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Le premier ordinateur cyborg est né, il est composé de cerveau humain

Des scientifiques ont réussi à mettre au point le premier ordinateur “hybride”, composé de tissus nerveux humains.

L’ordinateur est une machine surpuissante, capable dans certains domaines de résoudre des tâches plus rapidement que le cerveau humain. Mais notre cortex reste bien plus puissant que les plus puissantes machines misent au point dans l’histoire de l’humanité.

Complexe et puissant, le cerveau humain a longtemps été une énigme pour le monde scientifique. S’il est un peu mieux compris aujourd’hui, des avancées sont faites tous les jours. L’équipe de recherche de Feng Guo à l’université de l’Indiana de Bloomington vient d’en réaliser une.

Ces scientifiques ont en effet réussi à construire le premier “ordinateur cyborg”, composé en son corps de tissus humains. Selon les informations de ScienceAlert sur le sujet, ce prototype serait moins puissant qu’un ordinateur classique, mais les possibilités d’évolutions semblent infinies.

Dans leur étude, publiée dans la revue Nature Electronics, les chercheurs expliquent leur façon de faire. Ils ont ainsi réussi à développer des cellules souches en laboratoire avant de les connecter à un réseau électrique et informatique. Cet ordinateur d’un nouveau genre aurait été capable selon ses concepteurs de reconnaître une voix avec un taux de réussite de plus de 80%.

L’utilisation de “morceaux” de cerveau humain aurait notamment permis de considérablement réduire le temps d’apprentissage de ce nouvel ordinateur, sans pour autant atteindre les niveaux des ordinateurs boosté à l’intelligence artificielle.

Mieux comprendre le cerveau en l’utilisant

La conception d’un ordinateur hybride est discutée depuis des années par les scientifiques du monde entier. Jusqu’à présent, le monde de la recherche s’était intéressé à l’implantation d’un mini-ordinateur dans un cerveau (comme avec le projet Neuralink d’Elon Musk) mais les équipes de Feng Guo ont pris le problème à l’envers.

En plus de produire des ordinateurs, cette nouvelle façon d’utiliser les cellules souches nerveuses pourrait permettre aux scientifiques de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Les chercheurs s’attendent à faire des découvertes sur les capacités et manières d’apprentissage ou encore sur le développement des maladies neurodégénératives.

Des questions éthiques

Évidemment, une telle avancée scientifique pose des questions, surtout éthique. Plusieurs chercheurs se sont prononcés publiquement contre le développement des sciences de la “neuro-robotique”. Dans un commentaire connexe à l’étude des équipes de Feng Guo, des chercheurs de l’Université Johns Hopkins appellent la communauté scientifique à “examiner la myriade de problèmes neuroéthiques qui entourent les systèmes de bioinformatique incorporant du tissu neuronal humain.”

De son côté, le média ScienceAlert s’inquiète sur la santé de ces cellules souches sur le long terme ou encore sur la consommation électrique excessive de ces ordinateurs hybrides.

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