Que vous soyez fan ou non, Katy Perry est une vedette mondiale. L’interprète de Fireworks n’a cependant jamais parlé de son amour pour l’espace. Pourtant, il semblerait qu’elle soit très intéressée par ce domaine, vu qu’elle s’apprête à prendre place dans une fusée.
La mission, menée par Blue Origin, doit décoller dans quelques semaines. Elle ressemble d’ailleurs plus à une attraction touristique pour multimillionnaires qu’à un véritable lancement spatial. Le plan de vol est extrêmement court, avec 11 petites minutes passées en l’air, dont seulement 2 dans « l’espace » (ou plutôt aux frontières de celui-ci).
Le tourisme spatial : passion des ultrariches
Pendant ces 120 secondes, les membres d’équipage pourront profiter d’une sensation d’impesanteur. Ils vont “flotter” dans le vide spatial, avant d’être rattrapé par la gravité à mesure que la fusée retombe sur Terre. Une mission de tourisme spatial comme Blue Origin en a déjà lancé, mais dont le célèbre casting fait réagir le monde entier.
En plus de Katy Perry, tête de proue marketing de cette mission, d’autres stars notamment du petit écran vont se retrouver dans l’espace. L’équipage est composé de Gayle King, une présentatrice télé, on retrouve également sa consoeure Lauren Sanchez, qui se trouve être la fiancée de Jeff Bezos, le propriétaire de Blue Origin.
Enfin, la productrice de films Kerianne Flynn et l’activiste pour les droits de l’homme Amanda Nguyen seront également de la partie. Cette petite troupe inexpérimentée (c’est un doux euphémisme) sera sous la responsabilité de Aisha Bowe, ingénieure ayant travaillé pour le compte de la NASA.
Elles rejoindront la liste des personnalités ayant atteint l’espace avec un vaisseau Blue Origin. Depuis le 19 juillet 2021, et le premier vol de Jeff Bezos, l’espace est devenue une destination touristique très tendance.
Depuis cette mission, environ 20 personnes par an vont dans l’espace (sans compter les astronautes professionnels). C’est notamment le cas de William Shatner, acteur célèbre dans le monde entier pour son rôle de James T. Kirk dans Star Trek.
Bien qu’en très bonne santé, Shatner avait 90 ans lors du vol NS-18. Son voyage a aidé à démystifier de telles missions aux yeux du grand public. Se rendre dans l’espace n’apporte pas beaucoup plus de sensations fortes qu’un tour dans des montagnes russes.
Une « concurrence » très mal vue

Du côté des astronautes plus traditionnels, l’arrivée de ces touristes n’est pas très appréciée. Voyager dans l’espace est le rêve d’une vie, ils ont consacré des années d’efforts, sans jamais faire le moindre faux pas. Mais voilà que touchant au but, ils sont remplacés par des millionnaires en quête de sensation forte, ou simplement d’un coup de com de plus.
La NASA et l’armée américaine ont elles aussi eu du mal à qualifier ces vols « touristiques ». Depuis les années 60, l’armée de l’air (US Air Force) remet un « badge des astronautes » à toute personne qui dépasse les 80 kilomètres d’altitude.
Jusqu’à 2021, seuls des astronautes ou des pilotes d’avion de chasse (notamment des X-15) avaient eu le droit à cet honneur. Mais l’avènement du tourisme spatial a rebattu les cartes. Pour ne pas devoir donner des insignes à n’importe qui, l’US Air Force a revu ses critères et demande maintenant la « participation à un vol spatial tel que défini par la NASA ou le ministère de la défense des États-Unis. »
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.