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Airbnb dans le viseur de l’Assemblée nationale

Le sort d’Airbnb sera étudié attentivement par l’Assemblée nationale.

Depuis plusieurs années, Airbnb est devenu un réflexe pour de nombreuses personnes qui veulent partir en week-end ou en vacances, peu importe leur destination. Dans l’imaginaire collectif, passer par Airbnb plutôt que de louer une chambre d’hôtel traditionnelle revient moins cher et permet de faire des économies qui sont toujours les bienvenues. Bien qu’une étude estime que ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui, Airbnb reste une plateforme incontournable pour les touristes.

Cela fait un moment que des députés désirent mieux encadrer les locations proposées par Airbnb et d’autres plateformes numériques comme Booking et Abritel. Et pour cause : pour eux, ces locations profitent, injustement, d’avantages fiscaux très attrayants par rapport aux locations “classiques”.

Ainsi, ce lundi 29 janvier 2024, l’Assemblée nationale doit examiner un projet de loi transpartisan pour trancher sur le sort d’Airbnb et consorts.

Airbnb : les députés veulent un meilleur encadrement

Les investisseurs, professionnels comme particuliers, ont rapidement compris l’attrait pour Airbnb et n’ont pas hésité à en profiter. L’année dernière, plusieurs députés de différents groupes politiques s’étaient unis pour proposer une loi afin de mieux encadrer les locations touristiques, qui nuiraient à la location de longue durée et au bien-être des locaux.

Comme le soulignent les députés, “en juin 2021, 30 % des logements du centre‑ville ancien de Saint‑Malo avaient été placés sur le marché de la location touristique de longue durée”. Alors que nous traversons actuellement une crise du logement, des plateformes comme Airbnb poussent les locaux en dehors des centres-villes à cause des prix en hausse et créent une pénurie de logements.

Cet après-midi, l’Assemblée nationale va examiner avec attention ce projet de loi.Pour mieux encadrer Airbnb et compagnie, les députés veulent s’attaquer aux avantages fiscaux. Effectivement, il est question de la niche fiscale associée aux meublés touristiques. Pour faire simple, louer un meublé touristique est, à l’heure actuelle, bien plus avantageux que louer un logement traditionnel. Les revenus générés par ce type de logements bénéficient aujourd’hui d’un abattement fiscal entre 50 et 71%. Les députés veulent voir ce pourcentage réduit à 30%, à quelques exceptions près. Les gîtes ruraux, les maisons d’hôtes et les logements des stations de ski en seraient exempts.

Ainsi, l’Assemblée nationale devra surtout étudier une trentaine d’amendements depuis le dépôt de cette proposition de loi. D’autres mesures figurent sur le texte, comme obligations de diagnostic de performance énergétique pour les meublés touristiques ou la possibilité pour les maires des villes de réduire la durée maximale pendant laquelle une résidence principale peut être louée. Verdict dans quelques heures…

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Nous sommes le pays qui ne sait réformer que par des taxes.
    En même temps nous le pays qui payons le plus de taxes avec une dette qui atteint 111,9 % de son PIB, soit plus de 3000 milliards d’euros.

Les commentaires sont fermés.