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Le gouvernement américain accepte le retrait de Xiaomi de sa liste noire

Avant la fin de son mandat, l’administration Trump avait placé Xiaomi dans une liste noire du Département de la Défense. Le constructeur chinois a porté l’affaire devant la justice américaine et avait déjà obtenu une suspension provisoire de cette décision.

Il y a quelques mois, avant que Donald Trump ne quitte la Maison Blanche, son administration avait placé Xiaomi dans une liste noire. Différente de la liste qui prive Huawei de composants, celle-ci est une liste du Département de la Défense des « entreprises militaires communistes chinoises. »

Cette mesure n’affectait pas la chaîne d’approvisionnement ni l’accès aux services de Google, mais privait néanmoins Xiaomi d’investissements américains. Bien entendu, le constructeur chinois a rapidement réagi, en portant l’affaire devant la justice américaine.

Il y a deux mois, Xiaomi obtenait une première victoire, puisqu’un juge fédéral ordonnait, à titre provisoire, le retrait du constructeur de cette liste. Et aujourd’hui, nous apprenons que le gouvernement américain et Xiaomi sont parvenus à une entente qui permettra le retrait définitif du constructeur de cette liste.

Finalement, des négociations entre les USA et Xiaomi

Comme le rapporte Bloomberg, un dossier judiciaire indique que les deux parties ont trouvé un accord qui permettra de résoudre le litige sans aucune autre contestation. Si cette nouvelle a déjà eu un impact sur l’action en bouse de Xiaomi, à Hong Kong, pour le moment, aucune annonce n’a encore été faite, ni par le Département de la Défense, ni par Xiaomi. Actuellement, les deux parties négocieraient les détails de cet Avord et devraient soumettre une proposition commune avant le 20 mai.

Mais en tout cas, Xiaomi a toujours démenti les accusations dont il a fait l’objet, sous l’ère Donald Trump. « Xiaomi a respecté la loi et a opéré en conformité avec les lois et règlements pertinents des juridictions où elle mène ses activités. La société rappelle qu’elle fournit des produits et des services à usage civil et commercial. La société confirme qu’elle n’est pas détenue, contrôlée ou affiliée à l’armée chinoise, et qu’elle n’est pas une “société militaire communiste chinoise” au sens de la NDAA », avait indiqué le constructeur après son ajout à la liste noire par l’administration Trump.

Xiaomi va-t-il prendre ses distances par rapport à Android

En tout cas, cette nouvelle tombe alors qu’une rumeur circule indiquant que Xiaomi pourrait prendre ses distances par rapport au système d’exploitation Android et se rapprocher de Huawei. Comme vous le savez peut-être déjà, Huawei développe un système d’exploitation concurrent d’Android appelé Harmony OS.

D’après la rumeur, Harmony OS sortirait bientôt de sa beta. Et celui-ci intéresserait déjà Xiaomi, Oppo, ainsi que Vivo, qui pourraient utiliser ce système d’exploitation à la place d’Android, du moins pour les modèles vendus en Chine. Huawei prévoirait de prendre en charge les puces Qualcomm Snapdragon et Mediatek (utilisées par ces constructeurs) avec son OS.

Dans l’Empire du Milieu utiliser un OS mobile Made in China pourrait être perçu comme un geste patriotique et servir d’argument de vente. De plus, ces constructeurs réduiraient leurs dépendances vis-à-vis de l’OS de Google. Mais bien entendu, pour le moment, ces rumeurs sont encore à considérer avec une extrême prudence.

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