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« Halte à la mexicanisation de la France » : l’incroyable escalade des agressions contre les crypto-entrepreneurs français

Une tendance qui inquiète les patrons tricolores.

« Halte à la mexicanisation de la France. Depuis plusieurs mois, les affaires sordides d’enlèvements et de tentatives d’enlèvement se multiplient. En plein jour. En plein Paris. Sous les yeux de tous ». Eric Larchevêque, cofondateur du Day One Club, de Ledger et de Coinhouse, a poussé un coup de gueule sur X contre la recrudescence des agressions qui touchent les crypto-entrepreneurs français. Cette requête semble entendue par les autorités puisque le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau recevra des représentants de cette industrie ce vendredi.

Trois cas d’agressions en France en 2025

En regardant dans le rétroviseur, il y a en effet de quoi tirer la sonnette d’alarme. En janvier 2025, David Balland, cofondateur de Ledger, et sa compagne ont en effet été enlevés à leur domicile dans le Cher. Les ravisseurs réclamaient une rançon en cryptomonnaies et sont allés jusqu’à mutiler leur victime avant que le GIGN n’intervienne pour les libérer.

Quelques mois plus tard, début mai 2025, le père d’un entrepreneur crypto a été kidnappé à Paris, puis séquestré dans l’Essonne. Les agresseurs lui ont sectionné un doigt pour exiger huit millions d’euros en crypto. Il sera finalement libéré grâce à une intervention policière.

Enfin, le 13 mai 2025, le 13 mai 2025, trois hommes cagoulés ont tenté d’enlever la fille d’un PDG de société crypto et son enfant à Paris. Nos confrères du Parisien racontent cette scène sidérante au cœur de la capitale :

Selon une source policière, la victime de 34 ans était accompagnée de son enfant de 2 ans. On ignore en revanche comment ce dernier a échappé à l’enlèvement. La trentenaire, elle, doit son salut à l’intervention du père de l’enfant. L’homme s’est interposé, essuyant des coups de la part des ravisseurs. La scène ahurissante se déroule sous les yeux de nombreux passants craignant d’intervenir malgré les cris de la victime. Les agresseurs, dont l’un a semble-t-il perdu une arme de poing dont on ne sait si elle est réelle ou factice, ont fini par prendre la fuite en catastrophe en remontant dans le coffre de la fourgonnette.

Le coup de gueule d’Eric Larchevêque

Cela suffit pour Eric Larchevêque qui déplore : « Aujourd’hui, réussir en France, que ce soit dans les crypto-actifs ou ailleurs, c’est se coller une cible dans le dos. Et que nous répond-on ? Qu’on aurait dû se faire discrets. Qu’on aurait dû se cacher. Qu’on l’a un peu cherché. C’est la version contemporaine et économique de l’odieux : “T’avais qu’à mettre une jupe plus longue.” »

Le dirigeant ajoute : « Cet argument est indigne. Il n’y a pas d’excuse à la violence. Jamais. Combien d’entrepreneurs, combien de talents, réfléchissent sérieusement à quitter un pays qui ne protège plus les siens ? Combien sont déjà partis, en silence, par lassitude, par peur, par résignation ? Le modèle actuel est à bout de souffle. Le laxisme judiciaire est un échec. »

Il prône donc la « tolérance zéro » pour les actes de violence et « une justice rapide, ferme et lisible. Le droit à une vie paisible pour tous. Pas des promesses. Des actes. Pas des effets d’annonce. Des résultats. Nous avons tous le droit de vivre en paix. Et nous n’avons pas à nous excuser de réussir ».

Son message semble être bien passé, puisque le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau a annoncé ce matin qu’il allait recevoir les acteurs du secteur ce vendredi : « Je réunirai à Beauvau les entrepreneurs qui sont dans ces cryptomonnaies, pour que, avec eux, on travaille à leur sécurité» et «pour qu’ils soient conscients aussi des risques », a-t-il indiqué sur Cnews.

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