Face au streaming illégal, aux torrents, et aux IPTV, les ayants droit recourent à une technique désormais bien connue. Ils signalent les adresses répréhensibles à Google, qui s’emploie ensuite à les retirer de son moteur de recherche. Dans un récent rapport de transparence publié par le géant du web, nous venons de prendre connaissance d’un chiffre qui laisse songeur. On a même envie de se dire, tout ça pour ça. Explications.
10 milliards de demandes de retraits
Les avis DMCA, c’est le nom donné à cette procédure qui permet de signaler les contenus pirates depuis maintenant plus de dix ans. D’après le rapport de transparence publié par la société technologique, ces demandes de retraits dépassent actuellement les 10 milliards.
Comme l’a observé le site spécialisé TorrentFreak, la courbe est tout sauf linéaire. Les requêtes ont d’abord été timides avant d’augmenter de manière spectaculaire. En 2016, on a fini par dépasser le total d’un milliard d’avis DMCA.
Puis, cette progression a fini par stagner du fait d’une nouvelle stratégie mise en place par le moteur de recherche. En effet, ce dernier a quelque peu modifié ses algorithmes pour rendre ces contenus illégaux moins visibles dans les résultats.
Cela n’a duré qu’un temps. L’été dernier, Google a enregistré la 7 milliardième demande de retrait avant que les chiffres ne s’affolent encore et que nous atteignions les 10 milliards. Aujourd’hui, Google reçoit environ 2,5 milliards d’avis DMCA par an, soit 5000 par minute !
Le piratage ne diminue pas
On est dès lors en droit de se questionner sur l’efficacité de cette stratégie. De fait, les acteurs illégaux ont pris l’habitude de contourner les blocages et les déréférencements en créant des sites miroirs qui dupliquent le contenu d’un portail. Quant aux internautes, si certains sont désarçonnés et peuvent choisir d’arrêter de pirater, bon nombre d’entre eux se tournent vers des services VPN ou DNS.
Malgré cette pression qui s’abat sur les sites pirates, nous ne pouvons donc que constater que la consultation de ces offres n’a pas vraiment diminué. Pour ne citer qu’un sondage récent réalisé par Odoxa, 5 % des Français, soit environ 2,5 millions de nos concitoyens, recourent à des moyens illégaux pour visualiser les rencontres (IPTV ou streaming illégal).
Dans le même temps, cette pratique n’est aucunement pointée du doigt, et 6 Français sur 10 expliquent même comprendre ce comportement. Ils jugent en effet que les prix des abonnements des plateformes de streaming et des chaînes de télévision payantes sont trop élevés. N’hésitez pas à consulter cette étude plus en détail dans notre précédent article ici.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Encore un article sur le méchant IPTV, vos pseudo journalistes doivent vraiment être des simplets pour nous sortir chaque jour un article sur le même sujet.
Je vous parie que d’ici la fin de la semaine il y aura encore au moins 1 fois que vous allez en parler.