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La NASA est en alerte : cet astéroïde pourrait bientôt frapper la Terre

Un astéroïde de 90 mètres en route vers la Terre : faut-il s’inquiéter ?

Un corps céleste nommé 2024 YR4, repéré fin décembre dernier, voit ses probabilités d’impact avec notre planète augmenter progressivement. Ce sont les dernières données de la NASA qui le disent. Surveillé de près par les agences spatiales du monde entier en raison de sa trajectoire potentiellement dangereuse pour la Terre, 2024 YR4 est situé à moins d’un million de km de notre planète. À l’échelle cosmique, c’est une distance absolument ridicule qui équivaut à environ la distance d’un aller-retour vers la Lune.

L’astéroïde 2024 YR4 se rapproche dangereusement

Les calculs effectués par le Centre d’études des objets géocroiseurs de la NASA (CNEOS) montre désormais que 2024 YR4 a 3,1 % de chance de rentrer en collision avec la Terre en 2032, soit une chance sur 32. Ces chiffres placent cet astéroïde en tête du classement des risques d’impact potentiels, loin devant les autres.

Bien que cette probabilité soit relativement faible, elle ne cesse d’augmenter. Le 28 janvier, les probabilités d’impact n’étaient que de 1,2 %, avant de grimper à 1,58 % début février, puis à 2,2 % le 10 février. Face à cette progression, la NASA a programmé des observations supplémentaires via le télescope spatial James Webb. Si la menace d’un impact devient plus sérieuse, des mesures pourraient être prises pour dévier l’astéroïde de sa trajectoire.

Pour comprendre ce phénomène d’augmentation des probabilités, prenons un exemple simple. Imaginez un photographe qui tente de capturer un oiseau en vol ; au début, la photo est floue : l’oiseau pourrait être n’importe où dans le cadre. À mesure que l’image se précise, la zone possible où se trouve l’oiseau se rétrécit. Si l’oiseau semble toujours présent dans cette zone plus nette, la certitude de sa présence augmente – jusqu’à ce que l’image devienne parfaitement claire, révélant enfin si l’oiseau est réellement présent ou non.

De la même manière, chaque nouvelle observation de l’astéroïde affine notre « photographie » de sa trajectoire. Pour l’instant, la Terre se trouve toujours dans le « cadre » possible de sa route, d’où l’augmentation des probabilités. Toutefois, l’histoire des observations des géocroiseurs nous a souvent montré que, quand l’image devient parfaitement nette, l’astéroïde se révèle finalement hors de notre chemin. C’est ce qu’explique le Dr Bruce Betts, directeur scientifique de la Planetary Society.

Les dimensions de 2024 YR4, estimées entre 40 et 90 mètres de diamètre, laissent présager des conséquences variables en cas d’impact. Même dans l’hypothèse la plus optimiste, l’énergie libérée atteindrait 8 mégatonnes (l’équivalent  théorique de plus de 500 bombes nucléaires de la taille de celle d’Hiroshima), une énergie comparable, mais légèrement inférieure à celle de l’événement de la Toungouska en 1908. Un objet céleste avait alors explosé dans l’atmosphère au-dessus de la Sibérie, en libérant une énergie équivalente à environ 10 à 15 mégatonnes.

Où tomberait-il si cela arrivait ? Le Réseau international d’alerte aux astéroïdes a identifié une zone de risque s’étendant de l’est de l’océan Pacifique jusqu’à l’Asie du Sud, en passant par l’Amérique du Sud, l’océan Atlantique, l’Afrique et la mer d’Arabie. Une étendue assez vaste, car elle prend en compte toutes les trajectoires potentielles de 2024 YR4.

À l’heure actuelle, les probabilités que 2024 YR4 manque notre planète s’élèvent donc à 96,9 %. Cela signifie qu’il y a une forte probabilité que 2024 YR4 ne heurte pas notre planète, mais le risque n’est pas pour autant négligeable. Les prochaines semaines d’observation devraient permettre d’affiner ces calculs et, possiblement, d’écarter définitivement tout risque d’impact.

  • 2024 YR4 se rapproche de la Terre et son risque de collision en 2032 augmente progressivement.
  •  Les calculs de la NASA estiment une chance sur 32 d’impact, mais de nouvelles observations pourraient affiner ces prévisions.
  • En cas de collision, l’énergie libérée serait comparable à l’explosion de Toungouska, avec une zone de risque s’étendant sur plusieurs continents.

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