Le mercredi 26 mars dernier, le député des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, participait à un live sur la plateforme Twitch en compagnie de son collègue de La France Insoumise (LFI), également élu dans le Vaucluse, Raphaël Arnault. Il s’est justement exprimé sur le sujet de l’IPTV qui n’en finit plus de faire réagir.
Une déclaration qui fait polémique
Quand le député LFI Sébastien Delogu affirme avoir recours à un système de visionnage «illégal» de la télévision. → https://t.co/fMmp7bhRRv pic.twitter.com/qfn5i7nAlb
— Le Figaro (@Le_Figaro) March 29, 2025
Sébastien Delogu a ainsi expliqué : « Je ne regarde pas Netflix, j’ai l’IPTV et du coup l’IPTV c’est illégal, et ça ne m’intéresse pas de payer des gens qui vont s’en foutre plein les poches ». Des propos qui ont le mérite d’êtres clair et qui ont fait sourire son partenaire de stream qui anticipait une polémique dans les médias. Il a d’ailleurs vu juste et ce passage a fait les choux gras la presse de droite et d’extrême droite tout au long du week-end.
Comme le rappelle Le Figaro, cette pratique est illégale en France si le boîtier est employé pour détourner des flux télévisuels, notamment pour visionner sans l’autorisation des ayants droit des contenus protégés.
Cela dit, les autorités se concentrent actuellement plutôt sur les fournisseurs de ces services. Des réseaux sont ainsi régulièrement démantelés, tandis que les sites sont déréférencés et bloqués par les fournisseurs d’accès à Internet.
Le recours à l’IPTV illégale est massif en France
Si la franchise de ce parlementaire peut surprendre, il est important de rappeler que des millions de personnes piratent régulièrement en France. Fin 2024, la LFP et l’Arcom rapportaient des chiffres alarmants concernant la Ligue 1.
D’après une étude partagée à l’occasion d’une conférence de presse, 37% des spectateurs du championnat l’ont suivi illégalement depuis le début de la saison. C’est même encore plus élevé pour des matchs tels que OM-PSG (le premier de la saison), avec pas moins de 55% des spectateurs ayant recouru à des moyens détournés. Le manque à gagner pour le secteur du sport et les diffuseurs et on estime que ces sites illégaux coûtent 290 millions d’euros par an.
Deux sénateurs ont justement déposé une proposition de loi visant notamment à sanctionner les personnes qui commercialisent les IPTV d’une peine de 300 000 euros d’amende et de trois ans d’emprisonnement.
Ils entendent également renforcer les pouvoirs de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) via le déploiement d’un système automatisé qui améliorerait sa réactivité. Il semble donc être question d’un “Piracy Shield” qui a connu plusieurs ratés en Italie. Plus d’infos sur cette initiative qui sera bientôt examinée ici.
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