Un Hackathon va s’inviter au Vatican au mois de mars

Le Vatican va accueillir son premier hackathon, un événement collaboratif autour de la programmation informatique, le « VHacks » du 8 au 11 mars.
Un événement autour de trois thèmes principaux : l’inclusion sociale, le dialogue interreligieux ainsi que la crise des migrants et des réfugiés.

Vatican

Le Vatican sera, pour trois jours, le Saint-Siège du développement informatique

L’organisation du « VHacks« , le premier hackathon papal, a été rendue possible par la créativité et la détermination d’un étudiant d’Harvard, Jakub Florkiewicz.

L’idée provient du cerveau d’un étudiant, tandis que sa réalisation, elle, provient de la collaboration entre acteurs du Vatican, entrepreneurs et Jakub Florkiewicz. Eric Salobir, l’un des collaborateurs est à la fois un homme d’Eglise mais aussi le fondateur d’Optic, une société spécialisée recherche et innovation.

Comme Jakub Florkiewicz a pu l’expliquer au site The Next Web, son projet s’est développé quand il a « débarqué à Rome avec une idée, et qu’il a rencontré des gens intéressés par cette idéePassionné moi-même par les hackathons, j’ai eu la chance de rencontrer des habitants du Vatican qui songeaient à en lancer un au sein de la ville sainte et à inviter des jeunes pour les aider à l’organiser et à y participer. »

C’est ainsi que le VHacks pointera le bout de son nez au mois de mars pour promouvoir les vertus du Web au sein de la cité.

Le déroulement du VHacks et son objectif

Les participants seront les étudiants les plus brillants du monde avec des « origines académiques, ethniques et religieuses diverses » et seront au nombre de 120. Ils travailleront, à l’Hotel Colombus (à deux pas du Vatican) par groupes de cinq et seront accompagnés par des mentors d’entreprises participantes comme Google ou Microsoft, mais aussi par des développeurs professionnels pendant les 36 heures de cette mission.

Les objectifs de l’événement seront de tirer parti de la technologie pour résoudre les problèmes mondiaux actuels, promouvoir la collaboration entre les jeunes leaders issus de divers milieux universitaires, ethniques et religieux. Il s’agira enfin d’encourager les « institutions fondées sur des valeurs » à adopter la technologie pour accomplir leur mission.

The Next Web a posé la question (un brin provocatrice) si cet événement n’était finalement pas une opération marketing.

Le père Eric Salobir leur a répondu « Nous n’avons ni temps ni ressources alloués au marketing, et ça ne serait de toute façon pas la bonne manière de faire les choses. Il s’agit d’être utile, comme en témoignent les thématiques que nous avons choisies. Nous voulons avoir un impact. […] le projet s’inscrit dans le cadre d’une mission plus vaste, favoriser le dialogue entre le monde technologique et les humanités »

Alors, leur sera t-il possible de digitaliser le plus petit état du monde? Réponse dans trois semaines…


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