Ce samedi 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une série de frappes contre des sites militaires, des installations nucléaires et des figures du régime iranien, menant à la mort du guide suprême. L’Iran a immédiatement riposté, ciblant des bases américaines dans six pays du Golfe, ainsi qu’Israël via le Hezbollah depuis le Liban. Le bilan est déjà lourd : plus de 550 morts côté iranien, ainsi que trois soldats américains et neuf Israéliens tués.
De son côté, Emmanuel Macron a affirmé que la France « n’avait pas été informée à l’avance » de l’attaque menée par ses pays alliés. Dans la foulée, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont publié une déclaration commune, condamnant « dans les termes les plus forts » les attaques de missiles iraniennes, jugées « inconsidérées et disproportionnées ». Les puissances européennes rappellent qu’aucune des deux parties ne peut résoudre la crise « simplement par des frappes », et plaident pour un retour immédiat à la table des négociations.
Coordination avec les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne pour protéger nos ressortissants, défendre nos intérêts et affirmer notre solidarité avec les pays ciblés par des attaques injustifiées de l'Iran. pic.twitter.com/Qi2y7jdaR6
— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) March 1, 2026
La France n’écarte pas des mesures « défensives »
Si la France entend avant tout protéger ses ressortissants, ses troupes et ses sites diplomatiques dans la région, elle a aussi évoqué la possibilité de « mesures défensives nécessaires et proportionnées pour détruire la capacité de l’Iran à tirer des missiles et des drones à leur source ». Une formulation qui laisse la porte ouverte à une participation militaire, même indirecte.
C’est dans ce contexte que BFMTV a révélé, ce dimanche 1er mars, que le porte-avions Charles-de-Gaulle a quitté la mer Baltique pour rejoindre la Méditerranée orientale. Pour rappel, le navire de guerre y menait jusqu’ici des exercices de l’OTAN visant à dissuader les menaces russes contre les infrastructures sous-marines.
Mais le ministère des Affaires étrangères a nié en bloc cette information. Il est pourtant difficile de ne pas voir la logique d’un tel mouvement. Si la France devait, à un moment, défendre ses intérêts ou ceux de ses alliés, elle aurait besoin d’une force de frappe positionnée au plus près du théâtre des opérations. Le Charles-de-Gaulle, avec ses Rafale embarqués, ses frégates, son sous-marin d’attaque et ses capacités de projection, semble parfaitement adapté.
- Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran le 28 février, déclenchant une crise régionale majeure.
- Paris n’écarte pas des « mesures défensives ».
- Dans ce contexte, les potentiels mouvements du Charles-de-Gaulle vers la Méditerranée orientale, démentis par le ministère des Affaires étrangères, alimentent les spéculations.
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