La figure et les choix d’Elon Musk sont très controversés. L’arrivée de l’homme au capital de Twitter n’a pas été épargnée de cette tendance. Après son refus de dernière minute d’entrer au sein du conseil d’administration, voilà qu’un autre actionnaire de Twitter a trouvé un moyen de lancer un recours collectif contre lui. À la clé, une erreur juridique de la part de l’entrepreneur.
En se penchant dans les lois en vigueur, l’investisseur a remarqué qu’Elon Musk n’avait pas respecté les délais pour informer de son entrée au capital de Twitter à hauteur de 9,2%. L’organisme de contrôle des marchés financiers américains, la SEC, ordonne aux actionnaires d’annoncer publiquement leur investissement dans un délai de 10 jours. Elon Musk a pris 21 jours pour se lancer.
Au lieu de faire l’annonce au plus tard le 24 mars, celui-ci l’a fait le 4 avril. Avant de l’évoquer sur son compte Twitter, il en a informé la SEC, qui publiait sans délai un document officiel détaillant l’opération pour en informer les investisseurs et la presse.
Un manque à gagner
Dans le procès, il est dit que “les investisseurs qui ont vendu des actions de Twitter entre le 24 mars 2022, lorsque Elon Musk était tenu d’avoir divulgué sa propriété de Twitter, et avant la divulgation effective du 4 avril 2022, ont raté l’augmentation du prix de l’action qui en a résulté alors que le marché a réagi aux achats de Musk”.
Cela pourrait sembler anodin, mais rappelons que l’annonce du 4 avril a eu pour effet de faire bondir l’action Twitter. La capitalisation de l’entreprise grossissait de plus de 155 millions de dollars à l’ouverture (+30%), le 5 avril. Pour tous les actionnaires qui avaient revendu leurs parts entre le 24 mars et le 4 avril, la présence d’Elon Musk au capital ne leur a pas permis de réaliser d’éventuels bénéfices.
Pour les mois futurs, la présence d’Elon Musk en tant que plus important actionnaire devrait pourtant bien profiter à Twitter en Bourse. D’ailleurs, tout un tas de théories plus ou moins plausible est né depuis sa prise de participation. Chez Bloomberg, un analyste expliquait ainsi qu’en refusant de siéger au conseil d’administration, Elon Musk se libérait d’un accord qui exige aux membres de limiter leur participation au capital à hauteur de 14,9%. De quoi laisser faire naître l’hypothèse d’une prise de contrôle totale de Twitter à l’avenir.
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