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Ils envoyaient illégalement des puces Nvidia en Chine, quatre hommes sont accusés de contrebande

Quatre personnes ont été arrêtées pour contrebande de processeurs graphiques Nvidia. Via une organisation bien ficelée, ils envoyaient des GPU en Chine, alors que le gouvernement américain interdit formellement l’export vers le pays.

Faire de la contrebande de cartes graphiques ? Mauvaise idée. Quatre hommes dont trois américains l’ont appris à leur dépend, selon CourtWatch. Basés en Alabama, ils avaient élaboré un système pour envoyer des processeurs graphiques de Nvidia en Chine, ce qui est formellement interdit.

Quatre personnes sont dans le collimateur de la justice ; trois américains (Matthew Ho, Brian Curtis Raymond, Harry Chen) et un chinois (Tony Li). Ils auraient envoyé en Chine cinquante GPU H200 signés Nvidia, en plus de plusieurs H100, le tout en empochant deux millions de dollars au passage. Cela ne paraît pas énorme à l’échelle de l’industrie, mais suffisant pour avoir été pris la main dans le sac. L’un deux (on ne sait pas lequel) a été arrêté, tandis que les trois autres sont poursuivis pour complicité.

La Chine doit se passer de Nvidia

Pour envoyer ces processeurs graphiques en Chine, les quatre hommes utilisaient une société écran nommée Jenford Realtor LLC, censée faire de l’immobilier et gérée par Ho et Li. Ils achetaient des GPU Nvidia à Raymond, qui lui avait une société nommée Bitworks qui, officiellement, assure la revente de solutions Nvidia et AMD. Des achats effectués depuis des comptes en Chine et qui s’élèvent à 2 millions de dollars. Ensuite, les composants étaient envoyés dans l’Empire du Milieu, en truquant les documents d’exportation. Rappelons que l’administration Trump a bloqué la vente de puces Blackwell de Nvidia à la Chine. Une manœuvre censée retarder le pays dans la course à l’IA. De fait, les professionnels et les particuliers n’ont en aucun cas le droit d’y envoyer des GPU.

Pourtant, cette stratégie ne semble pas faire l’unanimité, surtout chez Nvidia. Jensen Huang, qui n’est pourtant pas le premier opposant de Donald Trump, a critiqué cette décision, arguant que cela poussait la Chine à développer ses propres solutions et incitait les ingénieurs à rester au pays. De fait, il craint que la Chine gagne finalement la course à l’IA, sans Nvidia pour “contrôler” son évolution. Un raisonnement qui a du sens, mais qui ne fait pas le poids face au protectionnisme voulu par Donald Trump.

Quoiqu’il en soit, nos quatre contrebandiers devront faire face à la justice américaine. Même si l’histoire paraît anodine vue son échelle, elle intervient dans un contexte tendu entre les Etats-Unis et la Chine concernant la course à l’IA.

  • Quatre hommes ont été arrêtés pour contrebande aux Etats-Unis
  • Ils sont accusés d’avoir envoyé des processeurs graphiques Nvidia en Chine
  • L’administration Trump a imposé un embargo sur la Chine, l’empêchant d’utiliser les puces du constructeur pour développer son IA

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