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La nouvelle est tombée hier soir : Zinedine Zidane serait un être humain.

Bon, puisque tout le monde a un avis sur la question et que même si ce n’est pas le thème central de ce blog, il contient quand même une petite rubrique Foot, je m’en vais donc à mon tour vous confier mon point de vue presse-citronnesque sur le coup de boule de Zidane à Materrazzi.

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Bon, puisque tout le monde a un avis sur la question et que même si ce n’est pas le thème central de ce blog, il contient quand même une petite rubrique Foot, je m’en vais donc à mon tour vous confier mon point de vue presse-citronnesque sur le coup de boule de Zidane à Materrazzi.

Je crois tout d’abord qu’il faut remonter un peu en arrière, et reprendre les déclarations des futurs adversaires de l’équipe de France (pas seulement les italiens) et de Zidane en particulier. Il apparait que vu le regain de forme spectaculaire du français lors des derniers matches, ses futurs vis-à-vis des équipes adverses étaient un peu désemparés à l’idée d’avoir à le contrer. Et faute de pouvoir le faire à la régulière, sans pour autant tomber dans l’agression pure et dure, ont tenté de mettre en place des stratégies de harcèlement permanent, physique mais surtout moral. Probablement à coup de petites phrases assassines balancées comme ça au fil des rencontres, car ils savent tous que le talon d’Achille de Zidane se situe précisément dans cette capacité à ne rien dire et à encaisser puis à subitement se faire justice.
C’est probablement cette tactique qu’avaient mis en place certains joueurs italiens (même si si elle ne fut certainement décidée de façon délibérée au niveau du coaching), italiens que j’ai trouvés par ailleurs plutôt réglos sur le terrain (pas trop de simulations, pas ou peu de contestations des décisions arbitrales…).
Et parmi eux Materrazzi, qui n’a déjà pas la meilleure réputation dans le championnat italien.
Donc dans ce contexte et avec la pression qui s’est accumulée sur les épaules de Zidane depuis le début du Mondial, ont peut imaginer que ce dernier ait un peu réglé ses comptes, sachant qu’il n’avait pas grand-chose à perdre puisqu’il était de toute façon à la retraite dans 20 minutes, et que Materrazzi ait en fait un peu payé pour tous les autres.
Car sur un terrain de foot, il y a ce qu’on voit, la partie émergée de l’iceberg, mais aussi tout le reste, qui est invisible à l’oeil des caméras, et pire, inaudible. Combien de coups en douce, d’insultes à mi-voix, de crachats (le footballeur est très cracheur, vous aviez remarqué ?) et autres tentatives de déstabilisation à coups de petites humiliations répétées à longueur de rencontre.
Ensuite, il y a le contexte précis qui précède le mauvais geste de Zidane : regardez bien la vidéo, elle est je trouve très explicite : Materrazzi et Zidane se tiennent par la taille, je crois que c’est l’italien qui ceinture le français. Le mouvement est assez soft, d’autant qu’il est en dehors de l’action, rien de méchant, un marquage défenseur/attaquant classique. Zidane se dégage, sans violence, sans agressivité, et remonte à la hauteur de Materazzi. Puis les deux hommes se claquent même dans la main, geste plutôt confraternel sur un terrain de foot, ce qui est loin d’être neutre. Geste d’apaisement à défaut d’amitié. On voit même un demi-sourire s’esquisser sur le visage de Zidane. Zidane passe alors devant Matterrazzi, qui à ce moment précis prononce quelques mots, probablement cette fameuse injure qu’on connaîtra peut-être un jour (une bonne grosse saloperie bien raciste ne m’étonnerait pas mais soyons prudents). Alors seulement Zidane se retourne, et froidement, tranquillement, met son coup de boule.
Je pense sincèrement que pour que Zidane réagisse de la sorte, l’autre a dû vraiment y aller très fort dans l’ignoble et prononcer un ou quelques mots provoquant un sentiment de révolte, de dégoût et une bessure que même le joueur le plus cool du monde ne pouvait pas laisser passer – finale de Coupe du Monde ou pas – car son honneur ou celui des siens était en jeu.
Bien sûr je n’approuve pas ce geste, bien sûr j’ai horreur de la violence, mais je peux comprendre Zidane, qui a tout simplement réagi humainement à ce qui a dû être un insupportable coup de poignard dans le dos venant d’un type à qui il venait de serrer la main quelques secondes avant.
Le gentil Zidane a – volontairement ou pas – montré qui il était aussi : un gars qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.
Finalement, vu la patience d’ange dont il a toujours fait preuve face à l’immense pression qu’il subit depuis des années, et cette déification exagérée, ça ressemblerait presque à un juste retour des choses.
De là à dire qu’il est passé du côté obscur de la Force, faut pas pousser quand même.

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(et bravo à l’Italie quand même, même si ça fait chier)

Mise à jour de 14h40 :
Zinédine Zidane a été désigné meilleur joueur du Mondial-2006 par la presse. Le vote a eu lieu avant qu’il ne soit exclu de la prolongation. Le joueur devance, avec 2012 points, les Italiens Fabio Cannavaro (1977 pts) et Andrea Pirlo (715 pts).

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