Quand le téléphone sonne, beaucoup de personnes froncent les sourcils à la vue d’un numéro qu’ils ne connaissent pas. C’est sûrement, encore, du démarchage téléphonique. Selon l’UFC-Que Choisir, 3 Français sur 4 sont sollicités chaque semaine par des téléconseillers au téléphone. Et 9 sur 10 se disent exaspérés par le démarchage téléphonique.
Si les personnes âgées sont particulièrement en proie aux escroqueries par téléphone, mais également en ligne, personne n’est épargné. De fait, le démarchage téléphonique plonge souvent les Français dans un état de stress certain. Et ce, malgré les dispositifs mis en place par le gouvernement et l’UFC-Que Choisir.
Il y a quelques jours, l’association de défense des consommateurs a lancé le site Internet www.respectemesdatas.fr qui s’appuie sur le RGPD pour combattre ce fléau. Ainsi, des outils sont à disposition des consommateurs tandis que le gouvernement s’est doté d’une législation plus ferme contre le démarchage téléphonique abusif au cours de ces dernières années. Mais le problème est toujours présent.
Démarchage abusif : un phénomène qui persiste
En 2020, la loi Naegelen a été adoptée pour lutter contre les appels frauduleux. Comment ? Des plages horaires dédiées aux appels ont été mises en place, certains domaines ne peuvent pas faire l’objet de démarchage tandis qu’un téléconseiller ne peut pas rappeler un consommateur dans les deux mois après son appel si ce dernier a refusé d’être recontacté.
De plus, les numéros commençant par 06 et 07 ne peuvent plus vous démarcher tandis qu’il est possible de s’inscrire sur Bloctel, un service de la DGCCRF, pour se prémunir du spam téléphonique. Mais cet outil n’est qu’un barrage partiel au démarchage intempestif.
Malgré tout, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a enregistré le signalement de 47620 consommateurs victimes de démarchage abusif en 2022. Toujours l’année dernière, le “démarchage” et les “ventes hors établissements” représentaient la deuxième catégorie d’amende la plus délivrée par l’entité. On parle de près de 3,5 millions d’euros.
Le problème est tel que de nombreux Français n’osent plus ouvrir les mails ou les SMS qui leur semblent louches. Les escrocs ont l’habitude de s’habiller aux couleurs d’entités reconnues, que certains en viennent à se méfier des véritables demandes de régularisation par peur de se faire arnaquer.
Il y a encore du chemin à faire mais la réglementation se durcit petit à petit. En cas de non-respect des règles imposées par le gouvernement, les démarcheurs peuvent écoper de lourdes amendes de plusieurs milliers d’euros.
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