C’est une rencontre qui n’est clairement pas passée inaperçue. Jensen Huang, fondateur et PDG de Nvidia s’est entretenu avec Donald Trump ce vendredi à la Maison-Blanche. Voici ce que l’on sait sur la teneur de cet échange qui s’inscrit dans un contexte très particulier.
De nombreux dossiers sur la table
De fait, le républicain semble prendre le sujet de l’intelligence artificielle à bras le corps depuis le début de son mandat. Il a notamment décidé de révoquer un décret pris par Joe Biden qui mettait en place des mesures visant à réguler cette technologie. Dans le même temps, il a accueilli OpenAI, Oracle et la SoftBank pour dévoiler le projet Stargate qui prévoit 500 milliards d’investissements dans l’IA.
D’après le Financial Times, les deux dirigeants ont discuté de la politique de l’IA. Donald Trump a qualifié Jensen Huang de « grand gentleman » et promis que les États-Unis allaient finir par imposer des droits de douane sur les puces électroniques.
Dans un communiqué, Nvidia a expliqué : « Nous avons apprécié l’opportunité de rencontrer le président Trump et de discuter de la politique des semi-conducteurs et de l’IA. Jensen et le président ont parlé de l’importance de renforcer le leadership américain en matière de technologie et d’IA. »
Des propos assez convenus qui évitent de rentrer dans le détail. Quoi qu’il en soit, cette rencontre intervient dans un contexte très spécial. Comme le soulignent nos confrères, certains suggèrent en effet que DeepSeek est parvenu à se procurer des puces d’IA auprès de la filiale de Nvidia située à Singapour.
Le gouvernement de ce pays a réagi à ce sujet et explique : « Nous attendons des entreprises américaines, comme Nvidia, qu’elles se conforment aux contrôles des exportations américains et à notre législation nationale. Nos douanes et nos forces de l’ordre continueront de travailler en étroite collaboration avec leurs homologues américains. »
Nvidia et la bombe DeepSeek
Précisons que Nvidia conteste les limitations et contrôles imposés sur l’exportation de processeurs vers la Chine. La société affirme en effet que ces restrictions ne font qu’encourager l’innovation du côté de l’Empire du Milieu.
Pour rappel et, dans la foulée de l’émergence de DeepSeek, l’action de Nvidia a lourdement chuté la semaine dernière. La capitalisation de la société a ainsi baissé de 559 milliards de dollars le lundi 27 janvier et le mouvement n’a fait que s’accentuer depuis. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le titre du géant de la Tech est évalué à un peu plus de 120 dollars.
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