Mais depuis la fin de la trilogie originale en 2011, la franchise semble un peu perdue, peinant à retrouver un second souffle avec des épisodes loin d’être mauvais, mais oubliables. En 2026, elle y parvient enfin avec Gears of War E-Day. Le secret de la réussite ? Se réapproprier l’ambiance des premiers volets tout en modernisant drastiquement le gameplay. La Xbox tient-elle sa grosse exclu de l’année ? On a pu faire la campagne, voici notre avis.

Un retour aux sources salutaire

Alors que Gears 4 et 5 prenaient place bien après la trilogie originale, le studio The Coalition prend cette chronologie à contrepied pour E-Day. Il s’agit en effet d’une préquelle qui se déroule 14 ans avant le premier Gears et qui raconte l’Emergence, épisode crucial du lore : le jour où les Locustes (les vilains pas beaux de la licence) ont attaqué l’humanité.

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On assiste aux premières heures de l’invasion locuste © Presse-citron

Ce qui faisait le charme du premier Gears, sorti en 2006, c’était évidemment son gameplay nerveux, mais aussi son ambiance unique. Le joueur évoluait dans un monde postapocalyptique grisâtre teinté à la fois de mélancolie et d’horreur pure, tout en assistant aux dialogues surréalistes des personnages qui s’envoyaient des fions entre deux fusillades. E-Day retranscrit parfaitement cette atmosphère, tout en y ajoutant sa touche d’originalité : cette fois, l’action prend place en plein cataclysme, et non après. On y retrouve Marcus et Dom, alors jeunes soldats tout simplement sidérés par ces monstres infernaux qu’ils doivent combattre. Un choix malin de la part du studio qui nous apporte une nouvelle perspective sur l’univers de Sera.

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© Presse-citron

Un gameplay modernisé pour servir un ton fidèle

The Coalition ne s’est pas contenté de singer le premier Gears de 2006, mais l’a utilisé comme une base solide pour sa proposition. On dirige Marcus (ou un autre membre de l’équipe Bravo si on joue en multijoueur local ou en ligne) dans un jeu de tir à la troisième personne. La formule ne change pas : on affronte des ennemis, on se met à couvert, on passe d’un abri à l’autre avec un bouton tout en canardant et on élabore des stratégies pour s’en sortir. E-Day se montre cependant plus souple que ses prédécesseurs dans sa maniabilité, beaucoup plus aisée à prendre en main. Marcus n’est plus un 35 tonnes et c’est un régal ; c’est un habitué des anciens Gears qui vous le dit. Cela tient à de petites choses : une course plus fluide, plusieurs boutons pour changer d’abri, une plus grande souplesse dans les déplacements, la possibilité de glisser… Bref, la licence embrasse enfin une modernité dont elle se préservait jusque-là, et c’est pour le meilleur.

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Le studio a également expérimenté dans la structure même de l’aventure. Si elle reste linéaire, E-Day offre parfois des moments de respiration avec son mini-monde ouvert. Dans les rues ravagées de Kalona (la ville où se déroule cet épisode), on peut se balader librement à plusieurs reprises au cours du jeu, chercher des secrets et remplir des objectifs secondaires pour gagner des améliorations. Rien à voir avec l’open world de Gears 5, qui se contentait d’être un gigantesque espace vide pour étendre artificiellement la durée de vie. Ici, tout est concentré, avec un level design qui pousse à l’exploration et rappelle la Seattle de The Last of Us Part 2. Ces passages ont certes tendance à ralentir le rythme de l’aventure, mais offrent une perspective nouvelle. Finalement, on s’y perd tout de même avec plaisir.

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Le mini open world apporte un peu de fraîcheur ©

Mais là où The Coalition excelle, c’est bien dans les moments plus dirigistes, avec des séquences parfaitement rythmées qui alternent savamment entre horreur, aventure et action spectaculaire. Certaines n’ont rien à envier aux passages cultes des phénoménaux Gears 2 et 3. On pense notamment à la fin de l’acte 2, qui risque de rentrer dans les annales grâce à sa mise en scène explosive.

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La grande qualité de cette aventure est de mélanger tous les styles, tout en gardant un cap clair. Aux commandes de Marcus et Dom, on vit une chevauchée furieuse qui ne fait que monter crescendo jusqu’au générique de fin. Une belle démonstration qui montre que The Coalition a enfin trouvé la formule. Le seul gros défaut que l’on pourrait lui trouver réside dans la composition musicale, finalement trop discrète et donc peu marquante. Dommage, tant les premiers jeux misaient sur leur musique pour rythmer l’action et créer de la tension.

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GoW E-Day renoue avec l’horreur dans certains passages © Presse-citron

Et le multijoueur ? C’est une partie non négligeable de l’expérience Gears. Nous n’avons pas pu y jouer dans sa version finale, mais nous avons pu expérimenter un peu la bêta. Nous avons retrouvé le bon vieux Gears de la grande époque, mais avec la fluidité en plus. C’est ici que le travail sur les mouvements rend les parties plus plaisantes, mais aussi plus nerveuses. Seul défaut ? Les vieux de la vieille habitués à tuer en un coup avec un Destructor ou un fusil de sniper retrouveront immédiatement leurs marques, tandis que les novices pourraient rapidement devenir leur punching-ball. Frustrant pour eux.

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Gears of War E-Day sur PC, le meilleur choix possible

Gears of War E-Day est une exclusivité Xbox, ce qui signifie qu’il est uniquement disponible sur Xbox Series X/S… mais aussi sur PC via le Xbox Play Anywhere. C’est d’ailleurs sur cette plateforme que nous avons eu l’occasion de réaliser notre test. Nous ne l’avons pas encore dit, mais E-Day est magnifique. L’Unreal Engine 5 est ici utilisé avec brio et, sur PC, on peut aussi compter sur les technologies de Nvidia, comme le DLSS. Le titre de The Coalition est compatible avec le Multi Frame Generation (DLSS 4.5), qui permet de générer des « fausses » images par IA entre deux « vraies ». Résultat ? Gears a le mérite d’être toujours fluide en plus d’être beau, même si, parfois, on ressent une sensation de « glissement » consécutive à cette technologie. Pour le reste, E-Day est une vraie vitrine, que ce soit dans les effets de fumée ou avec le ray tracing, tout bonnement somptueux.

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Microsoft étant partenaire de LG sur l’équipement, nous avons fait E-Day sur un écran de la marque, plus précisément l’UltraGear OLED 39. Il propose une dalle OLED de 39 pouces qui a le grand avantage d’adopter un format large en 21:9. Couplé à une courbure de 1500R, il permet une immersion réellement appréciable, surtout pour un jeu solo comme Gears, où l’on est totalement plongé dans l’action. Ajoutons un taux de rafraîchissement de 165 Hz, fréquence largement adaptée pour les titres solos qui misent sur l’ambiance.

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L’expérience s’est avérée très convaincante. Nous ne le dirons jamais assez, mais une dalle OLED est un vrai atout pour les jeux à ambiance. Ici, dans les rues calcinées de Kalona, le contraste exceptionnel du moniteur est un régal. On apprécie également le calibrage travaillé de la dalle, avec plusieurs profils qui s’adaptent à tous les types de jeux (mais plutôt solos, avouons-le). Les seuls écueils résident dans la place que prend le monstre (c’est un beau bébé de 10 kilos), dans son manque de luminosité (335 nits au maximum, ce qui contraint à ne pas le mettre en face d’une fenêtre), dans ses enceintes peu puissantes mais aussi dans son prix (1 600 euros), assez élevé alors que la concurrence propose la même chose moins cher. L’expertise reconnue de LG dans le domaine de l’OLED se paie donc au prix fort.

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Alors, on achète ?

Gears of War E-Day réussit non seulement l’exploit de renouer avec les sensations des premiers épisodes, mais aussi d’innover en profondeur, que ce soit dans sa structure ou son gameplay. Nerveuse, fun, bien rythmée, n’hésitant pas à proposer de la nouveauté et à prendre des risques, la campagne est un vrai plaisir à parcourir, que ce soit tout seul ou avec des potes dans un canap (ou en ligne).

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Le monde plus ouvert laisse plus de liberté dans l’élaboration de nos stratégies © Presse-citron

Gears of War E-Day est un jeu d’action qui a le mérite de toucher tous les publics. Les vétérans de l’ère 360 retrouvent avec plaisir Marcus et Dom dans leur jeunesse (et la leur, par la même occasion). Les fans découvrent un épisode du lore souvent mentionné, mais au final jamais vraiment exploité. Les nouveaux joueurs, quant à eux, bénéficient d’une porte d’entrée idéale pour se plonger dans cet univers qui continue à marquer le paysage vidéoludique.

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Précisons enfin que Gears of War E-Day est une exclusivité Xbox, donc disponible sur Xbox Series X/S ou PC. Un argument de poids pour la team verte, qui tient son jeu phare de 2026, celui qui fera vendre des consoles. Le jeu sort le 6 octobre au prix de 70 euros. Il est aussi inclus dans le Game Pass.

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Gears of War E-Day

70 euros
9

Note globale

9.0/10

On aime

  • Une aventure rythmée
  • On retrouve l’ambiance du premier Gears
  • Un gameplay fluide et nerveux
  • Jouable seul ou avec des potes
  • Des graphismes à tomber par terre

On aime moins

  • Les quelques phases en monde ouvert ralentissent le rythme
  • Une musique peu marquante