Le terme blockchain est souvent associé aux cryptomonnaies. Cependant, en plus d’être la technologie des crypto, celle-ci a d’autres usages, comme les NFT, les contrats intelligents (rédigés dans le code et qui s’auto exécutent), etc. De son côté, Orange a décidé de tester une façon d’utiliser la blockchain pour sécuriser ses interventions.
Tout d’abord, une petite définition. En termes simples, la blockchain est une base de données, ou un registre, décentralisé. Comme nous l’expliquions dans un précédent article, les informations ne sont pas stockées sur un serveur central, elles sont diffusées sur un réseau d’ordinateurs.
Et c’est ce côté décentralisé qui rend ces informations infalsifiables. En effet, modifier les informations sur un ordinateur ne servirait à rien, puisque cela ne modifierait pas les données stockées par l’ensemble du réseau (sauf si on fait la même modification sur 51 % des ordinateurs).
Le fait que la blockchain permet de stocker des informations presque infalsifiables ne permet pas seulement de sécuriser les cryptomonnaies et les NFT, c’est également un bon moyen de sécuriser des historiques. Et c’est cela qui intéresse Orange.
Comment la blockchain s’invite sur les interventions
Selon nos confrères d’Usine Digitale, l’opérateur expérimente l’utilisation de lunettes connectées par les techniciens d’intervention. Outre le fait que ces lunettes permettent au technicien d’être guidé à distance, elles enregistrent aussi une vidéo.
Et la blockchain, dans tout ça, va permettre de garantir l’authenticité de ces enregistrements. Comment ? Les vidéos sont enregistrées dans le cloud, mais elles seront associées à des clés stockées dans la blockchain.
En cas de falsification, en modifiant la vidéo, le “hash” ou l’empreinte unique du fichier serait modifié. Et cette falsification pourra être prouvée en comparant avec la clé qui a été stockée dans la blockchain. Selon les explications d’Usine Digitale, ce serait un moyen de “notariser” ou de “huissieriser” les interventions des techniciens. Mais ce n’est pas tout.
Des tokens d’accès pour un local
En effet, l’opérateur voudrait également utiliser la blockchain pour générer les tokens, ou des jetons, qui permettraient un accès à des locaux aux techniciens pour une intervention. En substance, avant l’intervention, le jeton est généré, puis stocké dans le smartphone du technicien, via un wallet. Puis, ce jeton pourra être utilisé pour accéder à un local auquel ce technicien n’a normalement pas accès.
Cité par Usine Digitale, Philippe Delbary, directeur d’Orange Innovation en charge du programme Future of work, le but serait de réduire le nombre de KO techniques (des interventions qui n’ont pas pu être réalisées). Pour le moment, il s’agit d’expérimentations. Mais alors que les valeurs des cryptos se sont effondrées en 2022, ces exemples nous donnent un aperçu de l’utilisation de la blockchain dans le monde du travail de demain.
Sinon, il est à rappeler qu’on a aussi des usages intéressants de la technologie dans le domaine du luxe, pour vérifier l’authenticité et le propriétaire d’un produit.
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