Société Générale, Crédit Mutuel (hors Arkéa) et BNP Paribas, qui se disputent en grande partie le marché bancaire français, sont en passe de s’allier. Non, les trois établissements bancaires ne comptent pas fusionner mais il viennent d’évoquer le lancement d’un projet « de mise en commun de leurs automates bancaires ». Au sein de l’Hexagone, cela concernerait un tiers des distributeurs de billets (DAB).
Si l’étude menait à une application concrète, alors les clients des banques pourraient utiliser aussi bien les DAB de Société Générale, Crédit Mutuel ou BNP Paribas. Relayées par Les Echos, les trois banques évoquaient l’idée de « garantir, ensemble et durablement, le meilleur accès au libre-service bancaire et renforcer l’offre de services pour les clients ». Pour elles, un moyen d’économiser sur un parc de moins en moins utilisé.
Baisse du cash, concurrence des banques mobiles
Entre 2020 et 2021, les études du Groupement des Cartes Bancaires montraient que les retraits en espèces avaient chuté de 23 %. Une autre étude de Panorabanques relevait que les Français réalisaient seulement 1,6 retrait par mois en moyenne.
La pandémie a beaucoup joué sur la baisse. Mais la chute s’inscrivait dans une tendance baissière plus générale. Cette même année, en France, le nombre de distributeurs automatiques de billets passait à 48 710, contre 50 136 un an auparavant.
Les zones rurales sont les plus touchées, elles qui souffrent encore de commerces non équipés de terminaux de paiement mobile (TPE) pour accepter les cartes. En France, 56,6 % des communes ne disposent d’aucun accès à un DAB. Ce désert bancaire se renforcera bientôt avec les fermetures de succursales. Les banques traditionnelles, concurrencées par les banques mobiles sur leurs coûts, cherchent aujourd’hui à se digitaliser.
Dans un communiqué, Société Générale, Crédit Mutuel et BNP Paribas tentent de rassurer au sujet des zones rurales. « L’étude portera une attention particulière à sécuriser l’implantation des automates dans les territoires ruraux », annoncent les établissements.
Si une mise en commun est bel et bien effective, il est certain que l’initiative verra le jour dans le but d’accompagner la baisse de l’utilisation du cash, mais devrait aussi permettre aux millions de clients de ces banques de trouver plus facilement un distributeur.
Sans une mise en commun, le nombre de distributeurs pourrait d’autant plus baisser. Sans être utilisés, leur coût reste un poids et une somme qui pourrait être utilisée dans les investissements. Selon les premières estimations, le projet aboutirait à une mise en place en 2023.
Conseillers sur abonnement
Chez BNP Paribas, la chasse aux coûts superflus s’est aussi propagée dans les effectifs de conseillers. Depuis le début de la semaine, une nouvelle politique tarifaire a été mise en place, venant mettre fin à des mois d’expérimentation. Désormais, les clients doivent souscrire à un abonnement à 12 euros par mois pour avoir droit à un conseiller attitré. Et l’offre n’est accessible que pour les clients de l’offre premium baptisée “Affinité”.
Sinon, l’autre partie des effectifs de conseillers est chargée d’une quantité plus importante de clients auxquels ils ne connaissent pas forcément les dossiers.
La concurrence des banques mobile n’est pas la seule responsable de la réduction des coûts chez les banques traditionnelles. Pour rappel, les taux bas pénalisent grandement les banques de détails qui ne trouvent plus un moyen simple de se rémunérer.
En France, selon Deloitte, un client ne rapporterait que 450 euros en moyenne par an. Et cela concerne aussi les plus petites banques mobiles. C’est notamment le cas des banques qui ne possèdent pas beaucoup de clients faisant de la banque leur compte principal. Dans cette situation, les néo-banques mais également les banques en ligne comme ING France.
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Bonjour
Est-ce que c’est une vraie concurrence quand ce sont les banques dites traditionnelles qui détiennent les banques en ligne ?
Boursorama Banque : Société Générale
Hello bank : BNP Paribas
BforBank, Eko : Crédit Agricole
Fortuneo, Monabanq : Crédit Mutuel
Orange Bank : Orange
C-zam : Carrefour Banque
De fait, est-ce que cette baisse d’utilisation des DAB n’est pas une prophétie auto-réalisatrice. Si je développe ma banque en ligne, j’ai moins de clients “traditionnels”, donc je peux fermer des DAB. Ceux qui ne sont pas dans des banques en lignes n’accédant plus au DAB non plus, ils utilisent plus les CB, et donc les autres DAB sont moins utilisés, etc.
Est-ce que par conséquent, la fin du cash ne serait pas du fait d’un transfert des campagnes de communication des banques traditionnelles au profit de leurs banques en ligne. Plus de comm, plus de clients.
Merci de votre éclairage
Supprimer l argent en liquide, c est ce qui veulent, que il n y est plus d espèce, mais est ce une bonne chose;que l argent, on paierai comment, carte, avec son téléphone, est-ce une bonne chose que l argent, devienne virtuel.
Ce qui nous faire dépenser plus, on pourra plus le toucher, le sentir.
Dans un 2ème temps, est ce que c est bien que de plus en plus on fasse tout par ordinateur, par téléphone, le monde devient digital, numérique.
Moi j ai pas envie de faire chier, de m emmerdé, derrière un ordinateur ou sur internet.
Je préfère, remplir mes papiers avec un Stylo et envoyer par la Poste.
Mais non pas ordinateur, car ça me fais chier l ordinateur…
Il faut réagir, le Covid, bon prétexte, pour que le monde change; les confinement ont été faits pour que on se taise et que on obéissent comme des montons.
Si on fais rien, si on laisse faire, le monde changera… Un monde de machine, de robots, de numérique… On aura plus de lien social…