Le 17 janvier dernier, lorsque l’opposant au pouvoir Alexeï Navalny est arrêté puis emprisonné à son retour en Russie, le pays s’est soulevé et des manifestations rassemblant des dizaines de milliers de personnes ont été organisées sans autorisations partout en Russie.
Devant la complexité de la situation, le Kremlin ne se remet en aucun cas en question et préfère attribuer les torts aux États-Unis et aux géants du web. En effet, Maria Zakharova, directrice de l’information et de la presse du ministère des Affaires étrangères de Russie, reproche “la diffusion par l’ambassade américaine à Moscou, sur son site Internet et sur les réseaux sociaux, de messages soutenant des actions illégales dans plusieurs villes russes”.
Or ce n’est pas tout à fait le cas. Samedi, l’ambassade américaine à Moscou, indiquait sur son site les lieux des rassemblements pour inviter ses ressortissants à se montrer prudents en les évitant. Maria Zakharova, explique dans un second temps que Sergueï Riabkov, le vice-ministre des Affaires étrangères, a eu une discussion qui est rapidement montée dans les tours avec John Sullivan, l’ambassadeur américain.
La Russie fait des reproches aux réseaux sociaux
La diplomate russe accuse également les réseaux sociaux occidentaux tels que le groupe Facebook, Twitter, Snapchat et bien d’autres, d’ingérence dans les affaires internes du pays. De plus en plus, la population russe utilise Instagram, YouTube, ou encore TikTok pour exprimer son mécontentement, et contester les décisions du gouvernement. Face à ce constat, Maria Zakharova a déclaré : “Nous travaillons sérieusement sur la façon dont les plates-formes Internet américaines participent à l’ingérence des États-Unis dans nos affaires intérieures”.
Selon un communiqué rédigé par Facebook, le Kremlin aurait demandé à Mark Zuckerberg et ses équipes de supprimer certains contenus appelant à manifester. Toutefois, le géant américain n’aurait pas écouté ces demandes, puisqu’en aucun cas les contenus concernés n’allaient à l’encontre des règles mises en place par le réseau social. Idem pour Google qui dément formellement avoir supprimé 50% des vidéos appelant à manifester de sa plateforme, selon les chiffres du Roskomnadzor.
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