« Personne n’a pré-signé plus de contrats que nous depuis SpaceX », annonçait fièrement Tim Ellis, PDG de Relativity Space en juin dernier. Il faut dire que son entreprise, fondée seulement en 2015, n’en finit plus d’impressionner. Peu, voire pas connue par le grand public, Relativity commence à se faire une sérieuse place dans le monde du New Space.
La société a ainsi annoncé le 8 juin dernier une nouvelle levée de fonds de 650 millions de dollars. Ce nouvel apport financier intervient six mois seulement après une autre levée de fonds qui avait déjà ramené un demi-milliard de dollars à l’entreprise californienne. Avec ce nouveau financement, Tim Ellis s’est montré très confiant quant aux capacités futures de l’entreprise. La première fusée de Relativity, Terran 1, devrait prendre les airs dans les prochains mois et un carnet de commandes surchargé l’y attend déjà.
Mais Relativity ne compte pas s’arrêter là, cette levée de fonds a été l’occasion pour le patron de l’entreprise, Tim Ellis, de donner de plus amples informations sur Terran R, le nouveau lanceur de la société. Bien plus impressionnant que Terran 1, il serait ainsi capable d’amener 20 tonnes en orbite (contre 1,2 tonne pour Terran 1) et autre grande annonce, cette fusée devrait être entièrement réutilisable. Du côté du calendrier, Tim Ellis a annoncé « se battre pour faire voler Terran R en 2021 » une annonce à prendre donc avec la plus grande des précautions, les retards étant monnaie courante dans l’industrie du spatial.
Le New Space : un far-west technologique
Loin derrière les SpaceX, Blue Origin et autre Virgin Galactic qui occupent tout le paysage médiatique, il existe un autre monde, rempli de petites entreprises aux projets tous plus fous les uns que les autres. Parmi elles, Relativity Space se fond presque dans la masse. L’entreprise de Noone et Ellis a en effet toute d’une société du New Space : concept fou, ambition démesurée, et carnet de commandes à rallonge, le tout évidemment, sans n’avoir jamais fait voler la moindre fusée.
En ce qui concerne Relativity Space, le concept est on ne peut plus simple : utiliser des imprimantes 3D. L’entreprise basée à Los Angeles a construit toute sa stratégie de fabrication autour des imprimantes 3D. L’objectif est ainsi de produire les fusées, que ce soit la coque extérieure, mais aussi les moteurs avec des imprimantes 3D spéciales, baptisées Stargate.
Ellis, le patron de l’entreprise espère ainsi atteindre des fusées construites « à 95 % » avec les imprimantes 3D de la société. Et il faut reconnaître que cette idée, si elle n’a encore jamais fait ses preuves dans l’espace, a déjà réussi à séduire de grands acteurs du spatial américain. Le premier d’entre eux à avoir signé un contrat avec l’entreprise, c’est la société Telesat, une entreprise de communication canadienne. Depuis Lockheed Martin ou même le département de la Défense américaine ont signé des contrats de lancements avec la société de la cité des anges.
Le développement de la nouvelle fusée de Relativity, Terran R devrait également permettre à l’entreprise d’embaucher. Tim Ellis a ainsi annoncé être à la recherche d’une centaine de nouveaux profils, faisant ainsi grimper les effectifs de la société, qui travaille déjà avec près de 400 personnes aujourd’hui.
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