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La Commission européenne surveille Apple Pay de très près

La société continue de favoriser ses propres apps, et ceci ne plaît pas trop aux législateurs.

La Commission européenne continue d’enquêter sur la supposée position dominante d’Apple. Cette fois-ci, c’est son service Apple Pay qui fait la une. La plateforme permet de régler ses achats en approchant l’iPhone d’un TPE, grâce à la puce NFC du mobile. Il suffit de numériser ses cartes bancaires, et le tour est joué. Le problème ? Aucune solution concurrente n’est tolérée. Si vous souhaitez régler vos achats avec Google Pay, c’est niet.

Pour les officiels, c’est là la définition même d’un comportement peut-être anticompétitif. Mais Apple dépense des milliards de dollars en lobbying, et les avocats des plus importantes capitalisations de la planète ont leurs entrées au Parlement. C’est la raison pour laquelle le débat n’est, aujourd’hui, pas encore tranché.

Quel avenir pour Apple Pay ?

Concernée par le DMA (Digital Markets Act), Apple pourrait devoir répondre de sa politique devant les législateurs. On sait, par ailleurs, que la société a déjà plié face à la Commission européenne. L’iPhone 15, tout juste sorti, embarque ainsi un port USB-C pour la recharge. C’est une loi passée au niveau du continent qui l’impose, à la firme à la pomme et à tous les autres constructeurs. Ce standard étant notamment voué à, par son universalité, réduire l’impact des chargeurs tiers sur l’environnement. Le 2 mai 2022, Bruxelles avait déjà ouvertement contacté Cupertino pour lui soumettre des objections concernant Apple Pay. Depuis, l’affaire suit son cours.

Selon des chiffres de l’an dernier signés TouchNet, 25 % des étudiants utilisent Apple Pay pour leurs achats quotidiens. L’éditeur semble d’ailleurs séduire tout particulièrement les jeunes aux États-Unis, avec ses iPhone. Ce sont, chez l’Oncle Sam, les plus populaires pour cette tranche d’âge – tous fabricants confondus.

Autoriser les solutions tierces : un début

En devant autoriser les moyens de paiement concurrents d’Apple Pay sur l’App Store, Apple suivrait le mouvement déjà amorcé en interne précédemment. L’entreprise de Tim Cook aurait en effet déjà accepté de laisser les développeurs proposer des apps pour iOS, sans passer par l’App Store. Un bon moyen, pour eux, de se passer des 30 % de commission de la boutique en ligne.

En offrant davantage de liberté aux créateurs d’apps, Apple a donc déjà fait un effort en faveur de la compétition. Mais ceci lui en coûte, car de nombreux utilisateurs préfèrent payer leur abonnement 30 % moins cher en l’achetant directement sur le site web d’un service.

Pour s’offrir un titre AAPL à la bourse de Wall Street, à l’heure où nous écrivons ces lignes, il faut débourser 179 dollars environ. Le groupe américain pèse près de 2 800 milliards de dollars.

En bref :

  • La Commission européenne continue d’enquête sur Apple Pay
  • Le service est soupçonné de positionnement anticoncurrentiel
  • Les iPhone pourraient devoir autoriser les solutions de paiement tierces sur l’App Store

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2 commentaires
2 commentaires
  1. Encore des imbéciles (à la commission européenne) qui parlent de sujet qu’ils ne connaissent pas.

    On peut parfaitement installer et utiliser Google Pay sur un iPhone.

    De fait il n’y a pas de position dominante de la part d’Apple.

    1. Ah bon ? il est impossible d’utiliser le paiement nfc de google pay sur un iphone en europe. tu peut installer l’application, payer par QR code, mais tu ne peut pas t’en servir en sans contact, donc sur iphone il y a effectivement une seul possibilité pour payer en sans contact, c’est apple pay

Les commentaires sont fermés.