Lorsque les États-Unis ont sanctionné Huawei, une rumeur a circulé suggérant que le constructeur chinois pourrait abandonner Android pour utiliser son propre système d’exploitation. Pour le moment, tous les smartphones Huawei utilisent la version open source de l’OS Android, sur lequel les applications et services de Google ne sont pas préinstallés.
Néanmoins, le constructeur a déjà officialisé son système d’exploitation, appelé Harmony OS. Dans un premier temps, Huawei a proposé ce système d’exploitation sur d’autres catégories de produits. Mais actuellement, celui-ci teste également Harmony OS sur des smartphones en Chine, ce qui montre que Huawei est donc aussi intéressé par l’utilisation de ce système d’exploitation sur ses smartphones.
Et sur le long terme, Harmony OS pourrait même être utilisé par d’autres marques, notamment des marques chinoises. C’est en tout cas ce qui est suggéré par un article publié par Mashable India qui relaie une publication du site myfixguide.com (lequel se base sur une info provenant du réseau social chinois Wiebo).
Des constructeurs chinois pourraient utiliser l’OS de Huawei
D’après cette nouvelle rumeur, le système d’exploitation de Huawei pourrait prochainement sortir de sa beta. Et visiblement, celui-ci intéresse déjà Xiaomi, Vivo, Oppo ainsi que Meizu, des constructeurs chinois. Cet intérêt des autres constructeurs pour Harmony OS serait dû au fait que Huawei souhaite prendre en charge les puces fabriquées par Qualcomm et par Mediatek, qui sont utilisées par ces constructeurs. Néanmoins, il est fort probable que même si ces constructeurs adoptent Harmony OS, ils ne le feront que pour les modèles vendus en Chine.
Bien entendu, pour le moment, il ne s’agit que d’une rumeur. Et de ce fait, la prudence reste de mise. Néanmoins, celle-ci est assez pertinente. En effet, même si Xiaomi, Oppo, Vivo et Meizu ne font pas l’objet de restrictions comme Huawei, utiliser Harmony OS (qui est considéré comme le concurrent chinois d’Android) peut être un argument de vente dans l’Empire du Milieu.
D’autre part, utilise Harmony OS pourrait être un moyen de se protéger contre la menace américaine, conséquence de la guerre commerciale entre les USA et la Chine. Pour rappel, avant la fin de son mandat, l’administration Trump avait placé Xiaomi dans une liste noire.
Différente de la liste dans laquelle il y a Huawei, celle-ci n’affecte pas la chaine d’approvisionnement, mais vise à priver Xiaomi d’investissements américains. Xiaomi avait néanmoins estimé qu’il s’agissait d’une mesure arbitraire.
« Xiaomi a respecté la loi et a opéré en conformité avec les lois et règlements pertinents des juridictions où elle mène ses activités. La société rappelle qu’elle fournit des produits et des services à usage civil et commercial. La société confirme qu’elle n’est pas détenue, contrôlée ou affiliée à l’armée chinoise, et qu’elle n’est pas une “société militaire communiste chinoise” au sens de la NDAA. La société prendra les mesures appropriées pour protéger les intérêts de la société et de ses actionnaires », lisait-on dans un communiqué publié après l’annonce des restrictions.
Et finalement, il y a deux mois, la justice américaine a ordonné un retrait temporaire de Xiaomi de cette liste. Mais quoi qu’il en soit, cet épisode a certainement conscientisé Xiaomi, et d’autres constructeurs chinois, sur la menace qui plane.
Par ailleurs, les constructeurs chinois ont déjà montré qu’ils sont en mesure de s’allier pour améliorer leurs produits. Par exemple, en 2020, Xiaomi, Oppo et Vivo ont lancé (via une alliance appelée « Peer-to-Peer Transmission Alliance ») une fonctionnalité équivalente d’AirDrop qui est interopérable entre leurs appareils. Par la suite, cette alliance a été rejointe par d’autres marques, dont Meizu et Realme.
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Donald Trump a réussi un beau coup, un de plus : fâcher les Chinois et leur faire (peut-être) abandonner Google, au moins partiellement. Chez eux ils ont largement de quoi s’en passer, mais pas encore à l’international. À l’époque, si j’ai bonne mémoire, Google avait senti le mauvais vent, et avait protesté. Sans effet bien sûr.
Affaire à suivre !