« Ce que nous faisons pour les cinéastes, c’est leur apporter le plus grand public au monde. Et ensuite, nous les aidons à faire les meilleurs films de leur vie. » Cette prise de position de Ted Sarandos, co-directeur général de Netflix, se veut persuasive, mais elle ne convainc pas tout le monde.
En effet, cela fait plusieurs années que le grand public fait part de sa déception à l’égard de certaines productions de la plateforme de streaming, tandis que les critiques font également la fine bouche. Arrivé en début d’année, Dan Lin, qui a pris la direction de la division Films du service de streaming, entend changer la donne.
Faire plus avec moins : une stratégie qui dérange
Commençons par rappeler que d’excellents longs-métrages ont été proposés et financés par la plateforme, on pense notamment à Roma, The Irishman, ou plus récemment The Killer. Mais certains dans le monde du septième art, ne sont pas convaincus et le nouveau dirigeant a du pain sur la planche.
D’après les informations de l’agence Bloomberg, Dan Lin a indiqué vouloir produire plus de contenus de qualité. Netflix produira ainsi moins de films chaque année et dépensera moins pour les longs-métrages avec des castings de star. En clair, l’ambition est de faire mieux avec moins d’argent.
Dans le détail, nos confrères indiquent que le géant du divertissement veut sortir entre 25 et 30 longs-métrages originaux par an, soit un toutes les deux semaines. Ces derniers coûteront en moyenne 100 millions de dollars.
Quelques remous en interne ?
Puis, une fois par trimestre, le studio estampillé du N veut créer l’événement avec un film à plus gros budget (environ 200 millions de dollars). Les exemples cités sont à cet égard assez peu rassurants : Rebel Moon ou la suite du Flic de Beverly Hills.
Bloomberg indique que le dirigeant a d’ores et déjà réduit le personnel et recruté des chefs pour gérer les différents genres développés. Selon le média américain, ces évolutions ont suscité de la colère chez « certains membres de la communauté créative et frustré son personnel. Dire à vos employés que leurs films sont nuls ne remonte pas le moral. Réduire les budgets et prendre moins de grands risques ne vous rend pas sympathique aux talents ou à leurs représentants, surtout lorsque vous ne sortez pas de films en salle ».
Il faudra patienter et juger sur pièce pour voir si la qualité des longs-métrages produits s’améliore. Reste également à mieux définir ce terme, car il n’a parfois pas la même signification pour les abonnés et pour les professionnels.
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