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IFA 2026 : Lenovo présente ses nouvelles machines pour rivaliser avec Apple

Mini-PC de bureau surpuissants taillés pour l’IA, tablettes 4K sous stéroïdes, matériel avec mémoire unifiée NVIDIA : le numéro 1 mondial du PC a profité de l’IFA pour nous présenter sa toute nouvelle fournée. Sur certains segments, Apple est clairement dans son viseur.

Depuis le divorce entre Apple et Intel, qui donna naissance, en 2020, aux puces Apple Silicon, le monde du PC Windows court après la même recette : il est désormais plus que nécessaire de proposer des machines puissantes qui ne sacrifient ni la performance ni l’autonomie. Pendant six ans, les constructeurs ont regardé, de loin, Apple enchaîner les générations de puces M (cinquième génération aujourd’hui, présente dans les derniers iPad Pro et MacBook Pro) avec une régularité et une efficience que le marché PC peinait à égaler.

Invités par Lenovo à l’IFA 2026, nous avons pu découvrir la riposte du roi du PC, qui nous a dévoilé sa future gamme de laptop et de tablettes. Une nouvelle salve qui vise, officieusement, les gros bastions d’Apple, avec une arme de choix équipant certains de ses produits : la NVIDIA RTX Spark. Une puce ARM à mémoire unifiée qui reprend le principe fondamental de l’architecture Apple Silicon (CPU, GPU et mémoire sur le même package) en y ajoutant une petite épice secrète que macOS ne pourra jamais offrir à ses usagers.

Autour de ce fer de lance, le constructeur chinois a déployé des tablettes qui lorgnent sur l’iPad Pro, des mini-PC de bureau qui visent le Mac Studio, et des ultraportables grand public qui marchent sur les plates-bandes du MacBook Air. Après deux heures passées à manipuler et à observer sous tous les angles les nouveautés de cette série, voici nos premières impressions.

Yoga Pro 9n : le premier laptop Windows qui n’a plus à rougir face au MacBook Pro ?

Yoga Pro 9n
Une esthétique sobre et cohérente avec l’identité visuelle de la marque, des perfs solides : le Yoga Pro 9n trône en haut de la gamme.  © Lenovo

La qualité de fabrication de cet ultraportable se fait ressentir dès le premier toucher. Avec son châssis en aluminium robuste et agréable au toucher, il inspire directement la confiance et dégage une impression de robustesse.

Son trackpad est gigantesque (peut-être l’un des plus grands que nous ayons vu sur un laptop Windows) et tombe donc facilement sous les doigts. Il est secondé par un clavier très véloce, offrant une frappe séduisante : le seuil de déclenchement est calibré bas, ce qui donne une sensation de réactivité immédiate, à peine une touche effleurée.

On sent clairement les 1,5 mm de course annoncés par Lenovo ; suffisamment, en tout cas, pour avoir l’impression de taper confortablement sur un clavier de bureau.

Côté écran, sa dalle PureSight Pro OLED 2,5K (2 560*1 600), de 15,3″, flatte la rétine : des noirs d’encre, des couleurs vives sans saturation excessive, et une sensation de fluidité très agréable avec ses 165 Hz. La webcam embarque un capteur de 9,2 mégapixels qui enterre celles en 720p encore présentes sur la majorité des laptops du marché.

Maintenant, le plat de résistance : ce qu’il se passe sous le capot de la bête. Le Yoga Pro 9n est l’un des premiers laptops Windows à embarquer la plateforme NVIDIA RTX Spark, avec, entre autres, le Microsoft Surface Laptop Ultra ou le Dell XPS 16 Creator Edition. Le principe, est celui qui fait le succès et l’efficacité des puces Apple Silicon : le processeur, la puce graphique et la mémoire sont regroupés en un composant unique et partagent le même réservoir de données.

Tout circule plus vite, sans les goulots d’étranglement inhérents à une architecture classique, dans laquelle chacun des composants doit piocher dans sa propre mémoire séparée. La RTX Spark se compose ainsi : un CPU ARM Grace à 20 cœurs, un GPU Blackwell à 6 144 cœurs graphiques et jusqu’à 128 Go de mémoire LPDDR5X partagée entre tous. Du très costaud.

Son gros avantage par rapport à Apple : sa compatibilité CUDA, le standard industriel pour l’IA et le calcul GPU, le ray tracing matériel pour le jeu et le rendu 3D, et le support natif des outils que les développeurs IA utilisent au quotidien (PyTorch, TensorFlow). Un monteur vidéo (ou autre créatif) peut, par exemple, faire tourner Premiere Pro, charger un modèle IA de 70 milliards de paramètres en local, puis lancer un jeu très gourmand le soir, le tout sur la même machine, sans GPU dédié externe.

Le TDP de 80 W est géré par la solution thermique X Power dans un profil de 16,7 mm, avec un bruit maintenu sous 22 dB. Batterie de 92,5 Wh, charge rapide (3 heures d’autonomie en à peine 15 minutes de charge) et seulement 1,65 kg sur la balance : le Yoga Pro 9n est le laptop doté du meilleur ratio poids/puissance que Lenovo n’ait jamais proposé.

Même si Apple garde l’avantage de la maturité logicielle ARM (toutes les apps créatives sont natives depuis des années maintenant) et l’autonomie, difficile de ne pas le comparer à un MacBook Pro M5 Max. Néanmoins, il lui passe devant sur le ray tracing, la compatibilité CUDA et le gaming AAA : sacré machine que Lenovo nous propose là. Pour l’instant, le prix et la disponibilité restent à annoncer, mais avec une telle fiche technique, mieux vaut commencer à mettre de côté.

Yoga 9n 2-in-1 : tout le muscle du Pro 9n, la souplesse en plus

Yoga 9n 2 In 1
Très commode pour présenter un croquis, un rendu 3D ou un tableau à quelqu’un en face de vous, en un seul geste. © Lenovo

Lenovo est connu pour ses concepts qui sortent de l’ordinaire ; souvenez-vous du ThinkPad X1 Fold, premier PC à écran pliable du marché, dévoilé en janvier 2020 au CES de Las Vegas. En 2024, le ThinkPad X1 Fold 16 lui a fait suite ; une machine très soignée, mais un prix bien trop élevé pour les performances asthmatiques qu’elle proposait.

Avec le Yoga 9n 2-in-1, Lenovo reprend cette philosophie du format adaptatif, mais cette fois avec… du vrai punch. On retrouve donc la même plateforme RTX Spark que sur le Pro 9n et ses finitions sont tout aussi propres ; de loin, rien ne semble les différencier, mais c’est un leurre.

En réalité, son châssis est équipé d’une charnière 360° qui permet de basculer l’écran en mode tablette pour dessiner au stylet, écran retourné pour une présentation face à un interlocuteur, ou posé en V sur une surface plus restreinte.

Sa dalle est de la même famille PureSight Pro OLED que le Pro 9n, mais elle gagne en taille (16 pouces contre 15,3) et en définition (2,8K contre 2,5K), mais cède en fluidité (120 Hz contre 165 Hz) : un compromis compréhensible, puisque le Yoga 9n 2-in-1 est davantage pensé pour la polyvalence que pour la puissance brute.

La mémoire unifiée intégrée plafonne à 64 Go (contre 128 Go sur le Pro 9n) et le stockage se limite à 2 To en Gen 4. En revanche, la batterie est plus généreuse (99,9 Wh), le système audio passe à six haut-parleurs, dont deux dédiés aux aigus, logés dans la barre de son rotative, et l’ensemble pèse 1,94 kg.

Un petit surplus de 300 grammes qui se sent nettement en mode tablette, lorsqu’on le tient dans la main, bien que cela ne soit pas franchement choquant.

Avec son nouveau laptop convertible, Lenovo couvre un segment laissé désert par la concurrence sur Windows. Dell, HP, Microsoft : aucun ne propose une machine si puissante dans ce format rotatif. Pour le moment, son prix est inconnu, et nous ne savons pas quand le Yoga 9n 2-in-1 sera disponible.

ThinkCentre X Ultra : le mini-PC qui vise le Mac Studio

Thinkcentre X Ultra
Plus on est de fous, plus on performe : avec quatre ThinkCentre X Ultra, vous en avez sous la pédale. © Lenovo

Mini-PC de 183*183*51 mm (à peine plus gros qu’un Mac Mini), le ThinkCentre X Ultra est propulsé par un processeur AMD Ryzen AI Max+ PRO 495, la machine de guerre de chez AMD pensée exclusivement pour les stations de travail.

Sa particularité : comme le RTX Spark des Yoga, il embarque de la mémoire unifiée (jusqu’à 128 Go partagés entre le CPU et le GPU intégré), ce qui lui permet de charger des modèles d’IA lourds sans carte graphique dédiée.

Son NPU intégré (Neural Processing Unit, une puce dédiée aux calculs d’intelligence artificielle) grimpe à 55 TOPS, soit 55 000 milliards d’opérations par seconde. C’est donc largement supérieur à ce qu’exige Microsoft (40 TOPS) pour accorder à un PC le label « Copilot+ », le sésame qui débloque les fonctionnalités IA avancées de Windows.

C’est un PC qui tient dans un coin de bureau, au gabarit très contenu, mais capable de grandes choses : sans broncher, il peut aisément faire tourner localement des agents IA autonomes et des modèles de langage lourds.

Là encore, difficile de ne pas penser au Mac Studio en le regardant, mais il a une carte dans sa manche qu’Apple ne possède pas : ce que Lenovo appelle l’architecture « cluster ready ». Il est possible de relier quatre unités entre elles pour combiner leur puissance de calcul et leur mémoire.

Attendu pour novembre 2026, son prix de départ est de 3 100 euros ; Lenovo joue ici clairement sur les plate-bandes d’Apple niveau tarif (le Mac Studio M5 Max coûte aujourd’hui 2 999 euros), mais avec la possibilité de monter en puissance sans changer de machine.

ThinkBook 14 Gen 9 et 14x Gen 2 : deux réponses au MacBook Air

Thinkbook 14 Gen 9
Un laptop qui cache bien son jeu : ne vous laissez pas avoir par son esthétique, plutôt classique. C’est une vraie machine de guerre qui trouvera sa pertinence sur des usages intensifs. © Lenovo

Le ThinkBook 14 Gen 9 mise tout sur l’IA embarquée, et sa configuration parle pour lui : équipé du surpuissant Snapdragon X2 Plus (80 TOPS de NPU), il est soutenu par 32 Go de LPDDR5x et son stockage monte à 1 To en SSD Gen 4.

Du solide, mais une fois en main, il ne nous laisse pas la même impression premium que les Yoga ; au toucher, c’est un léger cran en dessous dans la qualité perçue des matériaux. Rien d’alarmant non plus, mais nous nous devons de le souligner.

Le clavier, en revanche, est une belle surprise : la frappe est franche et précise et le trackpad, comme sur les Yoga, se trouve instinctivement. Dès que l’on soulève la machine, elle nous paraît légère comme une plume : à 1,39 kg, on oublie vite que l’on porte un 14 pouces.

Lenovo annonce 26 heures d’autonomie en lecture vidéo locale : attention, c’est un chiffre constructeur, donc à réduire fortement en usage réel, mais qui reste impressionnant : le Snapdragon consomme beaucoup moins qu’un processeur Intel ou AMD classique, c’est là tout l’intérêt du passage à l’ARM.

Son écran WUXGA (Widescreen Ultra Extended Graphics Array) de 400 nits renvoie de belles couleurs et des contrastes assez honorables, mais les noirs ne sont pas aussi profonds que ceux d’une dalle OLED. Et pour cause : c’est une dalle IPS rétroéclairée, qui reste tout de même d’excellente facture.

Attendu pour novembre 2026, il sera proposé à 1 099 euros ; un concurrent direct du MacBook Air M4 en termes de positionnement tarifaire, avec l’avantage du NPU à 80 TOPS… mais l’inconvénient de la compatibilité ARM sous Windows encore imparfaite.

Son grand cousin, le ThinkBook 14x Gen 2 prend le contre-pied : équipé d’un processeur Intel Panther Lake, il pourra faire tourner n’importe quel logiciel Windows sans mauvaise surprise.

Pour cela, il est obligé de sacrifier l’autonomie monstre du Snapdragon, mais gagne sur la finesse 12,9 mm (soit l’un des laptops les plus plats du marché), le poids (990 grammes, presque 400 g de moins) et la qualité d’écran avec la possibilité de le prendre en option OLED 2,8K.

Lenovo le commercialisera pour le prix de 1 079 euros dès septembre 2026. Soyons honnêtes : les deux ont tout pour séduire face au MacBook Air, qui devra affronter deux rivaux sérieux. Reste à savoir lequel gagnera le cœur de celles et ceux qui voudraient se séparer du géant de Cupertino : le 14 Gen9 et son autonomie, ou le 14x Gen2 qui apporte la certitude qu’il fera tout marcher du premier coup.

IdeaPad Vibe : un laptop accessible pour contrer le MacBook Neo ?

Ideapad Vibe
L’IdeaPad, ici en version Zen Green, une couleur qui n’est pas sans rappeler les coloris Apple. © Lenovo

Pour son laptop grand public (le moins cher de tous ceux présentés), l’IdeaPad Vibe est une excellente surprise. Sa qualité de fabrication, pour son prix, est plus que satisfaisante : son châssis en métal est d’apparence solide, tout comme ses finitions, très soignées.

Le modèle que nous avons eu entre les mains ne rend pas vraiment justice à sa gamme, et c’est un peu regrettable. En effet, Lenovo a voulu marquer le coup sur le design en s’associant au Pantone Color Institute, qui n’est ni plus ni moins que l’autorité mondiale de la couleur.

Une fois par an, elle décrète la teinte qui définira la tendance de l’année à venir dans les domaines de la mode, du design, de la décoration et de la création visuelle : la célèbre « Pantone Color of the Year », qui n’a d’ailleurs pas franchement séduit cette année.

Ainsi, pour son IdeaPad Vibe, Lenovo a développé sept coloris aux noms soigneusement travaillés : Spicy Gold, Radiant Coral, Dreamy Violet, Zen Green, Chill Blue, Moody Blue et Lowkey Grey. Celui que nous avons manipulé, le Lowkey Grey est… gris, et pas franchement le plus sexy de tous.

Quel que soit le modèle que vous choisissez, vous pourrez acheter des keycaps personnalisables vendus à part, pour assortir le clavier au châssis ou faire parler votre âme d’artiste.

La machine se montre assez réactive sur les tâches quotidiennes : on passe d’une application à une autre sans accroc, tous les menus se montrent fluides, le clavier et le trackpad répondent sans problème ; c’est un sans-faute de ce côté-là, bien que nous n’ayons pas eu l’occasion de le tester sur du multitâche lourd.

En revanche, les compromis se lisent dans la fiche technique : le Vibe tourne sous AMD Ryzen AI 400 ou Qualcomm Snapdragon X selon la configuration (le Snapdragon de première génération, pas le X2 Plus du ThinkBook 14), donc un cran en dessous en puissance IA.

La mémoire DDR5-5600 est en retrait par rapport à la LPDDR5x des Yoga, l’écran OLED plafonne à 300 nits (contre 1 100 en HDR sur les Yoga), et le clavier descend à 1,3 mm de course. Rien de bien embêtant pour un usage bureautique et étudiant, mais suffisamment identifiable pour comprendre pourquoi les gammes au-dessus existent.

La comparaison avec le MacBook Neo saute aux yeux, que ce soit par son tarif (voir plus bas), ou pas l’idée partagée qu’un design coloré peut être un argument d’achat aussi fort que les specs pures.

Un parallèle que l’on ne saurait pousser trop loin : sa machine tourne avec une puce recyclée de l’iPhone 16 Pro (L’A18 Pro), bridée à seulement 8 Go de RAM soudée. Un choix obligatoire pour proposer son Neo à un prix aussi agressif, mais qui le limitera à long terme pour des usages plus gourmands.

En contrepartie, macOS reste indéniablement plus optimisé que Windows sur du matériel modeste, et tout l’écosystème qui l’accompagne est un avantage concurrentiel très solide que Lenovo ne pourra pas rattraper.

Vendu à partir de 799 euros, l’IdeaPad Vibe sera disponible au mois d’octobre 2026 : un tarif serré, qui s’adresse à celles et ceux qui veulent un PC correct sans vendre un rein, mais qui se refusent à admettre que « pas cher » rime avec « moche ».

Yoga Tab Plus Gen 2 : la contre-attaque face à l’iPad Air ?

Yoga Tab Plus Gen 2
Une tablette vraiment agréable à prendre en main et à utiliser qui pourrait poser souci à Apple. © Lenovo

Comme la première version, cette tablette est vendue avec un clavier magnétique qui se rabat sur l’écran, comme une coque protectrice (format dit « clamshell », en référence à la coquille d’huître). L’assemblage est plutôt soigné, les aimants accrochent franchement, et même si le clavier ne rivalise pas en qualité avec celui d’un laptop, il reste plutôt agréable à la frappe.

La Yoga Tab Plus Gen 2, la plus grande et premium des deux, offre une dalle généreuse de 13 pouces. La dalle 4K (3 840*2 560) à 144 Hz adaptatif crache 1 100 nits en pic HDR et couvre 100 % du DCI-P3 avec Dolby Vision : à l’œil, le rendu est dense, lumineux.

Les six haut-parleurs Harman Kardon délivrent un son agréable et correctement spatialisé, même si nous n’avons pas pu poussé le son à fond pour voir si des défauts sonores apparaissent.

Son gros atout : elle est vendue avec un stylet, le Tab Pen Pro 2. Avec, il est possible de dessiner librement sur léécran ou dans léapplication intégrée (Notepad), puis de sélectionner son croquis pour le transformer par IA en local. Le moteur propose plusieurs styles (cartoon, 3D, réaliste, par exemple) quéil peut générer si le dessin n’est pas trop fouillis.

Presser la base du stylet pendant trois secondes vous permet d’encadrer n’importe quelle zone de l’écran pour effectuer une capture instantanée. Retourner le stylet efface comme une vraie gomme, sans latence perceptible.  Mise à part la fonction de capture, le stylet nous a paru assez gadget et en quelques minutes de manipulation, nous n’avons pu lui trouver un usage franchement utile. Si vous êtes adepte du dessin numérique, en revanche, peut-être vous séduira-t-il.

Animée par un Snapdragon 8 Elite, elle est dotée de 16 Go de RAM et son stockage de 512 Go est extensible par microSD jusqu’à 2 To. Un argument de vente solide face à l’iPad et aux paliers de stockage de ses tablettes vendus à prix d’or.

Elle tourne sous Android 17 et sept ans de mises à jour OS sont promises, un engagement qui comble enfin le fossé avec les tablettes Apple et éteint le reproche fait aux tablettes Android d’être abandonnées au bout de deux ou trois ans.

Attendue pour septembre 2026, la Yoga Tab Plus Gen 2 sera vendue 849 euros. La comparaison avec Apple (iPad Air M4, le modèle du même segment le plus récent, vendu aujourd’hui à partir de 819 euros en version 11 pouces) reste assez délicate, puisque les deux tablettes n’excellent pas dans les mêmes critères.

Si vous avez pour habitude d’utiliser tous les jours Procreate ou LumaFusion, faire du montage ou du rendu lourd, l’iPad et sa puce M4 reste imbattable. Mais si vous êtes plus du genre à chill devant une série, un film, dessiner occasionnellement ou simplement naviguer sur Internet, la Yoga Tab Plus s’avère être un choix plus judicieux, étant donné la qualité de son écran.

Que devons-nous retenir de cette offensive 2026 de la part de Lenovo ? Sans faire le focus sur une machine en particulier, c’est sans aucun doute son envergure. Même si le constructeur ne le clame pas haut et fort, il parvient à ronger les fondations d’Apple sur plusieurs fronts. Le segment créateur avec le Yoga Pro 9n, le desktop IA avec le ThinkCentre X Ultra, l’ultraportable avec le ThinkBook, le grand public avec l’IdeaPad Vibe et la tablette avec la Yoga Tab Plus. On attend désormais les tests en conditions réelles et les benchmarks indépendants pour savoir si Lenovo a vu et visé juste. Nous aurons certainement l’occasion, nous aussi, de revenir en détail sur chacune de ces machines lorsqu’elles seront entre nos mains pour de bon. Sa nouvelle gamme nous a convaincus, mais il reste à Lenovo la bataille la plus difficile à remporter : celle de la désirabilité ; un territoire cultivé par Apple depuis 1998 avec l’iMac G3. Le constructeur chinois peut aligner ses nouveautés et aligner les meilleures specs du monde, tant qu’il ne parviendra pas à toucher la fibre affective du public, le géant de Cupertino pourra dormir sur ses deux oreilles.

  • Lenovo a présenté à l’IFA 2026 une nouvelle gamme de machines, incluant des laptops et mini-PC, pour rivaliser directement avec Apple.
  • Les produits phares comme le Yoga Pro 9n et le ThinkCentre X Ultra mettent en avant des technologies avancées, notamment la mémoire unifiée et des performances adaptées à l’IA.
  • Cette offensive vise à conquérir des segments laissés par Apple, bien que la marque chinoise doive encore travailler sur la désirabilité de ses produits.

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