La Station spatiale internationale a dû retrancher ses astronautes après le message d’une potentielle collision avec un nuage de débris spatiaux, lundi 15 novembre entre 02h et 04h du matin sur la côte Est américaine. L’agence spatiale russe fut la première à l’évoquer. Peu de temps après, les États-Unis ont réagi via leur porte-parole du département d’Etat américain, Ned Price. L’État fédéral accuse la Russie d’avoir tiré un missile antisatellite.
Le test, réalisé ce week-end, visait un autre satellite, inactif depuis les années 80, du nom de Cosmos 1408. Mais par conséquent de ces essais, “plus de 1 500 débris orbitaux traçables, et des centaines de milliers de morceaux plus petits de débris orbitaux qui menacent désormais les intérêts de toutes les nations” se sont créés, indiquait l’Américain. L’agence spatiale russe n’a pas parlé de l’origine de son tir antisatellite.
À l’intérieur de la Station spatiale internationale (ISS), les sept astronautes en mission ont tous exécuté un plan dans leur vaisseau respectif (Dragon et Soyouz). En cas de probabilité de collision trop forte, la mission les aurait conduits à un retour sur Terre précipité. Pour éviter la menace, l’ISS a procédé à une modification de sa trajectoire (un exercice fréquent, mais qui rencontre rarement des actions de telles sortes, non-planifiées et de grande ampleur).
La NASA “scandalisée”
Le patron de la NASA, Bill Nelson, a réagi sur Twitter en s’affirmant “scandalisé par cette action irresponsable et déstabilisatrice ”, avant d’ajouter qu’il est “impensable que la Russie mette en danger non seulement les astronautes américains et des partenaires internationaux dans l’ISS, mais aussi ses propres cosmonautes”.
“Le détruire n’était absolument pas nécessaire”, expliquait Jonathan McDowell, astronome, à l’AFP, à propos du test antisatellite russe sur Cosmos 1408. “Il s’agit purement d’un test militaire […] Nous avons déjà beaucoup trop de débris là-haut pour délibérément en générer d’autres, c’est inexcusable”, a-t-il ajouté. “Nous attendons avec impatience un jour plus calme demain”, a déclaré l’astronaute de la NASA Mark Vande Hei depuis la station spatiale, en réponse au dernier appel de Mission Control lundi.
De son côté, un cosmonaute russe, actuellement à bord de l’ISS, a tenté de rassurer sur Twitter. “Les amis, tout est en ordre chez nous. On continue le travail selon notre programme”, expliquait-il. Toujours sans citer l’origine du nuage de débris, l’agence spatiale russe s’est quant à elle exprimée sur les trajectoires : “L’orbite de l’objet, qui a forcé l’équipage aujourd’hui à se rendre dans le vaisseau selon les procédures standards, s’est éloignée de l’orbite de l’ISS”, tweetait Roscosmos.
Actuellement, les astronautes ont tous repris leur poste. En revanche, certains modules restent encore inaccessibles : les portes restant fermées par mesure de sécurité. Les États-Unis disent travailler activement pour retrouver l’origine exacte des débris.
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l’agence spatiale russe s’est quant à elle exprim(ait)ÉE sur les trajectoires
Merci de relire vos articles svp
et puis c’est évident les américains n’ont jamais fait ça! sinon ils auraient prévenu la planète entière …