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On a joué à… Red Dead Redemption 2 : « Make western great again » ?

Notre avis complet concernant le très populaire/décrié Red Dead Redemption 2. Une oeuvre d’art oui, mais pas dénuée d’imperfections pour autant…

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RDR-2-Intro

RDR2, l’après GTA V…

Après l’énorme succès GTA V, Rockstar Games a donc pu profiter de quelques longues années pour peaufiner son nouveau bébé : Red Dead Redemption 2. Un jeu qui place les joueurs dans la peau de Arthur Morgan, en 1899, soit une douzaine d’années avant les événements relatés dans le premier Red Dead Redemption. Le titre suit les aventures de la bande de Dutch van der Linde (dont Arthur Morgan fait évidemment partie), après un braquage qui a mal tourné dans la ville de Blackwater.

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Comme c’était déjà le cas dans GTA V, Red Dead Redemption 2 propose un prologue (sous la neige) particulièrement scénarisé, scripté… et même un peu chiant pour être sincère. Les premiers pas sont très (très) dirigistes, avec un Arthur Morgan qui semble peiner à se mouvoir, et un jeu qui nous impose alors divers allers-retours, sans jamais laisser la moindre liberté au joueur. Frustrant… Evidemment, on ne saurait que trop vous conseiller de serrer les dents durant ces 2 premières heures, puisque rapidement, une fois la joyeuse troupe redescendue dans la vallée, on profite enfin du « vrai » Red Dead Redemption 2 et de son open-world tant attendu.

D’une beauté et d’un réalisme sidérants

Là, on découvre un jeu aux environnements absolument sidérants de réalisme, avec un souci du détail juste hallucinant. Outre la modélisation des différents personnages, des animaux, des lieux et de la nature environnante, Red Dead Redemption 2 prend vie sous nos yeux, grâce à une multitude de détails qui forcent le respect et ce, de la première à la dernière minute de jeu. Il suffit de marcher dans la boue, traverser une rivière, frôler un arbre, abattre un gibier, fouiller un corps ou encore aller taquiner la perche au lac du coin pour découvrir des animations ultra-détaillés, et un côté ultra-réaliste auquel on ne s’attendait pas, et que l’on a juste jamais vu dans un jeu vidéo. Sur Xbox One X, le jeu est d’une beauté sans pareille, et je ne saurais que trop vous conseiller cette version si vous le pouvez.

test red dead redemption 2

Open world oblige, Red Dead Redemption 2 invite le joueur à gambader sur la (gigantesque) map, à la recherche de nombreux objectifs secondaires. Evidemment, il suffit de suivre les indicateurs sur la map pour s’intéresser à la quête principale, et voir comment évoluent les affaires de la bande de Dutch. L’occasion notamment de passer un peu de temps avec un certain John Marston, qui sera le héros de Red Dead Redemption premier du nom. Si dans un premier temps, les objectifs sont assez rébarbatifs, on évolue rapidement vers des missions nettement plus exaltantes, même si, globalement, Red Dead Redemption 2 reste un jeu assez calme, parfois même un peu mou, mais dans lequel il va clairement falloir savoir prendre son temps.

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Un western à mille temps…

En effet, le dernier-né de chez Rockstar Games n’est pas un jeu qui procure un « fun immédiat« . Loin de là même… Pour être apprécié, Red Dead Redemption 2 nécessite donc pas mal de temps, d’investissement personnel, la « faute » à son réalisme parfois exacerbé, qui fera criser plus d’un joueur. En effet, si fouiller un personnage de manière ultra-réaliste est très impressionnant la première fois, cela prend également de longues secondes… Idem en ce qui concerne de nombreux à-côtés comme caresser/brosser/nourrir son cheval, se cuisiner de bons petits plats, moudre son café, nettoyer son arme, faire quelques emplettes à la boutique du coin…

test red dead redemption 2

Par exemple, au fil du temps, les cheveux et la barbe d’Arthur vont pousser, et il faudra donc prendre le soin de passer chez le barbier de temps en temps pour se refaire une beauté. A cela s’ajoute la possibilité de jouer au poker, aux dominos, au jeu du couteau… Bref, c’est une seconde vie que l’on nous propose de vivre ici, et il n’est pas rare de jouer parfois 2, 3 voire 4 heures d’affilée…. sans avoir fait évoluer d’un iota la trame scénaristique.

Tout (ou presque) nécessite un temps fou dans Red Dead Redemption 2, et il faut donc accepter de s’impliquer à fond dans le jeu pour pouvoir s’imprégner de son ambiance, et assimiler le fait que ces nombreux à-côtés servent bel et bien à renforcer l’immersion. Toujours est-il que certains joueurs pourront (et je les comprends) pourront ne pas accrocher du tout à ce parti pris, et lâcher prise au bout de quelques heures, la faute à un certain ennui général.

Quelques faiblesses quand même…

Aussi prodigieux soit-il en terme de réalisation technique, de soin du détail et de réalisme, Red Dead Redemption 2 n’est pas exempt de petits défauts qui, comme le temps qu’il impose, pourront décevoir plus d’un joueur. Parmi les quelques griefs qui peuvent gêner (c’est mon cas), on citera une certaine lourdeur dans les commandes. Cette dernière ne se manifeste pas vraiment lors des (loooooongues) chevauchées imposées par le jeu, mais il suffit de devoir faire face à 3 ou 4 ennemis pour percevoir les limites des contrôles… Arthur Morgan peine quand même pas mal à se mettre à couvert de manière rapide (et souvent efficace) et les gunfights sont eux aussi un peu trop lourdauds.

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test red dead redemption 2

De même, l’ergonomie générale n’est pas très instinctive il faut bien le dire, et ceux qui recherchaient un « jeu de cow-boy fun et accessible » seront forcément déçus du voyage. A cela s’ajoutent les centaines de petits à-côtés (se raser, se nourrir, boire un verre (ou deux…), s’habiller en fonction de la température extérieure, attacher son cheval sous peine de se le faire voler…) dont pas mal de joueurs se seraient volontiers passés.

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Heureusement, tout n’est pas obligatoire, et on peut tout à fait se contenter de l’essentiel, au risque toutefois de briser l’immersion apportée justement par ces différents à-côtés. Un jeu incroyablement abouti, sur de nombreux points, mais dont le souci du détail et une certaine lourdeur (contrôles, interface…) pourront en décontenancer certains, qui abandonneront le jeu avant même la fin du chapitre 2, la faute à un titre qui semble parfois faire passer le contemplatif avant le fun….

Mon avis concernant Red Dead Redemption 2

Red Dead Redemption 2 est une incontestable réussite, c’est certain. Techniquement, le jeu est juste époustouflant de maîtrise (sur Xbox One X notamment), et Rockstar Games a poussé le souci du détail jusqu’à un niveau jamais atteint. La map est immense, les possibilités sont nombreuses, l’intrigue est plutôt passionnante et la mise en scène est juste impeccable de justesse, soutenue qui plus est par une bande-son discrète, mais bigrement efficace. Toutefois, aussi brillant soit-il, Red Dead Redemption 2 ne plaira clairement pas à tout le monde, et certains le trouveront tout simplement d’une « chiantise » absolue… La faute notamment à des contrôles assez lourds, tout comme l’interface générale, mais aussi (et surtout) à un style de jeu qui demande un temps fou et un investissement personnel énorme, que certains ne pourront/voudront pas lui accorder…

6 Commentaires

6 Commentaires

  1. Mister Crow

    29 novembre 2018 at 7 h 22 min

    C’est sympa de voir autre chose qu’un 21/20 en terme de note .je trouve que c’est une bonne critique avec les point forts et le point faibles sans être d’une lourdeur à digéré (merci de ne pas avoir parlé des couille de cheval dynamique on s’en tampone un peu)

  2. davon

    29 novembre 2018 at 8 h 40 min

    bonjour. vous oubliez aussi toutes les erreurs techniques qui ne permettent pas une immersion totale. en effet depuis que je l’ai insptallé j’ai du avoir facilement une quinzaine d erreur qui me recrache le cd avec une belle erreur bleue sur la ps4. dommage

    • Stéphane Ficca

      29 novembre 2018 at 9 h 09 min

      Aie… en effet :-/
      De mon côté, le test a été effectué sur Xbox One X, à partir d’une version disque, et aucun souci de crash, freeze ou autre recrachage de disque à signaler.

  3. Gaëtan

    29 novembre 2018 at 10 h 46 min

    Mouais. L’auteur ne semble pas avoir fini le jeu et peut-être n’y a-t’il même pas joué.

    S’hydrater, n’est pas possible dans le jeu (à moins que l’on parle des alcools pour restaurer les différents noyaux, ce qui n’est pas s’hydrater car l’alcool cela déshydrate ;)), se faire voler le cheval, cela ne m’est jamais arrivé (et je l’ai laissé un paquet de fois en vrac au milieu de la rue (ou de nulle part).
    La lourdeur des mouvements c’est à mon avis un parti pris dans le réalisme (personne ne court le 100 m en 7s donc Arthur Morgan non plus), et la vie n’allait pas à 100 000 à l’heure en 1899 (enfin j’imagine que l’on vivait plus au rythme de la nature).
    Le seul point embêtant du jeu reste les erreurs que l’on commet (c’est pas le jeu) quand on veut aller trop vite. Par exemple tu veux saluer un passant alors que tu n’as pas rengainé ton arme et bah tu le vises, ça s’énerve (normal) et ça part en fight (ou pas). Ou quand tu fouilles un cadavre et qu’un gars passe en cheval à proximité, bah tu lui piques son cheval. ET C’EST TOUT.

    L’auteur a par contre complétement oublié d’évoquer l’immersion émotionnelle du jeu. Aucun jeu jusque là ne m’avait procuré un tel attachement à un personnage vidéoludique. Même Joël et Elie de « The Last of Us » ne m’ont pas touché avec tant de force. Il n’y a qu’à lire les commentaires sur Youtube ou JVC et vous verrez nombre de joueurs racontant ce qu’ils ont vécu (attention ça spoil de ouf).

    Bref, au-delà du graphisme (incroyable), de la taille du monde ouvert et surtout su nombre de truc à y faire (on est pas dans Mad Max là, j’vous le dis tout de suite, c’est bluffant), du scénario (digne d’un film), ce que je retiens c’est donc l’émotion procurée par ce jeu. Cela me rappel les livres que je lisais ado « les livres dont vous êtes le héros » ou il fallait faire des choix pour avancer dans l’histoire. Et bien Red Dead Redemption II c’est ni plus ni moins qu’un film dont vous êtes le héros.

    • Stéphane Ficca

      29 novembre 2018 at 21 h 40 min

      Hello !
      Tant mieux si ce RDR2 vous a comblé (j’en connais beaucoup dont c’est le cas) 🙂
      Maintenant, il faut aussi respecter le fait que certains (et j’en connais aussi) ne vont pas accrocher au jeu, certains à cause de la « lourdeur » de certaines actions, d’autres à cause de l’ergonomie largement perfectible, ou simplement (et surtout) à cause d’un style général, d’un parti pris, qui ne leur convient tout simplement pas.

  4. ced

    29 novembre 2018 at 19 h 34 min

    Bonsoir

    le meme jeu avec la jouabilité d’un far cry et là, on a un must. Mon point de vue.

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