L’avenir immédiat de la Station Spatiale Internationale (ISS) est menacé par la guerre en Ukraine et l’isolement de la Russie belligérante sur la scène internationale. Comme nous vous le rapportions ce matin, le directeur de Roscosmos Dmitry Rogozin a déjà fait savoir que si la collaboration entre la Nasa, l’ESA, la Jaxa et Roscosmos devait se terminer, il deviendrait impossible de maintenir la station spatiale en orbite.
Des russes dépendent en effet les systèmes de propulsion de l’ISS. Il faut en effet régulièrement relever l’orbite de la Station Spatiale Internationale pour éviter qu’elle ne s’écrase inéluctablement à la surface de la Terre. Ces équipements sont également indispensables pour contrôler la descente de la station et éviter qu’elle ne s’écrase sur des zones peuplées lorsqu’elle arrivera en fin de vie. La Russie utilise depuis quelques années ses vaisseaux Progress pour maintenir l’altitude de la station autour de 400 km.
ISS : la Nasa dispose déjà de capacité limitées pour gérer la station sans la Russie
Dans un communiqué de presse publié il y a quelques jours, le président de Roscosmos avait évoqué la possiblité que l’ISS ne finisse par tomber sur les Etats-Unis, l’Europe, voire la Chine. Pourtant, malgré ces menaces, et les liens diplomatiques rompus entre les Etats-Unis et la Russie, la collaboration spatiale entre la Russie, les Etats-Unis et leurs alliés, se poursuit pour le moment normalement à bord de la staton.
Ce qui n’empêche pas la Nasa de chercher des solutions pour ne plus dépendre de Roscosmos dans les plus brefs délais. Kathy Lueders, responsable du programme spatial habité, vient de révéler que le fabricant américain Northrop Grumman lui a déjà proposé des capacités supplémentaires pour contrôler l’altitude de la station sans les russes.
Et d’ajouter : “et puis, vous savez, nos amis à SpaceX cherchent également des moyens de nous délivrer des capacités additionnelles”. L’agence a souhaité souligner que pour l’instant “il n’y aucun signe que nos homologues russes avec lesquels nous travaillons seraient moins engagés dans le projet. Cela étant, nous cherchons toujours de nouveaux moyens qui délivreraient plus de flexibilité opérationnelle, et nos fournisseurs cargo se penchent en ce moment sur l’ajout de nouvelles capacités”.
La capsule cargo Cygnus de Northrop Grumman est déjà équipée de la capacité de remonter l’altitude de la station spatiale internationale. La première unité équipée de cette fonctionnalité s’est arrimée à la station le 21 février 2022. La Nasa veut néanmoins continuer de tendre la main à ses partenaires russes.
Kathy Lueders conclut en effet : “il reste qu’il serait très difficile pour nous d’opérer l’ISS seuls – la station a été conçue comme un partenariat international avec de nombreuses interdépendances. En tant qu’équipe, nous cherchons comment et où nous pourrions introduire des flexibilités opérationnelles, mais… ce serait un jour très triste pour les opérations internationales si nous ne pouvons pas continuer à opérer en paix ensemble dans l’espace”.
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En 21 ans d’existence, l’ISS est restée un symbole inébranlable de la détente et du monde postérieur à la guerre froide. La collaboration entre la Nasa, ses divers partenaires et la Russie a jusqu’ici survécu aux relations de plus en plus tendues avec la Russie – y compris après la guerre de Crimée en 2014. Il n’est néanmoins pas certain que cette collaboration puisse continuer compte-tenu de l’extrême gravité de la situation qui découle de l’invasion Russe en Ukraine.
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Mensonges à tour de bras
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