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Le résultat labile d’une fusée imprimée en 3D, à son 1er vol

Un troisième essai en demi-teinte pour la fusée de Relativity Space. Mais il faut en retenir le positif.

La conquête spatiale continue. Et SpaceX n’a plus le monopole. Aujourd’hui, Relativity Space a désormais une place de choix dans cette course effrénée. Hier, sa première fusée imprimée en 3D a décollé depuis la Floride, aux États-Unis. Mais la mission “Good luck, have fun” n’a pas eu droit à une fin heureuse pour sa troisième tentative et s’est soldée par un échec.

Tout était bien parti pour Terran 1. Mais, à mi-chemin, la déception est là : la fusée rencontre une “anomalie” lors de la séparation du deuxième étage et n’arrive pas à atteindre son orbite. En effet, 80 secondes après le décollage, la fusée de Relativity Space aurait dû parvenir au max Q, à savoir le point où la force aérodynamique exercée sur l’engin est maximale au cours d’un vol. Une étape primordiale.

Malgré tout, cette expérimentation a prouvé qu’une fusée imprimée en 3D pouvait bel et bien décoller sans encombre… Jusqu’à un certain point. Bien que quelques ajustements soient nécessaires, les fusées imprimées en 3D pourraient bien être le futur de l’industrie. Moins chères, plus rapides à mettre sur pied… Elles ont beaucoup d’avantages.

Pourquoi une fusée imprimée en 3D ?

Après deux tentatives avortées au dernier moment, pour cause de problèmes techniques, Relativity Space a réussi à faire décoller sa première fusée imprimée en 3D, la fusée Terran 1. Avec 85% de la masse de la fusée due à une imprimante 3D, la startup spatiale compte bien atteindre les 95% dans quelques années. Si la fusée Terran 1 est considérée comme un lanceur léger, dont l’objectif est de placer 1250 kg en orbite terrestre basse, Relativity Space travaille d’arrache-pied sur Terran R. Plus grosse, celle-ci devrait être capable de transporter 20 000 kg jusqu’en orbite basse.

Si cette troisième tentative s’est soldée par un échec, il ne faut pas baisser les bras. Effectivement, la prochaine fois sera peut-être la bonne. Maintenant que nous avons pu constater qu’une telle fusée peut résister à un décollage… On pourrait presque dire que le plus dur est fait.

Mais quel est l’intérêt de fabriquer des fusées imprimées en 3D ? La réponse est relativement simple : cela simplifie le processus de fabrication, fait gagner du temps et, par conséquent, permet de réduire les coûts. Effectivement, Relativity Space et ses robots d’impression 3D déclarent être capables de diviser par 100 le nombre de pièces par rapport à une fusée classique. Surtout, deux mois suffiraient à fabriquer une fusée imprimée en 3D, de A à Z. Un détail qu’il ne faut pas négliger.

Si la fusée Terran 1 avait réussi sa mission, elle aurait été la toute première fusée imprimée en 3D, et alimentée au méthalox, considéré comme le carburant du futur, à y parvenir. Subtil mélange d’oxygèn liquide et et de gaz naturel liquéfié, le méthalox est considéré comme le plus facile à produire sur Mars. Ainsi, de nombreuses promesses reposent sur ses épaules.

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