2,99 euros par mois. C’est la somme que je verse sans défaut depuis plusieurs années à Google pour mon abonnement One de 200 Go. Une dépense qui peut sembler dérisoire, mais qui sur le long terme représente tout de même 35,88 euros par an. En découvrant la BeeStation de Synology vendue autour de 270 euros, mon envie de me passer d’un abonnement m’a titillé.
Découvrez le BeeStation au meilleur prix ici
L’idée de reprendre le contrôle de mes données personnelles, de ne plus dépendre d’un géant du web, et de construire mon propre écosystème cloud me faisait rêver. La BeeStation étant un NAS grand public, promettait tout cela, avec ses 3,5 To de stockage, la possibilité de brancher d’autre système de stockage avec son port USB A et son port USB C, ainsi que ses applications dédiées.
L’installation : un sans-faute

Premier contact avec la BeeStation : l’installation. Et là, Synology fait fort. Deux câbles à brancher (alimentation et réseau), quelques clics dans une interface web claire, et c’est parti. Même pour les néophytes, impossible de se tromper. Les applications BeePhotos et BeeFiles s’installent tout aussi facilement sur un smartphone.
Des performances en demi-teinte
Les premiers jours d’utilisation ont rapidement révélé les limites du système. Premier écueil : le bruit. Le disque dur mécanique de la BeeStation émet un grattement constant lors des accès, suffisamment fort pour être entendu par-dessus le son de la télévision. Un détail ? Pas vraiment quand l’appareil est installé dans le salon, proche de la box en raison de son branchement en ethernet.
Mais le plus gênant reste les performances. L’importation initiale de ma bibliothèque Google Photos (environ 150 Go) a pris plus de deux jours. Environ 10 % des photos que j’ai importé ont été laissés de côté pour cause d’absence de métadonnées. Cela n’avait posé aucun problème à Google Photos.

Dans l’interface photo accessible en cloud, la reconnaissance faciale, si précise chez Google, multiplie ici les doublons et les erreurs. La recherche d’une simple photo de « chat » peut prendre jusqu’à une minute, quand Google Photos donne des résultats instantanés. Il est aussi plutôt de pouvoir accéder à l’intégralité des photos, étant donnée la vitesse de lecture limitée du disque.
BeePhotos vs Google Photos : un match déséquilibré
L’interface de BeePhotos n’est pas mauvaise, mais elle accuse un retard considérable face à Google Photos. La synchronisation des photos depuis le smartphone connaît des ratés et l’affichage des miniatures prend plusieurs secondes à chaque changement d’écran. Google propose aussi une édition plutôt avancée des photos, ainsi que la production automatique d’albums souvenirs.
Verdict, retour à Google Photos

Après cet essai, j’ai dû me rendre à l’évidence : la BeeStation ne remplacera pas mon abonnement Google One. Elle trouve sa place comme solution de backup supplémentaire, particulièrement pour les fichiers importants auxquels j’accède rarement. Mais pour la gestion quotidienne des photos, Google Photos reste indétrônable.
Ce n’est pas tant une question de prix puisque la BeeStation reste économiquement intéressante sur le long terme. C’est plutôt une question de confort d’utilisation et de fonctionnalités. Google Photos offre une expérience utilisateur tellement fluide et des fonctionnalités si avancées que le surcoût mensuel de 2,99 euros semble finalement justifié.
La BeeStation trouve sa place
La BeeStation s’est révélée être un excellent complément à Google Drive, pas un remplaçant. Elle sert désormais de backup local automatique pour mes photos et documents importants. Une sécurité supplémentaire qui me permet de dormir tranquille, sachant que mes souvenirs sont stockés à la fois dans le cloud Google et sur mon réseau local.
C’est peut-être là que réside la vraie sagesse : ne pas chercher à tout prix à remplacer les services cloud des géants du web, mais plutôt à les compléter intelligemment avec des solutions locales. La BeeStation excelle dans ce rôle de backup local automatisé, même si elle peine à convaincre comme alternative complète à Google Photos.
Notre avis sur la BeeStation de Synology
Si vous cherchez une solution de backup local fiable et simple à utiliser, la BeeStation est un excellent choix. Elle conviendra parfaitement à ceux qui veulent sauvegarder automatiquement leurs fichiers importants, avoir accès à leurs données avec un cloud personnel et disposer d’une solution de stockage importante à moindre coût.
En revanche, si vous espérez remplacer totalement Google Photos ou d’autres services cloud grand public, vous risquez d’être déçu. La BeeStation est un excellent outil de backup, mais elle ne peut pas rivaliser avec la puissance et le confort d’utilisation des services cloud majeurs.
Découvrez le BeeStation au meilleur prix ici
Mon conseil ? Gardez votre abonnement Google One si vous êtes un utilisateur intensif de photos, et utilisez la BeeStation comme solution de backup complémentaire. C’est dans ce rôle qu’elle donne le meilleur d’elle-même.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Synology BeeStation
269,95 €On aime
- Installation très simple et intuitive
- Grande capacité de stockage avec 3,5 To disponibles
- Excellent choix comme solution de backup local
- Possibilité d'étendre le stockage grâce au port USB A et au port USB C
- La création d'un cloud personnel
On aime moins
- Bruit gênant dans un salon en cas d'accès
- Performances limitées avec une importation initiale très lente
- Interface moins performante que Google Photos avec des temps de chargement longs pour les miniatures
Pendant ce temps là les amateurs d’open source utilisent immich, fork de google photo.
Utilisé sur un vieux pc je n’ai aucun problème de performance, j’ai migré il y a quelques semaines 140000 photos en une matinée et je ne paye rien à personne.