Alors que Nintendo se prépare à dévoiler sa très attendue Nintendo Switch 2 au travers d’un Direct pour le moins attendu, le Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs (SELL) a publié récemment sa dernière édition de l’Essentiel du Jeu Vidéo, qui revient notamment en détail sur l’année vidéoludique 2024, avec ses succès, ses flops, ses pratiques, son évolution… L’occasion de confirmer un chiffres d’affaires global en légère baisse, mais aussi de dresser le portrait-robot du joueur de jeux vidéo en France.
Le marché du jeu vidéo en 2024 en France : FIFA, Call of Duty et GTA… What else ?
Concrètement, et contrairement à ce que certains espèrent, le marché “physique” a enregistré une baisse en 2024, de 16%, et cela concerne également la vente de jeux, en berne de 10% par rapport à 2023. Dans un même temps, le streaming voit son chiffre d’affaires augmenter, et si l’écosystème console recule de près de 19%, celui du mobile augmente de 8,2%, tout comme le PC, en hausse de 9,1%.
Pas de panique toutefois, la console n’est pas morte, loin de là, puisqu’elle représente encore 45% de parts de marché, face au mobile et au PC qui sont au coude à coude avec respectivement 28% et 27%. Du côté des jeux vidéo, cela se traduit par une part de marché de 88% pour le software dématérialisé, contre 12% pour le “jeu physique”.

Evidemment, il est important de souligner que la part du jeu vidéo dématérialisé intègre également les téléchargements mobiles, en plus des jeux numériques sur consoles et PC, quand le jeu vidéo au format physique lui se cantonne presque exclusivement aux consoles. Si l’on s’en tient au consoles uniquement, le marché physique remonte à environ 40%.

Du côté des ces mêmes jeux vidéo, en 2024, c’est (ô surprise !) FC 25 qui s’installe en tête des ventes, avec plus de 1,4 million d’unités écoulés. Il vient devancer (ça alors !) Call of Duty Black Ops 6, avec plus de 900 000 ventes, et… FC 24 (504 000 ventes). Enfin, notons la présence dans le classement de l’infatigable GTA V, dont la sortie initiale remonte à 2013, et qui s’est écoulé en 2024 à plus de 370 000 exemplaires en France.

Comme le souligne Melinda Davan-Soulas pour le magazine Tech&Co, ce nouveau rapport du SELL permet de dresser une forme de “portrait robot du joueur français“. Ainsi, l’âge moyen du joueur français avoisine les 40 ans, et ce dernier est particulièrement adepte des jeux solos, même si environ 6 joueurs sur 10 indiquent également jouer en multi, que cela soit en ligne à FC 25 ou Call of Duty, mais aussi en local (et en ligne) à des jeux tels que l’excellent Split Ficton lancé tout récemment.

En toute logique, le joueur typique semble également dans sa majorité être un “enfant des jeux vidéo des années 90“, et ce n’est sans doute pas un hasard si 70% des parents confirment jouer avec leurs enfants, de manière régulière ou occasionnelle.
Aussi, en 2025, nombreux sont les joueuses et joueurs à avoir découvert le jeu vidéo au détour d’une Super Nintendo, d’une SEGA Mega Drive, d’une PlayStation, avec une passion qui est restée (plus ou moins) intacte au fil des décennies.
Le jeu vidéo, c’est comme tout finalement, bien utilisé et bien encadré, ce n’est pas une forme de “nivellement vers le bas” ou de “barbarie” 🙂
Ça peut être, par exemple, se retrouver en famille, pour vivre ensemble une belle aventure à la fois drôle, amusante et colorée 😊 pic.twitter.com/slS7MY3ChW
— Stéphane Ficca (@StephaneFicca) November 2, 2024
Parmi ceux-ci, nombreux sont ceux à profiter des jeux modernes bien sûr (sur Nintendo Switch notamment, mais aussi sur PlayStation et Xbox), mais on compte également beaucoup de parents qui s’amusent à faire découvrir les “jeux de leur enfance” à leur progéniture, à l’instar d’un Super Mario World 2 Yoshi’s Island, dont on a récemment célébré les 30 ans. Une transmission intergénérationnelle du jeu vidéo donc, avec une pratique familiale à la fois nostalgique et responsable.
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