Une nouvelle étude menée par des scientifiques de la NASA sous-entend que la planète rouge disposerait toujours des conditions favorables à l’émergence de la vie comme nous la connaissons sur Terre. Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion après avoir mené des reconstructions 3D du sol martien et notamment des coulées de lave qui ont touché la région d’Elysium Planitia.
Les scientifiques qui avaient déjà étudié ces traces par le passé les avaient datés de plusieurs millions années, mais cette nouvelle étude assure que des coulées de lave assez récente sont présentes à la surface de Mars. Si notre voisine rouge dispose toujours d’une activité volcanique, alors elle serait toujours capable d’habiter la vie.
Quel rapport entre les volcans et la vie ?
Pendant longtemps, les chercheurs qui ont étudié Mars ont pensé que la planète rouge était géologiquement inactive. Il aura fallu attendre l’arrivée de la sonde Insight à la surface pour remettre en doute cette affirmation. En effet, Mars est bien plus active qu’on ne le pensait. Des éruptions volcaniques peuvent donc avoir lieu.
Or ces éruptions dégagent des grandes quantités de basalte et de lave en fusion. Selon les scientifiques ces roches peuvent amener à la création d’un environnement “hydrothermaux”. Derrière ce terme technique se cachent les conditions nécessaires à un milieu aquatique pour permettre le développement de la vie sous une forme microbienne.
L’exploration de Mars, une priorité
Afin de savoir si Mars est effectivement habité par des formes de vies microbiennes dans des poches d’eau liquide, il faut encore réussir à localiser ces dernières. Selon les résultats de cette étude, ces “poches” seraient enfermées sous la surface, comme les nappes phréatiques sur Terre.
Il faudra surement attendre l’arrivée de l’Homme sur Mars pour localiser avec précision ces “poches” et en faire des prélèvements. Or l’arrivée de nos semblables sur la planète rouge ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs décennies.
Aujourd’hui, les agences spatiales capables de mener à bien une telle mission (la NASA et la CNSA, son équivalent chinois) sont concentrées sur un autre objectif, tout aussi important, la Lune. Notre satellite naturel, situé à plus de 300 000 kilomètres de la Terre, serait d’ailleurs un point de départ idéal pour des missions martiennes.
Le retour de l’Homme sur la Lune devrait se faire en 2025 selon les dernières projections de la NASA. La Chine de son côté mise plutôt sur 2030 avec un programme spatial moins ambitieux. Du côté américain, cette année 2024 devrait être décisive dans le développement de son programme Lunaire avec la mission Artémis 2 qui doit faire le tour de notre satellite.
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