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Il a sauté dans l’avion de Donald Trump : en Alaska, le PDG de Nvidia a rejoint in extrémis la délégation présidentielle pour la Chine. Va-t-il réussir à vendre ses puces à Pékin ?

Jensen Huang vient de rejoindre la délégation du président américain.

On s’interrogeait sur sa présence, elle est désormais confirmée. Jensen Huang, le fondateur et PDG de Nvidia accompagnera bien Donald Trump lors de sa visite d’État en Chine. Ce dernier devrait en profiter pour faire avancer un dossier majeur pour le géant de la Tech : vendre ses puces d’IA H200 à des clients de l’Empire du Milieu.

Concernant sa présence à bord de l’avion du président américain, l’agence Reuters nous informe que le grand patron a été appelé ce mardi 12 mai par Donald Trump lui-même qui avait pris connaissance d’articles de presse évoquant sa non-participation à ce déplacement en Chine. Comme on peut le voir sur ces images, des journalistes ont pu le voir embarquer dans Air Force One en Alaska.

Commentant cette information, un porte-parole de Nvidia a expliqué : « Jensen participe au sommet à l’invitation du président Trump afin de soutenir les États-Unis et les objectifs de son administration ». Quant à la Maison Blanche, elle explique que malgré son emploi du temps chargé, le dirigeant a pu prendre place à bord.

Une technologie hautement stratégique

Mais c’est surtout côté chinois que sa présence suscite un certain enthousiasme, selon nos confrères. Et pour cause, l’idée d’une plus grande souplesse de Donald Trump pour la vente de technologies américaines sensibles en Chine est désormais dans les tuyaux. D’après une source importante d’une entreprise chinoise de cloud, la venue du chef d’entreprise pourrait signifier des résultats positifs sur ce dossier.

Pourtant, malgré l’autorisation accordée par le président américain et son administration pour la vente de puces H200 en janvier dernier, aucune société locale n’a pu remplir les conditions demandées. Cela dit, l’idée de céder ces innovations à un rival ne fait clairement pas l’unanimité aux chez l’Oncle Sam.

Chris McGuire, un expert du sujet et ancien membre de l’administration de Joe Biden, déplore à cet égard :

Tout accord permettant à Nvidia de vendre davantage de puces à la Chine signifie moins de puces Nvidia pour les entreprises américaines et une réduction de l’avance américaine en matière d’IA sur la Chine. Il est remarquable que le président Trump se laisse constamment convaincre de privilégier les intérêts de Nvidia au détriment de ceux des États-Unis.

Il est vrai que les puces H200 de Nvidia sont les moteurs les plus puissants pour entraîner des intelligences artificielles. Dès lors, certains observateurs craignent qu’une commercialisation en Chine ne lui donne un outil pour rattraper, voire dépasser, les États-Unis dans une technologie jugée aussi importante que l’était l’atome par le passé.

Outre le patron de Nvidia, Donald Trump devrait intégrer un nombre limité de grands patrons dans sa délégation. On notera notamment la présence du CEO de Boeing, Kelly Ortberg, qui joue très gros lors de cette visite d’État. L’avionneur devrait en effet rencontrer Xi Jinping afin de valider une commande de 500 avions de type 737 Max et d’une dizaine de gros porteurs.

D’autres noms sont évoqués, sans aucune confirmation officielle à ce stade, et notamment ceux de Tim Cook (PDG d’Apple jusqu’au 1er septembre), d’Elon Musk, Larry Fink (PDG de BlackRock), Jane Fraser (PDG de Citigroup), Larry Culp (PDG de General Electric), et David Solomon (PDG de Goldman Sachs). Pour en savoir plus sur ce déplacement et ses enjeux économiques majeurs, vous pouvez toujours relire notre précédent article ici.

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