Demain, les robots pourraient devenir des partenaires sexuels, et cela inquiète certains scientifiques. Un groupe d’experts américain s’est rassemblé pour pointer du doigt les risques liés à ces nouveaux objets. Entre problèmes psychologiques et moraux, les avertissements vont devoir faire face au tabou et à la puissance de l’industrie.
Des robots sexuels dopés à l’IA
Avec l’essor de l’intelligence artificielle (IA), les robots peuvent de plus en plus remplacer l’humain. Les tâches répétitives d’hier se complètent désormais par des fonctions bien plus complexes, où la machine arrive à apprendre d’elle-même, et comprendre les subtilités. Si cette avancée permet l’accélération du progrès, elle rapprochera aussi les robots des caractéristiques de l’être humain, en imitant sa sensibilité et ses émotions.
Forcément, l’essor des robots sexuels en découlera. Et malheureusement, le sujet a trop longtemps été épargné des études scientifiques, faute d’un tabou ambiant sur la question. Cette semaine, un groupe d’experts américain a décidé de prendre la parole, et de rendre compte de leur point de vue sur la question.
La Docteure Christine Hendren, de l’Université Duke (Caroline du Nord), a pris le micro sur la BBC, en rappelant les risques liés à ces machines dopées à l’IA. Les enjeux seraient « très élevés », avertissait la chercheuse, tant ces robots pourraient créer des dommages psychologiques, des problèmes moraux, et des risques d’une façon générale.
« Programmés pour créer des scénarios de viol »
« Certains robots sont programmés pour protester, pour créer un scénario de viol », a déclaré Christine Hendren, qui s’indigne que les autorités n’aient pas déjà évoqué le sujet, pour établir une réglementation de ces robots arrivant sur le marché.
Lors de la réunion annuelle de l’American Association for the Advancement of Science, la Docteure est allée plus loin sur la question, en évoquant d’autres débordements qui pourraient arriver. Certains sont d’ailleurs déjà d’actualité.
« Certains sont conçus pour ressembler à des enfants. Un développeur de ceux-ci au Japon est un pédophile avoué, qui dit que cet appareil est un moyen prophylactique contre lui de blesser un vrai enfant », évoquait la femme sur scène, en voyant plutôt la chose comme un risque que ces pratiques soient de plus en plus normalisées et banalisées, et qu’elles puissent avoir des conséquences dans les relations réelles.
La question de la commercialisation
Kathleen Richardson est une éthicienne en robotique et en intelligence artificielle à l’Université de Leicester. En partageant le point de vue de Christine Hendren, la scientifique se posait de son côté la question de la commercialisation de tels produits.
« Une relation avec une petite amie est basée sur l’intimité, l’attachement et la réciprocité. Ce sont des choses qui ne peuvent pas être reproduites par des machines », a déclaré la chercheuse Richardson à la BBC, avant de s’interroger : « allons-nous entrer dans un avenir où nous continuerons de normaliser l’idée des femmes comme objets sexuels ? ».
La solution serait pour elle d’interdire purement et simplement la commercialisation de tels produits, sous l’étiquette qu’ils permettront de remplacer un vrai partenaire de vie. De quoi peut-être, ouvrir une voie vers la location, dans des établissements encadrés ?
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Bien sur que des femmes citées?
auraient elles une crainte de perdre ce privilège quand au sexe en fait?
Le probleme de vendre une IA sous forme d’enfant ou une IA simulant un viol, s’est le risque de creer un besoin inexistant chez certain utilisateur et donc une addiction.
Le jour ou la machine tombe en panne et que l’addiction s’est developpé…Je vous laisse imaginer la suite.
Ou l inverse, ça permet d éviter à certains de passer à l acte avec de vrais personnes
En effet. Elles craignent pour leur privilège
Dans son livre – De l’autre coté de la machine – page 191, Aurélie JEAN, spécialiste en algorithmes, écrit : “Soyons libres d’utiliser des robots sexuels, mais, surtout, restons libres, en comprenant comment ils fonctionnent”.
Sage conseille. Eh bien, rêvons, par exemple, à un robot qui répondrait au fantasme (largement partagé entre femmes et hommes) du triolisme, sans en avoir les inconvénients…
Ce qui est sûr c’est que si ces robots sont aussi capables d’accomplir d’autres tâches, ça ne va pas aider à maintenir la natalité. Qui a besoin d’un homme à la maison quand il y a un robot qui peut tondre la pelouse, faire la vaisselle, porter les courses, repasser 8 heures de suite, et vous faire grimper aux rideaux en prime ?
Blague à part, je ne vois pas le problème, on fait là le même procès qu’on fait depuis des décennies aux jeux vidéos alors que des tas d’études ont montré que la violence dans les jeux ne provoque pas de violence en vrai. Dans tous les cas ce sont des objets qui coûteront très cher, et qui vont mettre très longtemps à imiter de façon satisfaisante un rapport avec une vraie personne.
Location dans des établissements encadrés ? C’est pas de la prostitution mais ça y ressemble
Point d’interrogation inutile, c’est déjà fait, notamment en Allemagne… Un petit tour, par exemple, sur le site de Real Doll France permet d’avoir une idée de l’avancée technologique en la matière… Bien qu’encore un peu cher, ce qui, les comptes faits, reste relatif… Il n’en reste pas moins que le marché mondial actuel du sextoy piloté IA est estimé à 35 milliards$, ça laisse songeur ! Ne dit-on pas qu’il faut vivre avec son temps ?