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L’impression d’armes en 3D temporairement suspendue aux USA

Après avoir autorisé la mise en ligne de plans permettant d’imprimer des armes en 3D, la justice américaine suspend temporairement le projet.

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Cody Wilson arme 3D

Après une longue bataille juridique, le « crypto-anarchiste » américain Cody Wilson semblait pourtant avoir obtenu gain de cause. En 2013, le texan avait partagé en ligne des plans permettant de construire une arme à feu imprimée en 3D baptisée Liberator. Si l’arme en question possède quelques caractéristiques rappelant celles d’un jouet, il n’en reste pas moins que le pistolet est largement fonctionnel.

Deux ans après, l’organisation de Cody Wilson, Defense Distributed se voit obligé de retirer les plans sur ordre des autorités américaines. S’en suit une longue bataille juridique de trois ans suite à laquelle l’administration Trump donne raison au texan grâce à un accord à l’amiable. Au nom du deuxième amendement de la Constitution américaine, qui autorise les citoyens à porter des armes, un accord est conclu entre Defense Distributed et le Département d’État le 29 juin. De fait, celui-ci autorise « tout résident des États-Unis (…) à avoir accès, discuter, utiliser, reproduire ou bénéficier des informations techniques » partagées sur le site web de l’organisation américaine. À cet instant, Wilson voit là les débuts « d’une ère pour les armes téléchargeables. Les armes peuvent être autant téléchargeables que des musiques. Il y aura des services de streaming pour les semi-automatiques ». Si l’existence du document reste d’abord secrète, il est rendu public quelques semaines plus tard suite à l’intervention d’un groupe de militants.

Liberator arme 3D

Le Liberator © Jay Janner / Austin American Statesman / AP

Nouvelle audience le 10 août

De fait, il était prévu que les internautes américains puissent profiter des liens partagés sur le site web de l’organisation pour télécharger les plans de conception de certaines armes à feu dès ce 1er août. Néanmoins, le tribunal de Seattle a été saisi en urgence par les procureurs de huit États américains afin de stopper, du moins temporairement, le projet en cours. De fait, le magistrat Robert Lasnik a annoncé ce jour qu’il mettait le dossier en pause jusqu’à une nouvelle audience qui se tiendra le 10 août.

Seulement, Cody Wilson a déclaré à Wired le mardi 31 juillet qu’il avait déjà mis les plans en ligne le 27 juillet. Selon le média américain, ces derniers auraient déjà été téléchargés « des milliers de fois ».

Hier, le président Donald Trump a indiqué dans un tweet peu détaillé : « Je suis en train de regarder ces armes en plastique faites en 3D et vendues au public. J’en ai déjà parlé à la NRA. Ça n’a pas l’air d’avoir beaucoup de sens ! ». Quant à la National Rifle Association, elle ne s’est pas encore exprimée sur le sujet.

Barbara Underwood, procureure de l’État de New York a tenu à rappeler l’enjeu d’une telle initiative : « Il est simplement fou de donner aux criminels les outils pour imprimer en 3D des armes intraçables et indétectables rien qu’en appuyant sur un bouton ». Quant à Cody Wilson, il a annoncé qu’il irait « devant la justice », car, selon lui, « les Américains ont le droit incontestable de partager cette information [les plans de conception d’armes en 3D] ».

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