Google et Salesforce annoncent un partenariat stratégique pour renforcer leurs offres d’intelligence artificielle (IA) à destination des professionnels. Microsoft n’a qu’à bien se tenir…
2,5 milliards de dollars
Établi sur sept ans à hauteur de 2,5 milliards de dollars, cet accord va permettre à Salesforce d’héberger certains de ses services chez Google Cloud. Une victoire pour la firme de Mountain View, l’éditeur de logiciel étant avant tout un client d’Amazon Web Services (AWS), le numéro 1 mondial du cloud.
Concrètement, les clients de Salesforce qui utilisent son logiciel de gestion de la relation client (CRM), son assistant d’IA Agentforce et sa plateforme Data Cloud pourront choisir Google Cloud comme infrastructure d’exécution. De son côté, Salesforce va également intégrer les capacités avancées de Google à ses propres outils. Les utilisateurs d’Agentforce auront, par exemple, accès aux modèles Gemini, renforçant leurs possibilités d’automatisation et d’analyse des données.
Cette collaboration vise notamment à répondre aux besoins croissants en puissance de calcul induits par l’IA générative, poussant Salesforce à élargir ses capacités d’hébergement. De grandes entreprises comme Wayfair et Accenture utilisent déjà des solutions fournies par les deux entreprises, et vont migrer leurs applications Salesforce vers Google Cloud, indiquent-elles.
Chacune y trouve son compte. Tandis que Google entend montrer la qualité de sa technologie et élargir sa base de clients cloud, Salesforce a l’ambition de se démarquer encore davantage de la concurrence sur l’IA générative.

Microsoft en ligne de mire
Et justement. Ce partenariat a aussi vocation à attirer les entreprises clientes qui utilisent actuellement les produits de productivité et d’intelligence artificielle de Microsoft. Car le géant de Redmond fait figure de rival dominant avec ses propres outils alimentés par Copilot.
Mark Benioff, le PDG de Salesforce, s’est d’ailleurs montré très critique envers la technologie de sa rivale. « Lorsque vous regardez comment Copilot a été livré aux clients, c’est décevant », affirmait-il dans une publication postée sur X en octobre dernier.
De son côté, Salesforce se concentre avant tout sur les agents d’IA, qui peuvent s’apparenter à des assistants ou des employés virtuels capables de réaliser plusieurs tâches consécutives de manière autonome pour atteindre un objectif précis. Une technologie qui nécessite, bien entendu, une puissance de calcul décuplée.
Ce type de vocation n’est pas inédit dans le paysage de l’IA générative, qui voit les géants technologiques nouer de nouvelles relations afin de proposer des solutions toujours plus complètes à la clientèle. En octobre, AWS s’associait à Databricks afin de réduire les coûts pour les entreprises cherchant à développer leurs propres capacités d’intelligence artificielle.
- Google et Salesforce établissent un partenariat à hauteur de 2,5 milliards de dollars.
- Certains des services de Salesforce vont ainsi être hébergés chez Google, et proposeront l’accès aux modèles Gemini.
- Cette collaboration vise, entre autres, à mieux concurrencer Microsoft, numéro 1 du secteur.
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