L’ISS bénéficie en permanence de deux modules habitables, un américain et un russe. Ils sont là pour ramener la petite dizaine d’astronautes sur Terre en cas d’urgence. Problème, fin décembre, le véhicule russe a été victime d’une fuite dans son système de liquide de refroidissement. Roscosmos, l’agence spatiale russe, a alors déclaré la capsule hors service. L’ISS ne dispose de ce fait plus que de quatre places pour les sept personnes actuellement à bord.
Afin de résoudre ce problème au plus vite, l’agence spatiale russe Roscosmos, avec l’aide de la NASA, a prévu d’envoyer un vaisseau de remplacement dans le courant du mois de février. Lors de son arrivée sur l’ISS, cette capsule sera chargée de ramener sur Terre l’astronaute Frank Rubio de la NASA ainsi que les cosmonautes russes Sergey Prokopyev et Dmitry Petelin.
Une mission très spéciale
L’expédition décollera de Baïkonour au Kazakhstan, le 20 février. La mission MS-23 rejoindra l’ISS dans les heures qui suivront. À l’origine, le véhicule aurait dû prendre la route de l’ISS en mars, avec trois nouveaux cosmonautes. Mais face à un tel imprévu, Roscosmos a décidé de lancer la capsule plus tôt et de l’envoyer vers l’ISS à vide. Elle sera ainsi capable de récupérer les trois astronautes déjà présents.
Ce sera la première fois en 20 ans qu’un équipage de l’ISS n’utilise pas le même module pour l’aller et le retour. En attendant, les sept astronautes à bord doivent espérer qu’aucun problème majeur ne leur tombe dessus. En cas d’incident, trois d’entre eux pourraient se retrouver pris au piège.
Dans une déclaration cette semaine, Joel Montalbano, directeur des programmes de la station spatiale pour la NASA, se veut néanmoins rassurant. « En ce moment, l’équipage est en sécurité. Ils ne présentent aucun besoin immédiat de retour, tous les appareils fonctionnent normalement. »
La fiabilité russe, encore et toujours
Cette histoire devrait donc se terminer d’une belle manière, mais cela n’efface pas le nouveau manquement de la Russie en matière de sécurité. Déjà pointée du doigt par le passé, Roscosmos continue de faire confiance à son vaisseau Soyouz. Depuis 1967, neuf modèles différents ont vu le jour, le plus récent date de 2016 (version MS).
En plus d’utiliser du matériel d’un autre temps, la Russie ne finance quasiment plus les missions de réparations dans l’ISS. Le pays a d’ailleurs annoncé qu’il allait quitter la station spatiale internationale dans les prochaines années, 25 ans après sa mise en service autour de la Terre.
Ce manque d’entretien notamment dans les modules russes n’a fait qu’aggraver les tensions avec la NASA et l’ESA. Il y a quelques mois, des astronautes avaient découvert un trou dans l’un des secteurs russes, semant un vent de panique dans toute la station.
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