Ce mardi 10 juin 2025 se tenait la commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les utilisateurs mineurs à l’Assemblée Nationale. Les députés ont, ainsi, réuni plusieurs influenceurs controversés pour les auditionner. Qui de mieux pour permettre l’Assemblée nationale d’évaluer les effets de TikTok sur les moins de 18 ans que des influenceurs français parmi les plus suivis… Et les plus controversés de l’Hexagone.
Ces auditions avaient pour but d’aider les députés à voir dans quelles mesures les influenceurs, ainsi que l’application (évidemment) “sont conscients des impacts que leurs actions peuvent avoir sur les communautés”, a déclaré Arthur Delaporte, le rapporteur de cette commission d’enquête, à nos confrères de BFM.
C’est ainsi que Manon et Julien Tanti, Nasdas, AD Laurent et Alex Hitchens se sont tous retrouvés face à l’Assemblée nationale. Malgré leurs millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, et notamment sur TikTok, leurs contenus sont régulièrement pointés du doigt et remis en question.
Alex Hitchens raccroche au nez de la commission parlementaire
Alex Hitchens est le premier influenceur du quatuor à avoir été entendu par la commission d’enquête parlementaire. Le jeune homme est connu pour ses contenus de “coaching en séduction” et ses propos masculinistes et misogynes, déclarant par exemple qu’il ne faut pas hésiter à punir sa femme lorsqu’elle fait une bêtise. Face à la commission, il affirme qu’un garçon de 13 ans devrait suivre ses conseils.
Après un quart d’heure, l’influenceur estime que la commission d’enquête isole son propos et décide de quitter violemment l’audience. Étant en visioconférence, il raccroche ainsi au nez des députés.
AD Laurent dénonce le sexisme de certains chanteurs
Il y a quelques semaines, AD Laurent a vu son compte TikTok (avec 1,8 million d’abonnés) banni du réseau social suite à une lettre d’Aurore Bergé, la ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes. Après être passé par la télé-réalité, le jeune homme s’est lancé dans l’industrie pornographique et sur les réseaux sociaux. Mais ses propos jugés masculinistes, misogynes et souvent trash autour de la sexualité et de la domination sont remis en cause. D’autant que l’influenceur est visé par une plainte pour viols déposée en 2024.
Face aux députés, AD Laurent se présente comme un créateur de contenu, et non comme un influenceur. Il assure ne diffuser aucun contenu érotique sur TikTok, respectant toujours les codes de la plateforme, et n’avoir jamais encouragé des utilisateurs mineurs à consommer du contenu inadapté. Concernant ses contenus disponibles sur OnlyFans, il déclare qu’“aucun mineur ne peut avoir accès à [ses] plateformes privées”.
Alors que ses propos sont jugés sexistes, AD Laurent se défend fermement et n’a pas hésité à citer les paroles problématiques de chansons de Michel Sardou, Bruno Mars et Orelsan dans ce sens. Le créateur de contenu a ainsi pointé du doigt le fait que ses chansons sont accessibles sans condition d’âge malgré leurs paroles controversées.
Julien et Manon Tanti ne se considèrent pas comme influenceurs
Après Alex Hitchens et AD Laurent, c’est au tour de Julien et Manon Tanti de passer devant la commission d’enquête parlementaire. Ce couple d’anciens de la télé-réalité affiche plus d’un million d’abonnés sur TikTok. L’apparition de leurs enfants dans leurs vidéos est souvent controversée. Face, aux députés, Manon Tanti a précisé qu’ils ne font aucun placement de produit et qu’ils ne les utilisent pas pour gagner de l’argent. Le député et président de la commission Arthur Delaporte en a profité pour épingler le couple sur une collaboration commerciale, signalée, qui met en scène leurs enfants, ce qui est illégal.
De son côté, Julien Tanti regrette d’être considéré comme un influenceur, assurant qu’il fait de la téléréalité. “Je n’influence personne”a-t-il assuré face à la commission.
Nasdas admet avoir fait la promotion de paris sportifs
Nasdas a été le dernier influenceur à être entendu par la commission d’enquête parlementaire. Extrêmement populaire sur Snapchat, notamment, avec plus de 9 millions d’abonnés, l’influenceur affirme toucher peu de revenus provenant de TikTok. Malgré tout, il reconnaît s’être tournée vers la plateforme chinoise pour accroître son nombre d’abonnés. Devant les députés, Nasdas a confirmé vouloir faire une pause de deux à trois ans sur les réseaux sociaux, mettant en avant la santé mentale des créateurs de contenu.
Une séquence de Nasdas a fait le tour des réseaux sociaux. Lors de son audition, l’influenceur a “plaidé coupable”, dévoilant qu’il a vendu du pari sportif et du trading, faisant tout perdre à des familles entières. Selon lui, il aurait fait confiance à des soi-disant experts et à son agence.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
