Un Français sur quatre fait plus confiance à un influenceur qu’à son conseiller en patrimoine pour investir. De même, 36,8 % d’entre eux affirment que des influenceurs les ont aidés dans leurs investissements. Ce sondage réalisé par la société Sortist en 2022 en dit long sur l’importance qu’ont pris ces créateurs de contenus en matière de conseils de placements.
Les finfluenceurs séduisent
Dans un récent rapport, le CFA Institute, une organisation à but non lucratif qui offre aux professionnels de l’investissement une formation en finance, s’est intéressée à ceux que l’on appelle les finfluenceurs et aux raisons de leur succès auprès des jeunes.
On vous invite à aller lire ce texte très instructif. Ce que l’on peut retenir c’est qu’il existe plusieurs raisons qui expliquent cette popularité chez les membres de la génération Z. Ainsi, ces internautes tendent à moins croire les personnes qui travaillent dans des institutions financières que leurs ainés. Ils se tournent donc vers ces influenceurs qui parlent un langage bien plus proche de leur quotidien.
Sur TikTok, les finfluenceurs produisent désormais des vidéos de dix minutes très professionnelles. Ils expliquent dans le détail les différents concepts financiers à un public qui n’est pas toujours au fait des enjeux.
Dans l’ensemble, ces créateurs de contenus sont bien plus orientés vers les investissements dans les cryptomonnaies. Ces monnaies virtuelles ont en revanche moins bonne presse auprès des conseillers en patrimoine traditionnels ainsi qu’au sein des institutions de régulation officielles. Or, le Bitcoin figure notamment en bonne place parmi les placements appréciés des jeunes.
Enfin, et c’est loin d’être négligeable, les conseils des finfluenceurs sont accessibles gratuitement en quelques clics sur Internet, tandis qu’il est bien plus fastidieux de s’adresser à une institution financière traditionnelle, et que cela a un coût.
Attention à l’excès de confiance
Pour autant, il convient de se montrer extrêmement prudent lorsque l’on se renseigne sur des produits financiers sur Internet. Dans une étude sortie fin 2023, l’Autorité des marchés financiers (AMF) notait un excès de confiance chez les nouveaux investisseurs. Ainsi, ces derniers ont tendance à surestimer leurs connaissances en matière financière.
Le gendarme de la Bourse précisait : « Interrogés sur des notions simples comme les effets de l’inflation, la diversification ou le rapport risque/rendement, plus de la moitié des plus jeunes n’ont répondu correctement qu’à deux questions sur six ». Vous pouvez toujours retrouver plus en détail cette étude passionnante dans notre article dédié ici.
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“pourquoi les jeunes font-ils autant confiance aux influenceurs ?”
parce qu’ils sont naïf tout simplement !
🤣
quand ils comprendront qu’ils se font mener pas le bout du nez, ils arrêteront d’y croire… certain le comprennent vite, d’autre beaucoup moins… 🙄
“(…) Ils [les membres de la génération Z] se tournent donc vers ces influenceurs qui parlent un langage bien plus proche de leur quotidien.”
Vu que le langage quotidien, notamment des plus jeunes, est de plus en plus affaibli par une chute vertigineuse du vocabulaire et de la grammaire,
vu que de tous temps ne pas comprendre ou mal comprendre une langue engendre sinon une méfiance du moins une prudence,
vu la spécificité de notre époque, celle d’une méfiance voire d’une hostilité à l’endroit de l’autorité,
vu que le savoir est assimilé à l’autorité,
il est normal qu’entre jeunes la confiance l’emporte par principe et en particulier lorsque le “conseiller” est free-lance, électron libre, en dehors des institutions… tel un “influenceur”.
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Savoir, tâcher du moins de parler, d’écrire correctement est perçu par nombre de jeunes comme pédant, en particulier si le vocabulaire, qui se doit d’être précis, leur échappe, ce qui engendre des réactions de type “Qu’est ta ta, t’essayes de m’embrouiller”. Pathétique. Heureusement il en est pour lire, s’instruire, tenter de penser librement plutôt que de passer son temps sur les réseaux sociaux à s’invectiver à qui mieux le monde, la société, les riches, les bourgeois, les cathos, les musulmans, les juifs, les gays, les femmes, les étrangers… et j’en passe. Triste. Il m’arrive souvent de me demander ce que sera la place, le comportement, les idées de ces jeunes d’ici une vingtaine d’années ; partant, ce que sera le monde d’alors.