Ce mardi, le cours du Bitcoin a dépassé les 40 000 euros, soit un niveau qui n’avait plus été atteint depuis des mois. L’euphorie est de mise chez les investisseurs et au sein de la communauté crypto, mais deux fonctionnaires de la Banque centrale européenne viennent doucher leur espoir. Dans un billet de blog publié fin novembre, ils affirment en effet que les récents mouvements enregistrés ne sont qu’un “dernier sursaut artificiellement provoqué avant de tomber dans l’oubli”.
Un plaidoyer anti-Bitcoin
Les auteurs, Ulrich Bindseil et Jürgen Schaaf, respectivement directeur général de l’infrastructure du marché et des paiements et conseiller, n’y vont pas de main morte. Selon eux, le Bitcoin n’a jamais été un moyen de paiement très sérieux :
Les transactions réelles en bitcoins sont lourdes, lentes et coûteuses. Le Bitcoin n’a jamais été utilisé de manière significative pour des transactions légales dans le monde réel.
Il n’est pas non plus un bon investissement. Et pour cause : “Il ne génère pas de flux de trésorerie (comme l’immobilier) ou de dividendes (comme les actions), ne peut pas être utilisé de manière productive (comme les matières premières) ou fournir des avantages sociaux (comme l’or). L’évaluation du marché du bitcoin est donc purement spéculative”.
D’après eux, les hausses sont en réalité le fait d’un groupe d’acteurs qui ont intérêt à entretenir l’euphorie de plus petits investisseurs pour ces produits. Ces derniers ne lésinent d’ailleurs pas sur les moyens pour empêcher une régulation de ce marché, notamment en payant “des lobbyistes qui défendent leurs intérêts auprès des législateurs et des régulateurs. Rien qu’aux États-Unis, le nombre de lobbyistes spécialisés dans les cryptomonnaies a presque triplé, passant de 115 en 2018 à 320 en 2021. Leurs noms se lisent parfois comme un who’s who des régulateurs américains”.
Les auteurs finissent par enfoncer le clou sur le cercueil du Bitcoin en précisant qu’il s’agit d’un système très polluant, qui consomme une quantité d’énergie incroyable et génère des montagnes de déchets matériels. Il n’y a donc selon eux rien à sauver dans cette cryptomonnaie, et ils déconseillent fortement aux acteurs financiers d’investir sur Bitcoin, notamment en raison de l’impact pour leur réputation auprès des clients sur le long terme.
Ces propos ne sont certes pas dans la nuance, mais ils sont cohérents avec la vision promue par la BCE qui s’oppose de longue date aux cryptomonnaies et ont promu une réglementation au sein de l’UE concrétisée par l’adoption du règlement MICA. Si vous souhaitez en savoir plus sur les raisons qui expliquent la montée actuelle du cours du Bitcoin, on vous invite à lire notre article dédié ici.
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Je vais en acheter plus dans ce cas.
À 40000+ €, au vu de la réalité de cette devise en effet purement spéculative, sur la base qu’à titre personnel je ne lui prédis aucun avenir autre que désastreux, je lâcherais tout. Au conditionnel étant donné que je ne suis pas concerné, ne l’ai jamais été, ne le serai jamais.
La BCE n’est pas les BRICS …Vu comment est gérée la boutique actuellement face à la Russie , je pense qu’il va y avoir surprise.
Ils ont leur fierté les européens.
l’Europe sous prétexte d’écologie alors que ce sont des restrictions pour être indépendante ( énergétiquement principalement) des BRICS ,descend le bitcoin.
Prenez carte Interactive « True Size Map » et regardez l’influence de l’Europe actuellement,elle reflète réellement la situation.
C’est paradoxale cette situation surtout venant de la BCE en sachant que le niveau de pauvreté en France explose et en Europe aussi ( émeute en Irlande par ex. ) .
Déjà dit une centaine fois, toujours là.
Next. Attendez sagement vos CBDC comme des moutons.
Allez hop, bon débarras.